Canne NATIVE NII

Culture toc, oui mais…

pêche toc Lenka

En matière de pêche, et peut-être encore bien plus lorsqu’il s’agit de pêche en dérive aux appâts naturels ou de pêche en nymphe au toc, les héritages de passés plus ou moins éloignés empreignent encore de manière - trop ? - importante les approches des pêcheurs, qui se refusent à mettre sur la table le questionnement de certains acquis. D’une certaine manière, cela pénalise l’efficience de l’acte de pêche. Tour d’horizon (non exhaustif)...

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Nous l’avons déjà souligné, le concept en soi de pêche au toc est éculé, puisque la pratique ne demande plus qu’à la marge une détection tactile des touches. Si cette dénomination ne posait pas un problème de renvoi à une pratique potentiellement blessante pour les poissons, la conservation du terme ne poserait pas de problème. Il serait pertinent de trouver une appellation simple et mieux adaptée à la pratique actuelle, mais faute de proposition trouvant sa place dans le langage commun, nous sommes encore et toujours condamnés à utiliser la notion de toc, souvent du bout des lèvres, avec un soupçon de regrets dès le mot lancé. Il en va ainsi, et l’appellation a encore quelques beaux jours devant elle.

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Retour en arrière

La pêche au toc, donc, telle que théorisée il y a près d’un siècle avec l’intégration de notion de dérive naturelle de l’appât, est une approche plutôt récente qui trouve ses sources dans les Pyrénées centrales. Loin de moi l’idée de heurter tel ou tel chauvinisme qui ne manquera pas de m’opposer des traces de pêche de la truite aux appâts naturels antérieures et en d’autres lieux, ça n’est pas le but et il est évident que des truites ont été pêchées de cette manière depuis que la pêche existe partout où elles sont présentes. L’idée est simplement de poser pour la suite le contexte de la culture toc « moderne », dont le berceau se situe bel et bien dans les Pyrénées et dont les acteurs sont les grands noms connus de tous, chronologiquement de Foch à Sempé, en passant par les illustres participants du championnat des Pyrénées dans les années 70. Disons que la période de bouillonnement s’étale sur la seconde moitié du XXème siècle, jusqu’au début des années 2000.

Les mythes d’âges d’or passés ayant par essence la peau dure, il est courant de considérer qu’il s’agit d’un temps où les rivières regorgeaient de truites. C’est en réalité parfaitement exact, mais nous devons bien tenir compte pour la suite du fait qu’il s’agissait bien plus que maintenant de poissons issus d’alevinages, sous des formes aussi diverses que l’inventivité de l’époque le permettait. L’alevinage, y compris lorsqu’il était effectué à l’aide de boîtes Vibert (encore considérées ici et là comme un must en la matière malgré leur quasi-abandon), présente l’énorme inconvénient d’apporter à la rivière des juvéniles dont les caractères propres à l’élevage ont été sélectionnés chez les géniteurs par plusieurs générations de pisciculture. Ces caractères génétiques, plutôt contradictoires avec ceux sélectionnés pendant des millénaires par les contraintes du milieu, impliquent des comportements différents, dont la dimension grégaire et l’importance des rythmes alimentaires, qui sont principalement celles qui nous intéressent ici. Je n’évoque même pas les apports de poissons nés hors milieu naturels, chez lesquels s’opère une nouvelle couche de sélection dans les stades pré-introduction.

Le second point qui m’intéresse dans ce retour en arrière est celui de l’apport non pas de poissons en préalable à des parties de pêche prolifiques, mais celui de larves de diptères pendant l’acte de pêche. Ce sujet est non seulement sensible dans la sphère globale de la pêche de la truite, mais il l’est également à l’intérieur même de la corporation des pêcheurs au toc, autant chez ceux qui ont frondé des asticots pendant des décennies sans bien l’assumer aujourd’hui que chez ceux qui le font encore à l’heure actuelle. Si jeter des asticots dans l’eau à ce jour constitue un aveu de faiblesse quant à la propre efficacité du pêcheur contemporain, je ne porte aucun jugement sur ceux qui l’on fait à la grande époque. Je suis né un peu tard et les hasards de mon parcours m’ont épargné ce genre de pratique, mais il y a fort à parier qu’avec 15 ou 20 ans de plus, j’aurais usé et abusé de la fronde comme les copains, dans un contexte où bien qu’illégale, elle n’en était pas moins un outil quasi-indispensable. J’insiste donc bien sur le fait qu’il n’y a aucun procès dans mon propos, mais uniquement une photo concrète de ce qu’a pu être la situation à une époque, pour en tirer les analyses qui me semblent ici pertinentes.

Là où le sujet de l’amorçage m’intéresse, c’est en réalité sur sa capacité à dénaturer le placement des truites, pour les mettre en activité là où l’on souhaite les pêcher plutôt que de faire l’effort de comprendre l’activité alimentaire et le placement parfois extrêmement précis qui en découle, pour les pêcher là où elles mordent, sur la base d’un comportement naturel.

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Sélection et cadence

Si les truites aux caractéristiques domestiques adoptent des comportements plutôt moyens, les poissons rustiques ont quant à eux des positionnements parfaitement adaptés aux sources de nourritures et aux conditions de vie du milieu, qui a induit depuis toujours une sélection des caractères les mieux adaptés.

Une rivière peuplée de poissons plutôt rustiques peut être bouillonnante de vie à un instant donné, mais l’activité peut se concentrer sur moins de 5% de la surface pêchable.

Si le pêcheur, adepte de poissons alignés sur des plages par un apport artificiel de nourriture, se contente de dérouler une pêche classique, plutôt intensive dans la démarche, simplement parce que l’ensemble des paramètres qui se présentent à lui (vitesse, profondeur, rugosité) semblent satisfaisants, il risque de ne croiser que très peu de poissons actifs. A l’inverse, celui qui aura identifié le placement précis des poissons mettra moins de coups de ligne, marchera plus, et verra son taux d’efficacité augmenter de manière très significative.

« Là c’est beau, et puis avec tous ces blocs qui font des caches, elles ont le gîte et le couvert. S’il n’y a pas de poisson à prendre là, il n’y en a nulle part… »

Ce type de phrase est insensé. Il est parfaitement envisageable que la plus « belle » partie du poste n’abrite des individus actifs qu’à la marge, provocant pas ou peu de touches, alors qu’une espèce d’invertébrés est en train d’émerger en tête, voire spécifiquement très haut dans la tête, et rassemble des poissons faciles à capturer. De la même manière, pour des questions de prévisibilité des trajectoires, il est parfaitement envisageable qu’à un instant donné, l’ensemble des poissons actifs ne soient que dans des parties parfaitement lisses, qui représentent le niveau zéro de la turbulence, afin d’exercer une prédation un tant soit peu efficace sur des émergences d’espèces aux trajectoires peu anticipables.

L’héritage de la pêche au toc moderne nous a fait nous détourner de la dimension entomologique de la pêche de la truite, qui conditionne pourtant très grandement le placement et le comportement alimentaire, pour en laisser le monopole aux pêcheurs à la mouche. C’est à mon sens une vraie erreur. Ce ne sont pas les vers, les teignes, les mouches naturelles ou encore les nymphes qui conditionnent le positionnement des truites mais bien la nourriture naturelle, hyper majoritairement composée d’invertébrés à des stades divers. Nos appâts, naturels où artificiels, ne sont saisis dans l’écrasante majorité des cas que par un mécanisme d’erreur de tri, que nous parvenons à obtenir grâce à la vraisemblance plus ou moins grande de nos présentations.

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Que l’on ne se méprenne pas. Je ne suis pas en train d’expliquer qu’il faut pêcher avec LA larve (ou à défaut, la nymphe correspondante) sur laquelle la prédation est exercée à l’instant T. La pêche, qu’elle s’exerce à l’aide d’appâts naturels ou de nymphes, présente une infinité de possibilités qui permettent de capturer des truites en nombre pour peu que les tailles et les densités des pièges présentés soient cohérents. Je soutiens en revanche l’idée (simple lapalissade en fait !) qu’il est nécessaire de pêcher là où les poissons se trouvent et mangent. Lorsque les postes propices représentent une grande part du linéaire pêché, ne pas se poser de question n’empêche pas de multiplier les captures. En revanche, lorsque le placement des poissons s’effectue sur des parts plus négligeables, parfois de l’ordre de quelques pourcents, le fait de ne pas analyser la situation nous fait mettre un nombre considérable de coups de ligne dans le vide, capturant ici et là une truite au comportement à la marge, ici et là un poisson dans la cible sans même s’en rendre compte et sans forcément intensifier l’effort de pêche au bon endroit, pour finalement un résultat insatisfaisant.

En revanche, lorsque le pêcheur parvient - autant par une connaissance du fonctionnement des poissons que par une démarche analytique en cours de pêche - à isoler un placement des truites et qu’il se fait confiance en prenant le parti d’éliminer au fil de l’eau tous les postes insatisfaisants, il monte en puissance sur le côté efficace de sa pêche. Les postes non occupés du jour ou de la période, aussi beaux soient-ils, doivent être délaissés afin de ne pas perdre un temps précieux. Les journées de pêche sont courtes, et il n’est pas rare de mettre parfois plusieurs heures avant de trouver une clé sur le placement, qui permet ensuite de pérenniser la fin de la partie de pêche en plus de préparer les suivantes.

Il est important de considérer que les truites d’un même milieu, à un instant donné, ont un comportement semblable, et exercent mécaniquement leur prédation sur une source de nourriture dont le rapport apport/dépense est satisfaisant. Aussi, tout est reproductible. Un ensemble vitesse / profondeur / rugosité vide n’a aucune raison d’être habité s’il se représente à nouveau 100 mètres plus loin. Y mettre à nouveau un coup de ligne « pour vérifier », c’est ne pas faire confiance en sa propre lecture de la situation, et c’est ne pas se donner les moyens d’améliorer l’efficacité de son acte de pêche.

Bien entendu, pour revenir à l’état des lieux établi en début d’article, tout ceci n’est valable qu’à la condition de pêcher des poissons non domestiques, dont les comportements grégaires et la faible adaptation au milieu modifient le placement en les poussant à se concentrer sur les belles veines, porteuses d’a minima un peu de nourriture sans être ni trop puissantes, ni trop turbulentes. Les milieux de plage en somme (et en exagérant !), terrains de la théorisation des pêches en dérive aux appâts naturels. De la même manière, la validité du propos est strictement dépendante de l’absence d’apport artificiel de nourriture par un amorçage, qui là encore concentre les poissons là où le pêcheur veut les concentrer, et bien souvent sur des contextes moyens. Ni trop rapide ni trop lent, ni trop turbulent ni trop lisse, ni trop profond ni trop maigre. En somme, là où une grande partie des pêcheurs au toc effectuent inlassablement de belles dérives parallèles, parce que « quand même, avec tous ces blocs qui font des caches, elles ont le gîte et le couvert. S’il n’y a pas de poisson à prendre là, il n’y en a nulle part… ».

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Identifier et comprendre les placements

Le placement des truites à l’échelle de la rivière varie rarement d’une journée à l’autre. Il est conditionné par les meilleurs rapports apports / dépenses que propose le milieu sur la période, et ce rapport change rarement du tout au tout toutes les 24 heures. Il se peut que des variations d’intensité se produisent dans la journée, mais rarement que des niches opposées soient exploitées alternativement pendant une partie de pêche.

En revanche, lorsque qu’un changement se produit, il peut être extrême. Des grands paramètres peuvent donner des pistes sur l’anticipation du placement des poissons.

La turbidité de l’eau et/ou l’abondance de lumière

Ces deux facteurs sont quasi identiques. Ils conditionnement tous les deux la quantité de lumière qui pénètre dans l’eau. Aussi, quelles qu’en soient les causes (fonte, teinte de pluie, grosse couverture nuageuse, …), une faible quantité de lumière qui pénètre dans l’eau induit un placement des poissons dans des couches d’eau plutôt faibles. Par exemple, en début de saison lorsqu’un début de fonte apparait et trouble légèrement l’eau, alors qu’il est communément admis que les postes à prioriser sont les plages un peu molles avec un certain volume d’eau, des pêches bien plus fructueuses peuvent au contraire s’opérer dans des veines extrêmement maigres, surtout si des éclosions de baetidés se produisent en parallèle. De la même manière, à la belle saison lors d’épisodes pluvieux qui marquent le cours d’eau, il n’est pas rare que l’essentiel de la vie salmonicole soit concentrée dans 20 ou 30 centimètres d’eau, et que tout coup de ligne dans des lames de hauteurs supérieures soient vouées à l’échec. Les nuances peuvent être fines et difficilement mesurables à l’œil, mais ce paramètre est d’une grande importance.

La prévisibilité des trajectoires

La nourriture sur laquelle des truites exercent leur prédation est majoritairement composée d’invertébrés. En fonction de leur nature, ils peuvent présenter des trajectoires de dérives très différentes. Certains ne sont dotés de capacités de nage qui ne sont que faibles, voire nulles. D’autres nagent au contraire plutôt bien, et parfois de manière très vive. Ces différences ont une incidence directe sur la prévisibilité des trajectoires, et peuvent grandement conditionner le placement des truites. En effet, dans le cas d’une prédation exercée sur des proies vives, notamment dans des stades émergents, il n’est pas rare que les poissons se positionnent dans des zones d’absence totale de turbulences, de manière à ne pas combiner deux difficultés qui rendraient l’exercice de prédation peu efficace. Aussi, à certains moments, les touches ne se produisent quasi que dans des veines parfaitement lisses. Dans ce cas, les plus belles dérives du monde dans des belles plages laminaires au clapot moyens ne suffiront pas à capturer des poissons, qui ne sont tout simplement pas là, au moins pour ceux qui sont réellement en activité.

Les émergences

Une émergence de mouches exploitées par les truites demande au pêcheur de se caler sur le positionnement des poissons et des stades sur lesquels les poissons se focalisent. Le schéma peut être simplissime, comme par exemple dans le cas de prédation exercée sur les baetidés dans l’eau froide des débuts de saison : les mouches sortent en milieu de journée, les poissons se calent dessus, gobent pour certains d’entre eux, mais sont surtout largement capturables aux appâts naturels ou en nymphe. Les zones d’activité soutenue, parfois bien éloignées des couples mous et profonds que l’on nous conseille de pêcher en mars, sont visuellement identifiables. Les quelques nez qui percent la surface donnent une bonne indication sur le placement des poissons, et il peut même être pertinent de pêcher des courants plus soutenus à proximité. Les gobages y sont nettement plus difficiles à y déceler n’en sont pas pour autant moins nombreux.

En revanche, l’exercice se complique dès lors que des mouvements larvaires, qui constituent un apport de nourriture conséquent (sans passer par l’étape de la fronde), sont décorrélés dans le temps du moment où les imagos sont visibles. Lorsque nous observons des vols d’imagos à un moment précis de la journée (crépuscule par exemple), il se peut que le mouvement larvaire associé ait eu lieu de manière important tout au long de la journée, engendrant une activité alimentaire soutenue des poissons. Pour bénéficier de l’aubaine, il est nécessaire de connaitre les zones de tenues des larves concernées (vitesse, profondeur, oxygénation, substrat) et d’y concentrer l’effort de pêche. Il s’agit typiquement de contextes dans lesquels il est possible de capturer plusieurs truites sans se déplacer, et en parallèle de ne déclencher que peu de touches sur de grands linéaires à proximité.

Oxygénation et thermie

Ce point n’est une surprise pour personne. Les truites étant des animaux à sang froid, leur rythme alimentaire est directement conditionné par la température de l’eau. Le ratio alimentation/repos est variable en fonction de la température, et s’il est trop en la défaveur du pêcheur en cas d’eau glacée, il est nécessaire de cibler les postes d’alimentation pendant les courtes périodes d’activité (souvent très liées à des émergences), tout comme il est pertinent de cibler des positionnements de repos le reste du temps, en nourrissant l’espoir de tromper quelques poissons qui auraient vaguement un œil à la fenêtre, sans toutefois pouvoir réaliser de miracles.

En cas de thermie élevée, ce ne sont plus les sources d’alimentations elles-mêmes qui permettent de déterminer où se placent les poissons actifs, mais le taux d’oxygène dissous qui favorise une activité correcte là où il est le plus important.

Il ne s’agit là que de pistes, et la liste est loin d’être complète. Chaque rivière est en soi une combinaison de paramètres avec une vie propre et des sources de nourriture différentes. Certains éléments se recoupent d’un cours d’eau à l’autre, certaines espèces d’invertébrés produisent les mêmes placements très ciblés des truites aux mêmes moments de la saison sur des rivières aux deux bouts de la France. A l’inverse, d’autres paramètres plus spécifiques font de certains milieux de véritables cas à la marge, durs à comprendre au premier abord pour le pêcheur qui se déplace.

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En résumé

Mon sentiment est que les pêcheurs en dérive accordent une importance bien trop grande à des notions d’ordre purement technique, qui sont d’une importance capitale pour obtenir des résultats satisfaisants, mais qui pour cela négligent la compréhension de tout ce qui conditionne le placement des truites en cherchant toujours à pêcher dans une sorte de moyenne. Le fameux « lent du rapide, et le rapide du lent » cher à Duborgel et encore fréquemment cité entraîne à mon sens des réelles erreurs d’appréciation, en faisant oublier que c’est régulièrement le rapide du rapide ou le lent du lent qui sont le théâtre d’une alimentation intensive (et spécifique !) des truites sauvages.

Le comportement alimentaire des poissons alevinés couplé à des apports artificiels de nourriture par amorçage ont fait perdre de vue l’idée qu’une rivière est plus que vivante, et qu’un poste ou une veine d’eau n’ont aucune espèce de valeur dans l’absolu. La valeur de l’endroit dans lequel on jette sa ligne est purement relative à un contexte global, de débit, de pente, de rugosité, de température, et source majoritaire de nourriture sur la période. Pour illustration, les pratiquants aux leurres, affranchis de la notion de dérive naturelle (et parfois peu imprégnés de la culture populaire liée à la pêche de la truite) sont beaucoup moins encombrés par les barrières que l’on se fixe, et les résultats sont parfois surprenants.

En réalité, les combinaisons qui se succèdent sont infinies, tous les placements sont possibles et répondent à une logique à un instant T. Vouloir les identifier tous est illusoire, une vie entière ne suffirait probablement pas à voir le bout de cette grande entreprise de répertoriage. En revanche, ce qui est possible, c’est de chercher à mieux construite sa pêche, à trouver un placement spécifique et la cause qui y est associée pour voir qu’il se reproduit immanquablement pendant une paire de semaines à la même saison l’année suivante. Certains sont faciles à trouver grâce à des indices flagrants, d’autres sont plus complexes, d’autres encore certainement des impossibles dans le lot… Tout ça ne restera à jamais qu’un brouillon inachevé dans notre esprit, mais petit à petit, notre cartographie mentale de la pêche de la truite s’enrichit d’associations d’idées entre un insecte et un type de coup, entre une période où la rivière semble vide et l’idée d’aller jeter sa ligne dans ce couple vitesse/profondeur particulier, et mille autres choses encore, qui font que le puzzle prend forme et que notre efficacité canne en main s’améliore réellement d’année en année. C’est une démarche assez empirique, où le plus souvent on découvre un positionnement par hasard dans un premier temps, et on cherche l’explication (la bonne de préférence !) ensuite. Il est grisant de comprendre, de faire de la pêche une activité cérébrale comme certains jouent aux échecs, tout comme il est grisant de manière beaucoup plus primaire de capturer encore un peu plus de poissons. C’est en tout cas bien dans tout ça que je vois le sens de la pêche de la truite…

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La nymphe au toc en début de saison

A propos de l'auteur

Actuellement guide de pêche sur le territoire audois et ariégeois après un exil de son Gers natal, Matthieu est un pêcheur de truites avant tout, qu’il traque tout au…