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Le Luchonnais, Terre d'Oô (1/2)

pêche Luchon

Entre Atlantique et Méditerranée, le versant français de la chaîne pyrénéenne offre aux moucheurs montagnards et autres contemplatifs une multitude de lacs et étangs qui s’avèrent de merveilleux spots pour la pêche à la mouche. Trônant au centre de la chaîne et couronné par 18 sommets de plus 3000m, le fond du département de la Haute-Garonne se sublime au sein de la somptueuse vallée de Luchon.

L’accès aux différents vallons lacustres se fait en passant par la belle ville thermale avant que la vallée se divise en trois : celle d’Oô, du Lys et de la Pique.

Multiples sentiers nous mènent alors vers plusieurs plateaux où se dissimulent une quinzaine de lacs que les lignes suivantes vous invitent à parcourir. Des plus minuscules pièces d’eau perdues jusqu’aux plus grands, chacun d'eux vous pousse à dérouler vos soies tellement la destination est halieutiquement riche et variée. Ces divers écrins bleus situés au cœur du pyrénéisme, près de voies historiques comme celle du pic de l’Aneto, sauront faire vibrer les moucheurs les plus désabusés. Briser la plénitude de la pellicule de surface afin de produire un poser discret et tromper la vigilance d’une belle fario est ici décuplé par la beauté sauvage des paysages...

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Une diversité lacustre impressionnante

Les lacs du Luchonnais se caractérisent par des profils très variés liés aux écarts d’altitude et d’exposition, ce qui offre aux moucheurs voulant s’y attaquer des terrains de jeu favorables d’un bout à l’autre de la saison : entre le lac d’Oô (1507m) et celui du Port d’Oô (2664m), les populations de salmonidés que nous croiserons seront variées et adaptées aux étages montagnards qu’elles occupent. La plupart de ces étendues lacustres sont alevinées tous les deux ans en farios, saumons et arcs, le choix des espèces se faisant en fonction du milieu où elles sont introduites (pour rappel, la majeure partie des lacs de montagne situés trop haut ou sans tributaire ne contiendrait aucun poisson sans la main de l’homme !). Les tributaires du lac d’Espingo et de Saoussat assurent quant à eux une reproduction satisfaisante et sont évidemment en gestion patrimoniale depuis de nombreuses années. Ici pas d’improvisation, chaque action sur le milieu est réfléchie et adaptée aux contraintes de celui-ci, on ne peut que saluer l’action de l’AAPPMA locale dirigée de main de maître par Jean Lérimé.

Les sentiers d’accès à ces différents lacs sont plus ou moins difficiles. Pour les plus lointains, un matériel bien adapté et une excellente condition physique sont très fortement recommandés afin de ne pas se mettre en danger. Ici le moucheur se fait rapidement montagnard dès qu’il s’éloigne un peu des sentiers fréquentés, là où la Nature retrouve un aspect sauvage et authentique.

Répartis à tous les étages montagnards, ces lacs et leurs tributaires permettent de pêcher en mouche sèche d’un bout à l’autre de la saison en sélectionnant judicieusement ceux-ci en fonction des conditions du moment. La prise en compte des paramètres d’altitude, exposition et configuration des berges doit orienter le moucheur.

Arpentant assidûment depuis de très nombreuses années les lacs et rivières du Luchonnais, les lignes qui suivent devraient vous apporter des informations afin que vous soyez sur les berges d'un lac au moment où celui-ci connait ses meilleures chances d’activité. La réussite dans le domaine de la prospection en lac de montagne dépend plus de la capacité à choisir le bon endroit au bon moment que du choix de la mouche.

Débutons notre périple de lac en lac en allant user nos chaussures de montagne sur les contreforts de la non moins connue vallée d’Oô :

La vallée d’Oô

Outre son fameux lac éponyme, cette magnifique vallée dominée par le pic de Perdiguère (3222m) possède 4 autres lacs de montagne s’échelonnant entre 1900 m et 2600 m, cette grande amplitude d’altitude impose une gestion halieutique adaptée à chaque milieu rencontré comme précisé plus haut.

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lac Oo
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Le lac d’Oô (1507 m)

Le lac d’Oô, très facilement accessible au bout d’une petite heure de marche, est une étendue lacustre naturelle surélevée par la main de l’homme afin d’augmenter son volume d’eau pour produire de l’électricité. En fonction de son niveau les berges sont plus ou moins recouvertes d’éboulis à la stabilité douteuse et de pentes variables. Si la montée au lac peut se faire avec de bonnes baskets, je vous conseille d’opter pour des chaussures de montagne pour prospecter ces berges. Bénéficiant d’une ouverture anticipée au 1er mai, ce grand lac qui peut certains jours sembler vide de toute vie, est excellent même à la mouche pour qui sait l’appréhender. Riche d’une population de farios, arcs en ciel et ombles chevaliers il sait se montrer généreux à certains moments de la saison. De par son altitude et son volume, il peut vous réserver des surprises de taille : les gros poissons n’y sont pas rares.

Oubliez les premiers jours de la saison où des hordes de pêcheurs de toutes techniques se croisent sur ses berges et attendez patiemment deux à trois semaines que tout se calme. A l'ouverture, la pêche à la mouche est souvent compliquée, les farios et arcs ne mouchent pas beaucoup ou alors trop loin du bord pour nos lancers toujours trop courts. Néanmoins il est possible d’en faire monter dans les petites anses battues par le vent, en particulier le soir quand la luminosité décline et que le calme revient. Lorsque la fonte des bassins en amont est à son paroxysme et que la fameuse cascade crache des milliers de litres d’eau, l’arrivée d’eau alors puissante a tendance à attirer de nombreux salmonidés. Ils ne mouchent pas forcément, mais sont alors prenables avec des nymphes assez lourdes en peignant les veines qui rentrent puissamment dans le lac. C’est d’ailleurs le seul moment de la saison où vous pourrez ferrer quelques ombles chevaliers à la mouche ! L’autre moment clé de la saison au lac d’Oô à la mouche est la fin de saison quand les touristes sont partis, le calme retrouvé est ainsi propice à la traque de quelques magnifique arcs et farios en sèche. Durant cette période, l’ensemble du périmètre du lac est bon mais comme toujours c’est le vent qui oriente et détermine la position des poissons sur une berge ou l’autre.

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lac espingo
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Lacs d’Espingo et Saoussat (1882 et 1921 m)

Au-dessus du lac d’Oô à environ 1h30 de marche se trouvent les lacs d’Espingo et Saoussat où vit et prospère une belle population de truites autochtones qui assure sa reproduction dans les magnifiques tributaires qui les baignent. Chaque automne, de nombreux géniteurs les remontent afin d’assurer leur descendance ; plus tard une partie de cette progéniture ira, par dévalaison, rejoindre les profondeurs lacustres.

Les résultats de ces dévalaisons dépendent surtout des conditions que rencontrent les salmonidés en période de fraie, les années de sécheresse où les débits des torrents ne permettent pas une remontée optimale et les populations dans ces deux lacs s’en ressentent. Quant aux populations de truites sauvages qui peuplent les lacs, il semble possible d’optimiser leurs fraie en enlevant les obstacles qui perturbent leur migration. Les petits barrages faits par les enfants dans les tributaires en période estivale ou par les pêcheurs afin de traverser les ruisseaux, ont des conséquences néfastes les années où, pour cause de sécheresse, la lame d’eau est insuffisante pour assurer la migration des géniteurs. Des bénévoles de l’APPMA montent chaque fin de saison détruire ces ouvrages.

Perchés à une altitude autour de 1900 m, ces lacs sont cernés de pelouses alpines et de quelques éboulis, le fond est souvent sédimenteux. Ces deux lacs sont particulièrement agréables à pêcher à la mouche mais sont fort capricieux. Je ne saurai trop vous conseiller de monter ici début juin lorsque des cohortes de sialis arpentent les berges et que la fréquentation touristique est encore faible. La fin de saison peut, là aussi, être excellente. Que ce soit sur Espingo ou Saoussat, il est conseillé de privilégier les secteurs à blocs ou éboulis, en particulier à la pointe du jour quand le vent est nul et la position des salmonidés pas facilement décelable. Souvent de belles fario maraudent à quelques centimètres des rochers et sont prenables en sèche ou en nymphe.

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fario Espingo
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Magnifique fario autochtone d'Espingo !
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Si malgré vos efforts les lacs vous semblent vides, les torrents qui les alimentent regorgent de truites et la taille de ces poissons reste correcte malgré l’altitude. Une pêche avec un beau sedge en chevreuil ou un palmer en bénissant l’eau ou en duo sèche/nymphe permet de passer d’excellents moments en ferrant de nombreuses truites de toutes tailles.

Que l’on prospecte le ruisseau entre Saoussat et Espingo ou seulement de Saoussat, la qualité de pêche reste excellente, tout comme sur le ruisseau d’Arrouge où sur l’amont subsiste une petite population d’ombles de fontaine.

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lac saoussat
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Le lac du Portillon (2580m)

A 1h30 du lac de Saoussat en remontant le magnifique sentier pavé de gros blocs, on arrive au lac du Portillon. C'est un grand lac de barrage aux berges sont souvent très pentues et peu accessibles. Cette particularité aide d’ailleurs les poissons à échapper à nos mouches. Du fait de son altitude, la meilleure période de pêche se situe entre la fin juillet et la fermeture. Accueillant sur ses berges, un nouveau refuge qui permet à ceux qui le veulent de prendre le temps de l’explorer et de passer une belle nuit près des étoiles. Ce lac possède une population de saumons de fontaine, farios et peut être d’ombles chevaliers, à confirmer toutefois car je n’en ai jamais pris. La haute altitude contraint les salmonidés à se nourrir pendant la brève période de dégel, les rendant peu sélectifs, aussi les mouches sombres et les sedges font souvent l’affaire. La difficulté se trouve ailleurs ! En effet, lors de sa prospection, l’accès aux différents postes peut s’avérer ardu du fait de la présence de falaises obligeant à effectuer parfois de longs détours.

Vous pourrez pêcher les postes proches du barrage mais cela est très limité et peu agréable de par la fréquentation des randonneurs et de la proximité du refuge. Le meilleur secteur se trouve sur la plage au fond du lac sur la droite du refuge, mais l’accès à celle-ci est physique et demande un bon pied montagnard. Pour ceux qui veulent la rejoindre, le plus facile est de prendre le sentier au-dessus du refuge qui monte en direction de la Tusse de Montarqué, peu avant le sommet, deux couloirs permettent d’y descendre. Je ne saurais que vous recommander une grande prudence. Une fois au bord de l’eau le périmètre de prospection est relativement long et les poissons souvent présents.

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Lac Portillon
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omble de fontaine
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Le lac du Port d’Oô (2664m)

En prenant le sentier du Portillon en partant de Saoussat, juste avant la passerelle de la Coume de l’Abesque un cairn signale le départ d’un discret sentier qui conduit au pic des Spijeoles via le lac glacé du Port d’Oô. Ce sentier peu marqué où nous suivrons les cairns est très pentu et demande un peu d’attention et une excellente forme physique. Le lac du Port d’Oô est magnifique mais se mérite, il est aussi un excellent spot pour toucher de magnifiques saumons de fontaine. Encaissé entre la Tusse de Montarqué et les crêtes du Port d’Oô la progression sur ses berges n’est pas facile et oblige parfois à des crochets dans les pentes d’éboulis qui sauront affoler votre rythme cardiaque et tester votre équilibre. Si les gros sedges en chevreuil ont la côte auprès des salmonidés présents, la difficulté réside plutôt dans vos capacités à vous adapter aux déplacements incessants de ces poissons, en particulier les jours sans vent. D’accés lointain, il est possible de bivouaquer sur la petite presqu’île à droite du lac, près d’un ruisseau venant d’une laquette le surplombant.

Ces deux lacs de haute montagne ne doivent leur population qu’à la main de l’homme, les alevinages y sont indispensables. Leur exposition et leur grande altitude font opter pour des alevinages en ombles de fontaine, salmonidés plus adaptés à ces milieux pauvres. Le lac Glacé ou le lac du Portillon feraient de magnifiques lacs adaptés à l’introduction du cristivomer. Ce grand omble se reproduit bien en haute montagne et ne fait pas les dégâts que certains imaginent, ces écosystèmes d'altitude étant excessivement pauvres. De plus, sur l'ensemble de la chaîne, nous sommes en Haute-Garonne, l’unique département à ne pas avoir un lac à cristivomer. C’est un poisson qui exacerbe l’imagination des pêcheurs, et motive certains à se déplacer, ce qui n’est pas un argument inutile lorsque la vente des cartes de pêche s’étiole. Bien sûr ce n’est que mon avis !

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lac
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LA VALLEE DE VENASQUE OU DE LA PIQUE

Au départ de l’Hospice de France, 4 lacs et quelques laquets ne peuvent pas passer inaperçus aux moucheurs montagnards tant leurs profil est adapté à notre pratique. La prospection est ici moins physique que dans la haute vallée d’Oô mais il est aussi possible de bien s’amuser certains jours.

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lac de vénasque
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Les lacs des Boums (2240m)

Il sont 3 qui se déclinent en taille décroissante du plus haut au plus bas, accessibles par un excellent sentier au bout d’un peu plus de 2h de marche, ils n’attendent plus que vos artificielles. Un refuge en cour de réfection peut là aussi servir de couchage à ceux qui veulent approfondir leur découverte, le bivouac est aussi facilement possible.

Dans ces 3 pièces d’eau se sont acclimatées des populations de farios, ombles chevaliers et de quelques saumons de fontaine. C’est particulièrement les farios que nous convoiterons ici avec nos mouches sèches et nymphes, les ombles étant peu enclins à quitter leurs abîmes. Bien qu’il n’y ait pas de vérité, l’exposition de ces lacs oriente plutôt leur pêche à partir de juillet jusqu’à la fermeture qui est ici généralement excellente.

La proportion de poissons de petite taille peut sembler importante dès les premiers posés surtout si on se limite à la plage du grand lac et à son petit bras ; cette impression est très trompeuse car de belles fario de plus de 25 cm (et parfois beaucoup plus) sont bien présentes pour ceux qui se donnent la peine d’aller les chercher. Le grand lac et sa plage recueillent les nombreux randonneurs qui trouvent là un excellent terrain de pique-nique, cette grande fréquentation et la faible profondeur pouvant expliquer cette surpopulation de petits sujets. L’endroit cependant est à éviter sauf peut-être en tout début de saison où à la fermeture quand les hordes de visiteurs sont partis.

Dans le grand lac explorez en particulier les côtés versant Montagnette et versant Venasque en privilégiant une prospection des bordures ; en effet les berges étant pentues, les truites ont tendance à longer les premiers mètres. Pour ceux qui ont les mollets bien affûtés, un accès au fond du lac entre les barres rocheuses est souvent fréquenté par de beaux poissons qui loin de tout, se sentent en sécurité. D’un bout à l’autre de la saison nous utiliserons plutôt des petites mouches sombres, les modèles en parachute font merveille ici, où les salmonidés sont relativement sollicités.

Le lac du refuge se vide lors des étés secs jusqu’à se partager en deux, la population y est moindre que dans les deux autres mais c’est pourtant dans ici que vous ferez votre pêche certains jours. Quand le lac est plein, le haut fond du milieu est parfois bien productif avec un sedge dragué dans la vague. L’arrivée d’eau réunit aussi dans son axe quelques poissons en particulier au-dessus du gros bloc qui diversifie la monotonie du fond sédimentaire. Comme partout c’est le vent qui déterminera la position des salmonidés.

Le petit lac est quant à lui très versatile mais tout aussi intéressant quand une activité de surface s’y produit. Bien que relativement profond, les truites ont tendance à moucher assez loin du bord bien que ce ne soit pas une vérité absolue. En effet j’y ai pris la saison dernière une magnifique fario de 46 cm attablée sur des sialis à quelques mètres de mes pieds, d’où l’intérêt ne pas l’oublier.

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lac vénasque
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Le lac de la Montagnette (2332m)

A quarante minutes du refuge des boums, ce magnifique lac d’où émerge un îlot bien caractéristique, est un spot incontournable à mes yeux tant par sa richesse en belles farios et par le plaisir de pêche qu’il procure. Le sentier qui nous y amène nous invite à franchir le col éponyme où le coup d’œil sur le versant Boums ou Montagnette ne laisse jamais indiffèrent. Moins fréquenté que les boums grâce à ses 1200m de dénivelé, il est pourtant extrêmement capricieux. Vous pourrez battre ses berges sans rien voir certains jours et d’autres y pendre truites sur truites, c’est - vous me direz - le propre des lacs de montagne ! C’est aussi un lac à éviter lors des coups de vent de sud tant il est exposé. Question mouche, les classiques en lac de montagne feront l’affaire, ici pas de secteurs plus propices que d’autres. Quelques farios de belle taille vous attendent mais ne sont pas toujours coopératrices !

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lac frêche
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Les étangs de la Frêche (2080m)

De l’hospice de France un sentier balisé nous conduit au bout de 2 petites heures de marche aux 3 minuscules laquets de la Frêche. Truites et saumons vous attendent, je vous invite à relâcher avec précaution les quelques poissons qui naviguent ici, l’endroit ne supportant que très peu la pression de pêche.

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LES LACS DE LA VALLEE DU LYS

Cette série de lacs hautement perchés aux confins de la belle vallée du Lys, ne produit pas de gros poissons étant donné l’austérité des lieux, excepté le lac Vert. Les lacs les plus haut sont minéraux, mal exposés, le dégel y est tardif, il est rare de pouvoir les pêcher avant début juillet. La randonnée pour les rejoindre débute et se termine au parking du Lys, les itinéraires sont généralement bien balisés et autorisent une boucle de lac en lac bien sympathique pour les moucheurs itinérants. Ce mode de déplacement présente aussi l’avantage de ne pas passer à côté du lac où se produit le plus d’activité.

Le lac vert (2001m)

Comme son nom l’indique, les berges couvertes de pelouses alpines font un gros contraste avec ses voisins du dessus, c’est le lac le plus riche et le plus bas de la série, la taille des truites et des ombles s’en ressent aussi et offre une proportion de beaux spécimens. Les poissons de plus de 30cm sont courants mais pas des plus faciles à tromper. Peu profond sur une grande partie, il est certainement l'un des lacs du luchonnais les plus propices à la mouche. L’eau cristalline et la faible profondeur permettent aussi une belle pêche en nymphe à vue. Bien que pas très haut, c’est un lac qui ne s’anime que lorsque ses eaux se sont bien réchauffées soit vers le début juillet. Comme souvent en montagne fourmis noires et sialis réveillent les salmonidés, ici allongez vos pointes et faites-vous discrets car les plus beaux poissons sont contre les bordures à l’affût des insectes tombant des berges herbeuses !

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lac vert
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lac Port Vielh
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Les lacs Charles, Célinda et Bleu, Port Vieilh (entre 2291 et 2424 m)

Je regroupe volontairement ces lacs car d’altitude et d’orientation similaires. Leur prospection et le comportement des poissons qui y vivent sont les mêmes.

Le lac de Celinda et de Charles possèdent une population d’ombles de fontaine qui semble se reproduire sur des résurgences. S’ils ne sont pas forcément alevinés en ombles de fontaine tous les 2 ans, on y observe pourtant toujours des petits spécimens. La taille des salmonidés rencontrés ici est comprise, pour les poissons maillés, entre 20 et 23 cm pour les ombles de fontaine, 20 et 26cm pour les truites. Malgré le semblant de reproduction naturelle, les alevinages y restent indispensables pour pérenniser les populations. Truites et saumons de fontaine restent relativement faciles à prendre, les sedges à draguer sombres y réussissent bien.

Le lac Bleu demeure à mes yeux le moins intéressant, son niveau marne beaucoup et les salmonidés semblent un peu moins nombreux.

Le lac de Port Vieilh est quant à lui très bon mais aussi très loin, les saumons de fontaine y sont les salmonidés les plus nombreux.

Notre voyage dans le Luchonnais se termine, que vous alliez y pêcher ou seulement marcher, les randonnées dans ces montagnes vous laisseront des étoiles dans les yeux !

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lac Charles
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Lever du soleil sur le lac Charles en période de basses eaux...

A propos de l'auteur

Originaire de Toulouse (l'accent ne trompe pas !), Lionel pêche exclusivement les salmonidés à la mouche (sèche et nymphe) dans tous les milieux qui en contiennent…