Immersion en eau douce avec Anne-Cécile Monnier

Anne-Cécile Monnier

Immersion en eau douce avec Anne-Cécile Monnier.

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"L’eau est aussi glaciale qu’hier. Le courant accentue ce ressenti, très vite oublié par la beauté de ce qui m’entoure. La Moselle sort de l’hiver, ses eaux sont limpides et ses galets impeccables. Je tente une nouvelle fois d’approcher celui pour qui je suis venue, au pied des Vosges, là où cette rivière est encore un peu sauvage. Comme tout salmonidé, l’Ombre commun ne se laisse pas approcher facilement en plongée. Il faut l’aborder en douceur, en variant les techniques, jusqu’à finalement le laisser décider de l’instant où sa prudence laissera place à sa curiosité.

En plongée, pas de camouflage, tout votre corps doit se fondre dans l’environnement aquatique, guidé par des gestes discrets et maîtrisés pour approcher le sauvage au plus près.

Après plusieurs heures d’immersion, je trouve enfin le bon poste. Je me place dans le bon courant, la bonne veine d’eau, proche de la berge et dos à la montagne. Enfin, je les distingue. Ils sont 6. Un petit banc d’Ombres communs s’approche lentement en ondulant et en captant les quelques particules en suspension qui dévalent dans le courant. Leurs dorsales aux tons violacés sont magnifiées par les rayons du soleil qui percent la surface et s’agitent sur les galets."

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Anne Cécile Monnier
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Anne Cécile Monnier
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"Je vérifie les réglages de mon appareil photo à travers la vitre du caisson étanche, et je patiente jusqu’à ce que la proximité soit suffisante pour déclencher.

 La composition scénique est telle que je l’ai imaginée tant de fois en anticipant cette rencontre. Je suis accrochée à mon matériel en alternant les prises vidéos et photos. Ils divaguent autour de moi et je suis là, sans bouger une palme, à la fois ébahie et stupéfaite par la proximité qu’ils semblent m’accorder."

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Anne Cécile Monnier
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C'est lors d'une rencontre professionnelle avec un fameux migrateur du sud de la France (l'alose feinte du Rhône) qu'Anne Cécile a eu le déclic : sa fascination pour les écosystème aquatiques, leur fonctionnement et leur beauté naturelle est née au début de ses études de biologie. Depuis, affirmer qu'elle a construit sa vie autour de ces biotopes n'est certainement pas un euphémisme tant ils sont désormais au cœur de son métier de biologiste et de ses passions (notamment la photographie sub-aquatique). Elle nous en dit un peu plus :

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Anne Cécile Monnier
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Ton métier est multifacette, parle-nous tout d’abord de ta formation d'hydrobiologiste ? en quoi consistent tes prestations et vers qui se dirigent-elles plus particulièrement ?

"L’hydrobiologie, c’est tout simplement l’étude de la vie des eaux douces. Ce qui est passionnant dans ce métier, c’est qu’il est constamment changeant. Mon bureau évolue au gré des missions sur différents territoires et une diversité d’écosystèmes aquatiques.

Dans le métier d’hydrobiologiste, chacun se spécialise durant ses études ou son parcours professionnel en fonction de ses expériences et de ses affinités. Pour ma part, j’ai confirmé cette attirance pour ce métier lors d’un stage universitaire en 2009, qui consistait à étudier les poissons migrateurs dont l’Alose feinte du Rhône, qui remonte le fleuve et ses affluents pour se reproduire. Je me suis retrouvée totalement plongée dans la fascinante problématique du libre déplacement des espèces aquatiques, souvent impactées par les barrages et la maitrise démesurée des grands fleuves. Ceci a clairement guidé ma spécialisation vers les poissons d’eau douce et leurs habitats, intimement liés à la pression des activités humaines, sans doute avec l’espoir secret de pouvoir un jour changer les choses de mes petites mains.

Chargée de projets en bureau d’études dès la fin de ma formation, j’ai mené des projets consacrés au rétablissement de la libre circulation piscicole, notamment sur la Durance, mais aussi dans les Hautes-Alpes, ainsi que des suivis de populations d’anguilles sur le bassin de la Loire, avant de revenir aux sources dans un bureau d’études lorrain où j’ai poursuivi ce type d’actions lors d’études d’impact liés au transport fluvial, ou au trafic routier."

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Anne Cécile Monnier
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Aujourd’hui tu ne te contentes plus simplement d’étudier les poissons, tu leur tires le portrait en plongeant dans les rivières, quel a été le déclic ?

" « Mais que peux-tu bien étudier dans une rivière ? », cette question revient souvent lorsque je pars en déplacement. Ces interrogations couplées aux observations surprenantes que je peux réaliser lors de mes plongées en rivière ont suscité chez moi l’envie de témoigner qu’il y a de la vie là-dessous."

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Anne Cécile
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Anne Cécile
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"Suite à cela, il y a bientôt 5 ans, j’ai littéralement fait basculer mon parcours professionnel, animée par l’envie de faire partager ce que j’observais dans l’eau, comme pour tenter de donner du sens à la préservation de ces milieux si peu connu du grand public.

Afin d’avoir le temps de réaliser mes projets, j’ai quitté le monde du salariat, et me suis lancée en freelance en hydrobiologie. Aujourd’hui j’interviens ponctuellement en renfort d’équipe pour des bureaux d’études qui me font appel, où en partenariat avec des associations environnementales, sur le territoire français, pour réaliser des inventaires piscicoles notamment lors de pêches électriques mais aussi d’autres suivis faunistiques axés sur les amphibiens, les crustacés ou même les mollusques. Ceci afin de répondre à des problématiques de veille liées à la qualité des milieux aquatiques ou à la recherche d’espèces protégées.

Et c’est avec mon appareil photo que je passe la majeure partie de mon temps au bord de l’eau ou sous la surface."

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Anne Cécile
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Photo © Delphine Goffaux
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"L’image permet de véhiculer un véritable message auprès du grand public, accessible à tous, et la vulgarisation scientifique qui en découle est un atout certain pour sensibiliser, et pousse à en connaitre davantage sur nos eaux douces."

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Anne Cécile
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Corse
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A propos de tes expériences avec les salmo, quelles espèces et quels cours d'eau t'ont particulièrement marqué ?

"Ma rencontre avec les Ombres communs de la Moselle est une expérience que je languis de réitérer. Mais il en est d’autres que j’ai eu le plaisir de vivre récemment, sur l’île de beauté, notamment sur la Solenzara, fleuve de l’Est de la Corse. Je dois avouer que ça fait partie de mes plus belles plongées en eau douce.

Les eaux y sont fraîches, cristallines, teintées de vert et de bleu. Il suffit de se caler entre les blocs dans le courant, et observer. Les truites discrètes deviennent alors de plus en plus curieuses et vous accompagnent au fil du courant."

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Anne Cécile
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Anne Cécile
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fario
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fario
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" La contrainte de l’image subaquatique au reflex est d’anticiper les sujets potentiels que je vais rencontrer sous la surface avant de choisir l’objectif qui va m’accompagner sous l’eau. Habituellement équipée d’un objectif photo grand angle, j’opte parfois pour un objectif macro qui me permet d’immortaliser quelques petites rencontres comme ici avec cette truitelle ou d’autres petites espèces ou alevins. "

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fario
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Truite fario
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Brocheton
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Brocheton
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Epinoche mâle en parure de noces
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Epinoche mâle en parure de noces
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Blennie fluviatile
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Blennie fluviatile
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Je crois savoir que tu as déjà plongé en lac d'altitude, raconte-nous ton expérience à ce sujet !

" Bien que plutôt habituée aux rivières de plaine, il y a bientôt 6 ans j’ai eu l’opportunité de partir avec d’autres plongeurs fous passionnés dans le mythique Gruner Sea. Ce lac naturel autrichien a la particularité de voir son niveau s’élever de plus de 10 mètres au printemps à la fonte des neiges. C’est un véritable phénomène de submersion sur les bords du lac. Ainsi les sentiers, bancs publics et pontons se retrouvent sous l’eau, et ce paysage offre une randonnée aquatique singulière dans un environnement uniformément turquoise. La neige récemment fondue appuyait comme une piqure de rappel sur mes joues à découvert. Lorsque je croisais quelques rares salmonidés égarés, je pensais à tout ce temps qu’ils passent isolés sous la glace et la neige, une bonne partie de l’année."

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Anne Cécile
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Photo : ©Rémy Dubas
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Lac de montagne
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Lac de montagne
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Il y a une réelle part artistique dans ton activité, où puises-tu ton inspiration ?

" Porter un masque et un tuba n’a rien de poétique ni de très inspirant, mais disons que le silence éveille les autres sens, et ouvre à la contemplation. Sous l’eau pas un bruit, juste une pression uniforme qui vous enveloppe. Les ambiances, la lumière, la clarté de l’eau, donnent l’inspiration à la composition de l’image. Et puis les gestes discrets et doux sont nécessaires pour tenter de s’effacer du paysage, pour que les poissons vous acceptent ou s’approchent avec curiosité.

Souvent, on me dit « Tu as de la chance, tu ne plonges que dans des rivières claires ». Nuance, je ne déclenche que dans des eaux claires, et croyez-moi qu’en Lorraine où je m’immerge le plus souvent, c’est un petit défi ! "

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La Meuse, Lorraine
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La Meuse, Lorraine
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Anne Cécile
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Parallèlement à la réalisation de tes photos subaquatiques, est née l’association Reflet d'eau douce, peux-tu nous en dire quelques mots ?

" Reflets d’eau douce est une association que j’ai fondée en 2015, avec un objectif : familiariser le grand public et le milieu scolaire aux écosystèmes aquatiques, à l’aide de la photographie subaquatique.

Depuis, j’ ai mené de nombreux projets pédagogiques en France métropolitaine jusqu’en Outre-mer en collaboration avec d’autres passionnés au travers d’expéditions photos, de projections-conférences et d’animations en milieu scolaire.

A ce sujet, les actions de Reflets d’eau douce s’axent de plus en plus vers la réalisation de supports d’informations comme des films documentaires ou des livres, visant à faire partager la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes d’eau douce. "

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Anne Cécile
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Tu es très attachée à la sensibilisation environnementale, notamment chez les plus jeunes, quelle(s) méthode(s) pédagogique(s) utilises-tu ?

" L’échange avec les enfants est indispensable dans mon activité, c’est à la base de la création de l’association, et je tiens à continuer à développer ce volet qui m’est cher, pour sensibiliser cette jeune génération à ce qui compose une partie des grands défis qui nous attendent en matière de sauvegarde de notre patrimoine naturel.

Les interventions dans le milieu scolaire répondent souvent à des projets pédagogiques établis avec les enseignants. Lors d’une animation en classe, qui peut être suivie d’une sortie au bord de l’eau, je présente tout d’abord aux élèves mon métier d’hydrobiologiste et de photographe subaquatique. S’en suit une projection commentée d’un diaporama photos durant lequel je leur présente la biodiversité qui peuple nos eaux douces et que j’ai réussi à photographier dans la région, ainsi que des grands enjeux actuels liés à l’introduction d’espèces exotiques, les grands aménagements liés aux usages, mais aussi une thématique dont ils sont de plus en plus informés et acteurs, la pollution dont celle liée aux macro déchets, qui finit un jour par rejoindre l’océan. Toutes ces thématiques sur le fil bleu de l’eau douce laissent place à l’inspiration et à de nombreux échanges. "

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Anne Cécile
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" Je parlais un peu plus au-dessus que de nombreuses actions sont menées en Outre-mer, et j’aimerais vous présenter un projet phare de Reflets d’eau douce : la création du Réseau Mél’Eau. Ce dispositif pédagogique vise à faire découvrir les milieux aquatiques aux élèves (classe élémentaire ou collège) grâce à un programme d’échanges entre des classes de France métropolitaine et d’Outre-mer sur des projets liés à l’eau. Ainsi, les élèves deviennent de véritables ambassadeurs des milieux aquatiques, et prennent conscience de la fragilité et de la diversité du patrimoine aquatique qui les entourent. La concrétisation de ce projet résulte d’une fructueuse collaboration avec une structure d’éducation à l’environnement sur l’Ile de la Réunion. Aujourd’hui, le Réseau Mél’eau est également présent en Guyane, bientôt en Polynésie Française, et nous espérons qu’il pourra toucher davantage de territoires d’outre-mer à l’avenir.

N’hésitez pas à le faire partager à votre entourage enseignant, car nous recherchons des classes toute l’année (Territoires concernés : Région Grand Est, Région Ile de France, Ile de la Réunion, Guyane). "

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Anne Cécile
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gobie
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Gobies à tâche noire
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Observes-tu des dégradations dans nos rivières et lacs sous la surface ?

" Artificialisation des milieux, maîtrise des écoulements, rupture de continuités, infrastructures, introduction d’espèces, pollution de l’eau, disparition des zones humides, braconnage, prélèvements d’eau, altération des frayères,….. La liste est longue pour qualifier les dégradations sur les milieux aquatiques. Et la vue subaquatique permet d’avoir accès à ce qu’on ne peut pas observer depuis la berge. De ce point de vue là, c’est tout de suite moins vendeur. "

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gobie
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Gobies à tâche noire
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" Pas besoin d’avoir la tête sous l’eau ni d’aller à l’autre bout du monde pour voir la quantité de déchets qui reste accrochés aux arbres après le passage d’une crue notamment dans les grandes rivières, je vous laisse donc imaginer ce qu’on peut retrouver dans leur lit.

Avoir la tête sous l’eau permet aussi d’observer la présence d’espèces exotiques, que je croise régulièrement comme la Tortue de Floride, les écrevisses américaines, mais aussi la présence de nouvelles espèces comme le gobie d’eau douce, particulièrement présent par chez moi, en Lorraine. "

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Anne Cécile gobie
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A propos de ce fameux gobie, invasif sur notre territoire national, tu as mené un projet récemment… 

" Depuis la fin des années 2000, quatre espèces de gobie d’eau douce sont arrivées en France via la navigation (par les eaux de ballast des péniches) depuis le bassin du Danube,  et peuplent abondamment les eaux douces du bassin Rhénan. Elles font de plus en plus parler d’elles car leur expansion tend à s’étendre sur d’autres grands bassins hydrographiques comme celui de la Seine et du Rhône où certaines d’entre elles ont été observées récemment.

Ce sujet passionnant, a donné naissance à un film, produit par COSMOPOLITIS, que j’ai réalisé aux côtés de mon ami et co-auteur Pierre Pommeret pour la chaine SEASONS en 2018. Il a été l’occasion d’aborder des thèmes comme l’artificialisation des milieux et l’impact des espèces exotiques envahissantes sur notre territoire. Durant 52 minutes, scientifiques et pêcheurs nous confient leurs expériences et leurs premiers résultats d’études afin de mieux comprendre l’évolution de ce poisson avec lequel il faut désormais cohabiter.

Le film a été diffusé en avril 2019 sur SEASONS et sera rediffusé à l’automne.

Des projections grand public en présence de l’équipe sont proposées en France en 2019, il ne faut pas hésiter à me contacter si vous souhaitez organiser un événement près de chez vous. "

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Anne Cécile brochet
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Tu as également fait des films documentaires pour les Fédérations de pêche ces dernières années, peux-tu nous les présenter ?

" Les films institutionnels ou documentaires sont de plus en plus utilisés pour communiquer. Les reportages photos où vidéos que je réalise permettent de communiquer sur des actions menées par les acteurs de l’eau et gestionnaires en faveur de la restauration de ces milieux.

Il y a quelques années, j’ai eu l’opportunité de réaliser mon tout premier documentaire sur la restauration des frayères à brochet, menée par les acteurs de la pêche de loisir sur toute la Moselle française. Sous l’œil affûté et bienveillant d’un certain Pierre Pommeret à l’époque Responsable technique de la Fédération de Meurthe-et-Moselle, j’ai été amenée à conduire ce projet passionnant.

C’était le début de notre collaboration. L’objectif était de valoriser leurs actions, pour montrer au grand public les missions menées par le monde de la pêche pour la protection et la restauration des habitats aquatiques. Souvent quand on pense à la pêche, on ignore la multitude de projets menés par les membres de ce vaste réseau, qui sont souvent des sentinelles du suivi, de la préservation et de la veille des milieux.

L’année suivante, j’ai été sollicitée par la Fédération de la Meuse pour un second film. Cette fois-ci il ne s’agissait plus de se valoriser la restauration des frayères à brochet mais bel et bien de réaliser un suivi comportemental de l’espèce par radiopistage, notamment au sein de ces zones de fraie pour en vérifier la fréquentation. J’ai donc suivi les équipes durant leurs manips de terrain réparties sur une année pour réaliser ce second film, qui comme le précédent est visualisable en ligne sur la chaîne Youtube de Reflets d’eau douce et www.refletsdeaudouce.fr "

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livre ACM
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Des nouveaux projets pour 2019 ?

" Parmi les beaux projets de 2019, je vous invite à découvrir celui qui me tient le plus à cœur, l’édition de mon tout premier livre photographique intitulé « Sous la surface, rencontres au cœur de nos eaux douces »

Ce projet est un recueil de mes plus belles rencontres en eau douce et a pour objectif de faire partager mon regard sur nos milieux aquatiques à travers ces clichés sortis de l’eau.

Des espèces emblématiques comme l'anguille européenne, l'ombre commun, la truite fario, le brochet ainsi que d'autres espèces témoins de la qualité des milieux aquatiques parmi les insectes, amphibiens, mollusques et crustacés, illustrent cet ouvrage de 148 pages.

Ce livre permet de valoriser ces écosystèmes avec une entrée axée sur la contemplation de nos fantastiques biotopes aquatiques. C'est l'occasion de véhiculer auprès du plus grand nombre les émotions apportées par celui ou celle qui arpente nos cours d'eau ou souhaite tout simplement les découvrir. Il ne peut exister que grâce à votre soutien à travers une campagne de précommande qui est en cours jusqu'à mi-juillet. Je vous invite donc à parcourir la plateforme de souscriptions (ici) pour découvrir en détails le projet et vous remercie pour tout l’intérêt que vous porterez à mon travail ! "

Merci encore Anne-Cécile et bravo pour ta passion et ton engagement ! A bientôt :) 

Photos de l’article © AC.Monnier (sauf mention contraire)

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Liens utiles :

« Les annexes hydrauliques de la Moselle, actions en faveur de la reproduction du brochet » réalisé pour les Fédération de Meurthe-et-Moselle, Moselle, et Vosges, 24 min, 2017

« Sur la trace du brochet en vallée de Meuse » réalisé pour la Fédération de la Meuse pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique, 30 min, 2018

Les films documentaires sont en ligne sur : 

reflet d'eaux douces

 

Le Réseau Mél'eau :

Mél'eau

 

A propos de l'auteur

Simon est né dans le département du Gers et a découvert la pêche à l'âge de 10 ans. Bien qu'initialement éloigné des rivières pyrénéennes qui lui sont chères…