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Compèt & Cie

Julien Daguillanes

Avec l’aimable participation de : Glenn Delporte, Laurent Sentenac, Julien Daguillanes et Sébastien Vidal.

Au départ, la ligne directrice de cet article était de parler de ma saison 2018. J’ai alors voulu mettre en avant quelques temps forts de ma saison passée, lesquels correspondent à des moments de rencontre et de partage qui favorisent ma propre progression en matière de pêche à la mouche… Je trouve et pense que plus on en apprend dans une technique et plus le plaisir de pêcher est vif ! J’aime la contemplation, mais j’aime aussi prendre des poissons, j’aime l’efficacité et le beau geste.

L’an passé, j’ai participé au Masterclass organisé par Glenn Delporte au Pays Basque, j’ai suivi Simon Scodavolpe sur une compétition de promotion nationale en pays ariégeois, puis Julien Daguillanes et Sébastien Vidal sur une compétition de D1 rivière dans les Pyrénées Orientales. Ce sont là les trois temps forts que j’ai choisi de mettre en avant dans cet article.

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Au fil de l’écriture j’ai trouvé intéressant de proposer à quelques personnes d’apporter leurs propres commentaires, ainsi Glenn nous parle de son Masterclass, Julien et Sébastien de leurs prestations respectives en compétition, et Laurent Sentenac vient nous commenter celle de Simon. Un article participatif au final, avec en bonus un chouette cadeau me semble-t-il de la part de Julien Daguillanes, el maestro, avec deux petites vidéos de pêche en compétition (sur la Rotja en 2018 et sur l’Aude en 2014) !

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Julien en pleine explication et Glenn au premier plan
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Le Masterclass de Glenn Delporte avec Julien Daguillanes

Pour commencer, l’un des temps forts pour moi en 2018, ce fût donc le Masterclass organisé par Glenn Delporte (guide de pêche au Pays Basque notamment). Je ne sais pas si le concept même de « Masterclass », largement répandu dans le monde de la musique, avait déjà été utilisé auparavant dans le milieu de la pêche. Mais, personnellement, j’ai trouvé l’idée génialissime dès le départ. Avec un intervenant tel que Julien, m’y inscrire fut pour moi une évidence ! Ça se déroulait dans la magnifique contrée basque, dans les environs de Saint-Jean-Pied-de-Port, durant le week-end des 25, 26 et 27 mai 2018.

On ne présente plus Julien, son nom est tout simplement gravé dans l’histoire de la pêche à la mouche en France et à l’international ! Tous les pêcheurs de talent ont un style qui leur est propre et Julien ne déroge pas à la règle. J’ai eu la chance de l’avoir vu pêcher à plusieurs reprises en compétition et je suis admiratif de son efficacité !

Le Masterclass s’articulait autour de plusieurs axes : explications/démonstrations des différentes techniques par Julien en conditions réelles, mises en pratique par les stagiaires avec les conseils de Julien et Glenn, démonstrations de montages de mouches, questions diverses sur le matériel, les nœuds, les bas de ligne, etc… ainsi que des temps de partage conviviaux lors des repas notamment !

Au premier chef des apports essentiels pour moi de ce Masterclass, je mettrai la pêche en tandem sèche/nymphe que j’ai pu largement mettre en œuvre par la suite pendant toute la saison 2018, un vrai régal ! Mais, bien-sûr, les apprentissages ont été multiples et chacun a pu puiser dans ce vivier d’informations et de conseils en fonction de ses besoins propres.

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Julien en démonstration sur une petite rivière du Pays Basque
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Un grand merci à Glenn pour cette chouette initiative ! Et bien-sûr à Julien pour tous ses partages et sa légendaire gentillesse qui n’est pas qu’une légende !

Question à Glenn Delporte :

"Dis-moi Glenn, je crois que ce Masterclass était une première en France non ? Personnellement j’ai trouvé le concept génial, est-ce que tu peux nous faire un petit retour sur ce week-end-là, à froid comme ça, avec le recul de quasi une année ? Et, seconde question, je suis sûr que tu as des idées plein la tête, est-ce que par hasard tu aurais une exclusivité pour Truites &Cie en la matière, un nouveau Masterclass ou un autre projet du genre ?"

Réponse de Glenn :

"Oui Stéphane, ce Masterclass était une première en France. Comme toute nouveauté, j'appréhendais un peu mais je savais qu'avec Julien, nous allions parfaitement répondre aux attentes des participants. Julien venait d'annoncer qu'il arrêtait la compétition internationale et c'était aussi une façon de le mettre à l'honneur pour son parcours exceptionnel. Lors de nos longs voyages pour nous rendre sur les compétions de D1, nous avions le temps de discuter et c'est à ce moment-là que l'idée m'est venue. La compétition est souvent "dénigrée" par pas mal de pêcheurs car ils prennent, à tort, le mot au premier degré. Pour moi ça reste et ça restera la plus grosse expérience de mon parcours de pêcheur à la mouche. Lors de ces week-ends de compétition, tu apprends tellement vite, il y a tellement d'échanges et d'interactions avec des pêcheurs des 4 coins de notre beau pays. C'est exactement ce que j'ai voulu retranscrire et faire vivre aux participants lors de ce week-end de Masterclass. L'idée générale était de proposer une boîte à outils pleine d'éléments techniques que chaque pêcheur pourrait s'approprier pour les mettre en application par la suite. Apparemment ça n'a pas trop mal fonctionné et je suis encore surpris du bruit que cet événement a généré et génère encore dans notre petit monde.

Des idées, j'en ai une nouvelle tous les jours mais bon... Il y aura bien un nouveau Masterclass cette année ! J'ai donc sollicité Julien pour une nouvelle édition et je le remercie vraiment de bien vouloir se prêter de nouveau à l'exercice. Evidemment, j'ai compilé toutes les remarques des participants de l'an dernier et je suis en plein travail pour proposer encore mieux en mai prochain (week-end du 17 au 19). Par exemple, nous avons réduit le nombre de participants pour que chacun puisse passer individuellement plus de temps en action de pêche avec Julien et moi. Le plus incroyable, c'est que la communication sur cet événement reste minime puisque je l'ai uniquement publié sur ma page Facebook professionnelle et mon compte personnel. En 24h, j'ai quasiment rempli le stage puisque qu'il ne me reste qu'une place ! (NDLR : il restait une place en date du 20 février).

Si tu me permets, j'en profite pour remercier tous les participants de l'an dernier mais également l’hôtel Xoko Goxoa de Saint Michel pour son excellent accueil. Evidemment, un grand merci à Julien que j'aurai le plaisir de retrouver rapidement au bord de l'eau pour la mise en place. A très bientôt au bord des Nives !"

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Julien Daguillanes
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Julien Daguillanes
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Julien Daguillanes
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Promotions Nationales Mouche en rivière sur le Salat, le Garbet et le Vicdessos

Le week-end des 1er et 2 juillet 2018, je suis allé voir les promotions nationales de pêche à la mouche en rivière qui se déroulaient en Ariège. La compétition du samedi était organisée par le Club Mouche Passion sur le Salat et le Garbet, celle du dimanche par le Club mouche de l’Ariège sur le Vicdessos. Voilà bien trois rivières ariégeoises magnifiques qui offrent des conditions optimales pour pratiquer la pêche à la mouche !  

La pêche en compétition est une formidable école pour progresser. Elle est exigeante et ne laisse pas de place au hasard, elle oblige à se remettre en question en permanence.

Mon plus chouette souvenir de ce week-end-là pourrait passer pour du léchage de bottes !!! Ce fut la première manche du dimanche matin sur le Vicdessos où j’ai pu suivre l’énergumène bizarroïde qu’est le créateur de Truites & Cie lui-même, j’ai nommé sieur Simon Scodavolpe !

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Simon Scodavolpe
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Simon Scodavolpe lors de la seconde manche du samedi sur le Garbet.
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Je n’avais jamais vu Simon pêcher, j’avais choisi de le suivre avant tout parce que j’aime bien la bête :) Et si j’en parle là, c’est bien parce que je n’ai pas regretté mon choix ! Sur cette manche du dimanche matin, j’ai alors tout simplement pu assister à une démonstration de pêche en tandem sèche-nymphe, où il ne prendra pas moins de 33 poissons en 3 heures, dont 11 maillés. 12 en réalité, mais 11 comptabilisés ! Car Monsieur pêchait avec une épuisette trouée et la douzième truite s’en est allée avant la mesure !

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Simon Scodavolpe
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Simon lors de la seconde manche du dimanche sur le Vicdessos.
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Je me suis tout simplement régalé en observant Simon ! Le geste était précis et efficace, avec beaucoup de lancers courts ou à l’arbalète. Les poissons prenaient allègrement la sèche, autant et voire même plus que la nymphe. Son contrôleur du jour était Laurent Sentenac du club mouche de l’Ariège. Laurent est un pêcheur qui évolue en D1 rivière et lac depuis plusieurs années, et cette constance est nécessairement le fruit d’une grande expérience. Aussi, j’ai souhaité avoir son regard affûté sur la prestation de Simon. Je lui ai donc posé la question suivante :

Question à Laurent Sentenac : 

"Laurent, est-ce qu'en quelques lignes tu peux nous décrire la pêche de Simon sur cette manche précisément et ce que tu en as pensé en tant que compétiteur expérimenté évoluant depuis plusieurs années en D1 !?"

Réponse de Laurent :

"Effectivement, j'ai eu la chance, ce jour-là, de rencontrer et de contrôler Simon. Il était tombé sur le haut du Vicdessos. Un parcours que nous n'avions jamais proposé sur une compétition dont le profil comportait surtout des petits courants peu profonds et quelques longues coulées. Avant le début de la compétition, il avait remarqué une certaine activité avec une éclosion discrète mais continue d'éphémères. Peaufinant sa stratégie, il décidait d'utiliser la technique du tandem avec une imitation d'Ecdyo en sèche (plutôt qu'un sacro-saint « tabanas ») et une nymphe en pointe, préférant pêcher plus court et plus propre, mais se montrant très discret dans ses approches des postes. Simon s'est appliqué à prospecter les bordures de courant et cela lui a permis de prendre de nombreux poissons autant sur la sèche que sur la nymphe. Il est vrai que les truites avaient la tête en l'air ce matin-là. En se montrant constant et appliqué dans sa pêche, il a brillamment remporté son secteur avec 11 poissons au compteur. Pour ma part, j'ai pris beaucoup de plaisir à contrôler Simon lors de cette compétition car, comme tout le monde le sait, on apprend toujours de la pêche des autres !"

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Salat Pyrénées
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D1 rivière dans les Pyrénées-Orientales sur la Têt et la Rotja les 14 et 15 juillet 2018

15 jours plus tard, les 14 et 15 juillet précisément, je me rendais dans les Pyrénées-Orientales où se déroulaient les dernières manches de la 1ère division nationale de pêche à la mouche en rivière, une compétition parfaitement organisée par le GPS CERDAGNE CAPCIR. Elle avait lieu sur la Têt et sur la Rotja, deux rivières aux profils bien différents. Ci-dessous la Rotja qui me faisait parfois penser aux petites rivières que j’aime pêcher dans la Montagne Noire entre Carcassonne et Mazamet, avec des parties parfois très encombrées. Ici, c’est pêche de Sioux obligatoire ! J’ai trouvé ça très intéressant qu’une compétition de D1 puisse être organisée en partie sur ce type de parcours. 

Julien Daguillanes (manche du samedi matin sur la Rotja) :

Lors de la première manche, j’ai suivi (avec son accord bien entendu) Monsieur Daguillanes fils. Ce fut un véritable régal de voir Julien à l’œuvre ainsi en petite rivière. J’avais déjà eu l’occasion de le voir pêcher sur l’Aude en 2014 lors d’une D1, également durant toute une manche, voilà qui venait donc compléter parfaitement mes observations.

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Julien Daguillanes
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Julien Daguillanes sur la Rotja
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Les approches sont quelque peu différentes d’une pêche en grande rivière et la discrétion y est de mise, nécessairement ! Sur cette manche, Julien prendra environ une trentaine de poissons dont 11 comptabilisés à la maille. Lorsqu’on observe Julien, on voit qu’il y a un vrai moment de réflexion avant d’agir, un temps court mais assez souvent bien marqué. Les changements de mouches sont très réguliers, en une exécution rapide et même parfois bluffante ! Pourtant, il pêche sans précipitation, aucune. C’est de l’efficacité à l’état pur !

A la fin du week-end il prendra une place de 3ème au général derrière Lionel Fournier à la deuxième place et Sébastien Delcor à la 1ère place.

Question à Julien Daguillanes : 

"Julien, j’ai encore une fois pris un grand plaisir à t’observer pêcher sur cette petite rivière magnifique qu’est la Rotja ! Est-ce que pour Truites & Cie tu peux nous raconter cette manche-là précisément, en quelques mots ? Peut-être d'un point de vue technique et stratégique notamment ?"

Réponse de Julien :

"Comme souvent, je ne vais pas m'entraîner sur les rivières de compétitions, soit par manque de temps ou à cause de la distance. Donc c'était la première fois que je voyais cette rivière, je savais juste que c'était une très petite rivière assez encombrée avec des farios et des arcs en ciel de souche. J'avais prévu les genouillères, une canne en 10 pieds (polyvalente) et une canne de rechange dans le dos au cas où (un arbre qui traverse la rivière pour se jeter sur un scion de canne peut vite surprendre !!!). Stratégiquement, je me donne généralement une demi-heure pour tester le plus de choses possibles, la position des poissons, et en tirer une stratégie pour la suite de la manche. Malheureusement sans connaitre la rivière et les habitudes des poissons, on perd forcément du temps par rapport à un local ou à un compétiteur qui a pu s'entraîner sur la rivière, c'est le jeu !

Donc, un bon 10/100 pour commencer, ça passe généralement sur ces petites rivières où la taille des poissons n'est pas très élevée (je ne suis pas de ceux qui pêchent fin pour le plaisir), puis une alternance entre la sèche/nymphe et la nymphe pure (à une seule nymphe vu la taille de la rivière) pour voir la réaction des poissons. Si je me souviens bien, j'ai fait un poisson dans le premier coup de mon parcours ce qui m'a permis de me mettre en confiance rapidement pour la suite de la manche. Je n'avais pas pu repérer le parcours car l'accès était trop encombré, donc je ne savais pas exactement où il finissait. Peu importe aussi, je ne pêche pas en courant, je préfère souvent m'appliquer sur tous les coups, surtout sur une rivière comme la Rotja. Après plusieurs essais de nymphes, je pensais avoir trouvé la bonne donc je n'ai presque plus changé (sauf le poids bien sûr!!) sauf lorsqu'il me semblait que le nombre de touches diminuaient. Même si la rivière était petite avec peu d'eau, c'était une manche physique vu le temps que j'ai passé à genoux ou dans des positions inconfortables pour attaquer certains coups. Les poissons avaient l'air plus réactifs aux nymphes qu' aux sèches même si la sèche/nymphe m'a rapporté quelques poissons.

J'ai rentré des poissons régulièrement tout au long des 4h et j'ai fini 2ème de cette manche sur la Rotja ce qui me convenait pour débuter la compétition. Les 2 autres compétiteurs à être passés sur ce parcours n'ayant pas fait mieux, même si les conditions d'un jour ne sont pas celles du lendemain et qu'il vaut mieux en général commencer sur les petites rivières.

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Sébastien Vidal (manche du dimanche matin sur la Têt)

Le lendemain matin, pour la 3ème et dernière manche de cette compétition, j’ai demandé à Sébastien Vidal si je pouvais le suivre sur la Têt. J’ai vraiment beaucoup aimé cette rivière également. Elle est d’un gabarit bien plus large que la Rotja et il me semble que, comme la Rotja, elle était assez peu connue des compétiteurs. Nombreux étaient ceux qui la pêchaient pour la première fois.

Sébastien s’est d’emblée mis dans une action de pêche très rapide. Sur son début de parcours, le courant était assez puissant et ses déplacements dans la rivière m’ont vraiment impressionné. Là, à un moment donné, la pêche à la mouche ça devient vraiment du sport sur le plan purement physique ! Sébastien fait partie de la fabuleuse équipe de France de ces dernières années, il entre clairement dans la catégorie des pêcheurs d’exception !

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Sébastien Vidal
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Sébastien au championnat d’Europe 2018 en République Tchèque (je n’avais pas pris de photo sur la Têt !)
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Sur cette manche, il avait donc clairement choisi de pêcher vite, sans insister bien longtemps sur les postes. Pendant une bonne heure et demie, les poissons se firent très rares. Une truitelle ici ou là, mais rien à la maille. En mode compétition, dans ce genre de situation, il faut avoir les nerfs solides pour ne pas s’effondrer. Surtout que sur la base des manches précédentes, il pouvait assez justement estimer un score nécessaire entre 10 et 15 poissons pour ne pas être largué dans les méandres du classement.

Sur un joli coup, une partie plus profonde formée par un gros rocher qui entravait le cours de la rivière, alors que le soleil montait dans le ciel, les choses ont commencé à se décanter tranquillement. Un premier poisson plutôt correct, puis un second quelques minutes plus tard, et un troisième… A partir de là, il s’est enclenché une sorte de basculement ! Les touches ont été de plus en plus fréquentes et se sont enchaînées crescendo jusqu’à la fin ! Pour le spectateur que j’étais, ça devenait palpitant ! Je garde le souvenir d’une pêche vive et précise, avec une concentration de chaque instant.

Il me semble que Sébastien termine la manche avec environ 18 poissons. Sur la toute dernière truite, il a dévalé la rivière pour l’épuiser dans l’ultime seconde possible… sinon il épuisait Patrice qui le contrôlait :)

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Sébastien Vidal
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Sébastien au championnat d’Europe 2018 en république Tchèque
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Question à Sébastien Vidal :

"Sébastien, je te pose la même question qu’à Julien, est-ce que tu peux nous raconter juste en quelques mots cette manche du dimanche matin ? Sur le plan technique et stratégique, quels ont été tes choix de pêche et pourquoi ?"

Réponse de Sébastien :

"Après avoir fait un repérage de mon secteur avant le début de la manche, je me suis rendu compte qu'il était très long et divisé en deux parties totalement différentes, la première d'eau rapide à l'ombre avec un dénivelé relativement important, plein de petits coups très rapides et la seconde un peu plus large, beaucoup moins pentue, plus ouverte avec le soleil qui commençait déjà à percer.

Ma stratégie a donc été de pêcher très rapidement la première partie à une seule nymphe, pointe très courte et relativement lourd afin de dériver naturellement. M'apercevant que les poissons n'étaient pas trop actifs, probablement en raison de la température froide du matin, je décide d'aller très vite sur les parties plus lentes et ensoleillées. J'ai d'abord commencé en sèche-nymphe, mais les poissons n'avaient pas les yeux en l'air, je me suis mis rapidement à deux nymphes, c’était la solution puisque je pique très rapidement quelques poissons pour terminer la manche à une vingtaine de belles truites, le tout en à peine deux heures de temps."

 

La pêche de compétition représente pour moi une formidable école pour progresser techniquement, pour acquérir plus de connaissances et les transmettre à mon tour, pour prendre encore plus de plaisir les deux pieds dans l’eau à essayer d’attraper des poissons ! Je ne la considère pas comme une fin en soi. Et d’ailleurs, prise isolément, sans recul aucun, la compétition pourrait même m’apparaître comme une sorte de non-sens dans un monde qui veut avancer toujours plus vite quelles qu’en soient les conséquences. Je pense qu’elle peut être pratiquée dans un esprit pleinement sportif avec des valeurs fondamentales d’échanges, de partages au sein d’une équipe, de dépassement de soi et aussi d’humilité…

Pour achever cet article, je voudrais simplement remercier les personnes qui y ont contribué et qui me semblent être parfaitement dans cette dynamique positive : Glenn Delporte, Simon Scodavolpe, Laurent Sentenac, Julien Daguillanes et Sébastien Vidal.

Petit bonus final avec une vidéo de Julien Daguillanes en finale du championnat de France 2014 sur l’Aude :

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A propos de l'auteur

Pêcheur multi-technique et multi-espèce depuis l'enfance, la pêche à la mouche en rivière, les pieds dans l'eau, est devenue sa respiration! Dès sa découverte…