Test : Baetis Precision 2.0 10' #4

Baetis Precision 2.0 10' #4

Comme évoqué lors du précédent test (ici), la marque ibérique Baetis a renouvelé sa série haut de gamme en 2019 avec l'introduction des Precision 2.0. La 10' #4 a été conçue pour la traque spécifique des grosses truites, voici les caractéristique de ce modèle :

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Baetis Precision 2.0 10' #4
Texte

Test statique

Pour cette nouvelle série, la marque rompt avec le look criard de la première génération (blank verni, ligatures jaunes) pour plus de sobriété et un aspect épuré : les nouveaux blanks sont non vernis, laissant apparaître les fibres de carbone, et les ligatures deviennent noires. Les emmanchements sont de type inversé, leur alignement est facilité par deux fins traits blancs. Les anneaux sont monopattes et l'avant dernier est de type serpentiforme afin de limiter le bouclage du nylon lorsqu'on pêche à l'espagnole (avec du nylon uniquement). Cette 10' comporte 12 anneaux + 1 non monté. Le porte moulinet en alu s'assombrit et conserve un insert en graphite, tout en devenant down-locking. La poignée liège est toujours de forme cigare. Cette canne 4 brins est livrée dans un tube cordura compartimenté.

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Baetis Precision 2.0 10' #4
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Baetis Precision 2.0 10' #4
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Baetis Precision 2.0 10' #4
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Baetis Precision 2.0 10' #4
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Baetis Precision 2.0 10' #4
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Baetis Precision 2.0 10' #4
Texte

Mesures

Le protocole Common Cents System a permis de caractériser l'action, la puissance et la réactivité de cette canne :

En ce qui concerne la puissance, 37 cents ont été nécessaires pour plier la canne sur un tiers de sa longueur, ce qui donne après conversion un ERN à 4.46. Il classe donc la puissance de la canne comme une soie 4, exactement la puissance annoncée par le fabricant.  Avec un AA de 70°, l'action de la canne est fast (AA supérieur à 66°), à l'image du reste de la série Precision 2.0. La fréquence à 75 est assez standard pour une 10'. Cette canne pourra donc lancer efficacement une soie de 4, d'autant qu'avec un PTE à 263gr, la maniabilité rend la pêche en sèche très agréable. 

Le premier anneau est assez éloigné de la poignée (56 cm). Le pêcheur qui opère fréquemment en nymphe gagnera à monter l'anneau supplémentaire fourni avec la canne.

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Baetis Precision 2.0 10' #4
Matériel

Baetis Precision 2.0 10' #4

Marque
Baetis
Série
Precision 2.0
Longueur
10'
Longueur réelle
307cm
Soie
#4
Brins
4
Poids annoncé
85.00g
Poids réel
90.00g
Anneaux
13
Premier anneau
56cm
Poignée
24x175mm
Serrage
Downlocking
Talon de combat
Non
PME
173.00g
PTE
263.00g
IP
37
ERN
4.46
AA
70°
CCF
75cpm
Prix à la date de sortie
418.00€
Texte

L'avis du concepteur Jose Raul Soria sur la Precision 2.0 10 #4 :

"C'est la canne spécifique de la pêche des gros poissons ! Lorsque nous parcourons des grandes rivières, des parcours empoissonnés ou des destinations comme le Chili ou la Patagonie argentine, c’est sans aucun doute la canne que nous utilisons le plus et que nous conseillons systématiquement ! Capable de lancer les nymphes plus lourdes comme les corps en tungstène, une mouche sèche, un tandem sèche/nymphe ou même de petits streamers, elle répond aussi présente si nous avons besoin de pêcher un peu plus fin ou léger. Son action progressive nous permet de nous adapter sans trop de difficulté. Sa grande réserve de puissance dans le talon, qu’elle partage avec le reste de la gamme Precision 2.0, mais qui est particulièrement marquée pour cette #4 nous permet de faire face et de garantir le succès lors des combats avec des poissons puissants ou dans des rivières à forts débits. C'est une canne à nymphe, mais elle convient également pour la pêche en sèche, en particulier lorsque nous utilisons des soies assez lourdes dans les rivières larges, par vent fort, ou lorsque nous devons pêcher avec des mouches un peu volumineuses du type scarabées ou sauterelles. Sans aucun doute, c'est notre recommandation pour les batailles avec des poissons dignes de photo !"

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Baetis Precision 2.0 10' #4
Texte

L'avis de la rédaction

Une canne dont le cahier des charges se retrouve dans les chiffres : sa puissance réelle #4 est compatible avec la recherche des truites de tailles moyennes à grandes. Sa réactivité couplée à son confort d'utilisation la rendent aussi à l'aise en nymphe qu'en sèche. Elle est capable de lancer une nymphe à bille de 2.8 mm comme une soie de 4 à bonne distance. Le porte moulinet down-locking confère à ce produit un excellent équilibre. C'est la canne idéale pour celui qui recherche la polyvalence dans la pêche des beaux poissons, en France ou à l'étranger. 

Texte

Liens utiles

Le protocole de test des cannes à mouche : ici

Comment choisir sa canne à nymphe : ici

Le site de l'entreprise Rhodani :

Rhodani Pesca

 

Les autres tests Baetis :

Baetis Precision

 

Les moulins et la petite hydroélectricité : nouvelle gangrène de nos cours d'eau

moulin

Truites & Cie donne la parole à David Sibler, président de l'AAPPMA « La truite de la vallée », qui décrit factuellement dans ce qui va suivre, un scandale écologique et politique menaçant actuellement de nombreux cours d'eau français. Encore une fois, l'alibi de l'électricité verte est utilisé à des fins lucratives, jugez plutôt :

Texte

Désinformation, manipulation, histoire et tradition !

"Le doigt sur la couture, à la botte d’intérêts privés partisans, tout en occultant l’intérêt collectif, certains députés se prennent les pieds dans le tapis de la continuité écologique…leurs manœuvres répétées ne laissent guère de doute ! Alertés par nos réseaux, nous nous faisons l’écho ici de l’argumentaire analytique fourni par un membre des Structures Associatives de la Pêche de Loisirs. Une chronique désastreuse de la réalité parlementaire que nous confions à votre jugement…

Les années 2017, 2018 et 2019 ont été marquées par différents épisodes législatifs particulièrement préjudiciables pour l’atteinte du bon état écologique des eaux dont la France devra répondre devant l’Europe. Arrêtons-nous tout d’abord au « pied des moulins », et prenons la température législative.

Un contexte législatif récent tourné vers la destruction des cours d’eau

Ainsi du côté des lois et depuis 2016, nos parlementaires ont autorisé des assouplissements au profit des seuls propriétaires de moulins. Ils emportent de véritables inquiétudes et interrogations quant à l’instrumentalisation de la Loi sur l’Eau et les Milieux Aquatiques (LEMA) de 2006.

De manière globale, outre la remise en cause sévère de l’autorité de l’Etat, ce sont des fondamentaux de l’architecture et des principaux éléments structurants de la loi sur l’eau et de la politique de l’eau qui sont mis à mal. Il s’avère en effet que la continuité écologique subit depuis plusieurs années déjà une remise en cause très sérieuse de son principe.

Ce ne sont pas moins de quatre lois qui ont été, par couches successives, instrumentalisées au profit des « moulins » et des intérêts de leurs propriétaires :

  • Loi pour la préservation de la biodiversité de 2016,
  • Loi liberté de création, architecture et patrimoine de 2016,
  • Loi sur l’autoconsommation d’électricité et les ENR – février 2017,
  • Loi sur le Climat et l’Énergie de 2019,

Par ailleurs, en 2018, un projet de loi avait été déposé le 18 mars à l’Assemblée Nationale par la Députée de l’Orne, Véronique LOUWAGIE. Projet qui faisait suite à un premier texte déposé au Sénat en décembre 2017. Ce projet n’avait pas trouvé de suites. Nous y reviendrons ci-dessous…

Complétée de textes d’exécution, la fissure s’accentue : manque de transparence sur les ouvrages prioritaires « anguilles », courrier de la ministre de l’Ecologie aux Préfets du 9 décembre 2015 leur demandant de « calmer le jeu » en matière de restauration de la continuité écologique, amendements à la loi biodiversité déséquilibrant de manière substantielle les compromis de la LEMA de 2006 et enfin tentative de donner un quitus général aux systèmes hydrauliques dans le projet de loi patrimoine…les coups de boutoir se succèdent à tous les niveaux !

On pourrait comprendre d’un côté la nécessité d’un dialogue à reconstruire face aux contraintes réglementaires votées et décidées…et bien cela a été le cas lors du débat sur la charte « moulins et continuité écologique » : un échec. Faut-il faire preuve de bonne foi à la recherche du meilleur consensus possible. Et non pas chercher à défendre ses seuls intérêts…

Il est par ailleurs regrettable de constater que les parlementaires ne défendent pas à cette occasion les compromis obtenus lors de la loi sur l’eau qui a mis pour mémoire plusieurs années à émerger…

Des parlementaires spécialistes du « en même temps »… pris dans les filets du clientélisme !

Grossière, la manœuvre répétée ne peut plus rester dans l’indifférence ! On ne peut pas d’un côté rappeler le caractère décisif de la continuité écologique dans l’atteinte des objectifs de la Directive Cadre sur l'Eau ad’hoc et l’abandonner au gré des retouches successives intelligemment orchestrées depuis 2014, initiatives soutenues par quelques parlementaires partisans.

Retenons que la continuité écologique est ainsi toujours discutée fermement notamment par le Sénat et l’Assemblée Nationale qui y voit, en général un dispositif coûteux, inutile, …mais surtout contraire aux intérêts des propriétaires des moulins : l’abandon de l’intérêt collectif au profit de quelques-uns.

La gestion équilibrée et durable de la ressource, la continuité écologique sont aujourd’hui clairement menacées.

Les articles de loi ci-dessus cités en faveur des moulins vont à l’exact opposé de cette politique d’amélioration des rivières et menace donc de nous interdire de satisfaire à nos obligations européennes, nées de la DCE : une évidence !

Le tout est accompagné de campagnes de désinformation organisées auprès des propriétaires d’ouvrages visant à mettre en échec certaines opérations coordonnées de diagnostics partagés, au risque avéré de perdre tout financement public :  l’attitude des Amis des Moulins apparaît pour le moins irresponsable et révélatrice d’un certain état d’esprit, qui est celui de tout faire pour obtenir un report des échéances de leurs obligations !

Texte

Quelques précisions sur la production d'électricité par les moulins (par Romain Gabriel) :

  • Qui sont les propriétaires de moulins derrière ce texte ? Nous ne sommes plus au 18ème siècle, aujourd'hui les propriétaires des moulins qui produisent de l'électricité sont des personnes riches et très influentes, ce qui explique ce texte (lien en fin d'article) proposé à l'Assemblée Nationale.
  • C'est quoi un "moulin" ? Ce n'est pas toujours une bâtisse en pierres comme on l'imagine, ce sont aussi aujourd'hui des bâtiments type industriels...
  • La micro-hydroélectricité est beaucoup plus chère en bout de course pour nous : elle participe purement et simplement à l'augmentation du prix de l'électricité !
  • L'eau est un bien commun ! les lois visant à améliorer la qualité de l'eau, dont la continuité écologique est un levier prouvé et incontournable, existent pour réduire nos factures. Pour l'eau potable, plus l'eau est polluée ou dégradée biologiquement, plus il sera coûteux de la rendre potable, plus elle sera chère pour nous.

Une anecdote au sujet de la continuité écologique : nos plages manquent de sable, nous payons aussi l'apport de quantités astronomiques de sable ! Le problème est identifié et simple : les sables transitent par les rivières pour alimenter nos plages, les barrages les empêchent d'arriver sur le littoral.

Texte

L’intérêt privé supérieur à l’ambition collective… désinformation, manipulation, histoire et tradition !

Par ailleurs ce dernier amendement d’octobre 2019 à la loi biodiversité remet les politiques d’intérêt général au même niveau que la conciliation des usages, et revient à ranger les intérêts privés (la production d’électricité au bénéfice de particuliers) et publics (la santé des rivières et des milieux aquatiques) au même rang : une aberration !

On notera que cet article favorise l’appropriation privative de biens collectifs (les cours d’eau) incitant à l’altération de notre patrimoine piscicole et environnemental national pour la production de quelques kilowatts et l’enrichissement de quelques-uns. Merci à nos parlementaires !

En écho, l’Histoire est, dit-on, un éternel recommencement, que nous qualifierons ici plutôt de renoncement. En effet avant la révolution française, certains cahiers de doléances faisaient état des droits exorbitants des meuniers.

Extrait du Cahier des Doléances de la Sénéchaussée de Rennes – assemblée générale fixée au 7 avril 1789 :
ART. 12. – « Si le respect pour les droits de propriété empêche de demander l’extinction des droits… et des banalités (usage obligatoire et payant) des moulins, – il est indispensable de remédier aux abus sans nombre qui résultent de ces droits et de les restreindre par des lois précises dans de justes bornes – fixant le temps et la manière d’user du droit – sans qu’une possession abusive ou des titres non connus et non suivis d’une possession publique puissent y suppléer par aucune jurisprudence …

…En abolissant les corvées pour les moulins, qui n’ont aucun principe légal et n’ont été établies que par un usage abusif, consacré par une jurisprudence, qui ne peut subsister ; – en donnant la faculté de se racheter à un prix modéré des banalités, si contraires à la liberté, qu’on doit regarder cette faculté comme raison suffisante du bien public ».

Dans de nombreux départements entre autres, les banalités, surtout celles concernant les moulins, sont violemment attaquées. « Reste de tyrannie et de servitude », leur suppression est demandée en même temps que sont dénoncés les « rapaces » et « impitoyables » meuniers.

Parallèle surprenant…Aujourd’hui s’il subsiste peu de meuniers, il semble que les nouveaux propriétaires de moulins, pas parmi les plus démunis de notre société, se prévalent et revendiquent des droits tout aussi exorbitants que leurs « ancêtres » et échappent ainsi à la loi.

A partir de là, si vous faites référence aux droits fondés en titre (droits féodaux qui ont résisté à l’abolition de la féodalité pendant la Révolution et qui ont perduré malgré les nombreuses réformes de la législation française), je vous laisse le soin de choisir le qualificatif le plus adapté à ces propriétaires d’un autre temps et à nos parlementaires élus aujourd’hui qui instrumentalisent la loi à leur seul bénéfice et à celui de certains usages ciblés !

Nouvelle illustration, nous évoquions plus haut le projet de loi de mars 2018 consacré aux « moulins et petite hydroélectricité » : une proposition de loi grotesque en faveur des moulins…

Présentée à l’Assemblée le 18 mars 2018 par Véronique LOUWAGIE, soutenue par Jérôme NURRY entre autres, par Peter VIGIER, Député de Haute Loire et porté par Patrick CHAIZE, sénateur de l’Ain (et vice-président de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire), un projet de loi à contre-courant, voire d’un autre temps, qui avait été à l’étude entre le Sénat et l’Assemblée. Il visait à développer la capacité hydroélectrique des moulins en éclipsant purement et simplement deux décennies de la politique de l’eau appuyée sur des données scientifiques et des résultats incontestables !

Le projet de loi de 2018 était totalement hallucinant. Il proposait notamment d’aménager la définition des réservoirs biologiques, des seuils et barrages en faveur du développement de l’hydroélectricité !

Ce texte envisageait également que « les moulins ne puissent être taxés au titre des dommages à l’environnement », ces derniers restituant toute l’eau en sortie de système hydraulique et participants même à l’épuration de l’eau ! Ceci n’était vraiment pas sérieux !

Le projet de loi dressait un tableau idyllique mais gravement erroné du rôle des moulins pour la transition énergétique et pour le fonctionnement des rivières. Selon l’auteur, plusieurs études montreraient que les moulins réduisent les pollutions des cours d’eau, augmentent l’autoépuration de l’eau et la survie des organismes aquatiques, etc. !

Ce rapport, dont certaines parties relèvent quasiment de la désinformation dans les plus hautes sphères de la nation, est scandaleux, alors que parallèlement les services de l’Etat, les collectivités, les associations travaillent depuis plus d’une décennie, avec des résultats à la clé, à l’amélioration de la qualité des cours d’eau, de la vie aquatique et du patrimoine commun en effaçant les retenues sur les cours d’eau ainsi que les obstacles afin de favoriser le libre écoulement des eaux.

Aberration nouvelle, le potentiel hydroélectrique de notre pays est développé à plus de 90% (les 10% restants étant « irréalistes »). C’est d’ailleurs pour cela que la puissance hydroélectrique installée stagne depuis plusieurs années en France et n’augmentera presque plus. Le Ministère l’a d’ailleurs intégré dans sa programmation pluriannuelle de l’énergie mais les hydrauliciens ne semblent pas de cet avis. Ainsi les lobbies de l’énergie hydraulique sont plus que jamais sur le terrain et dans la gouvernance pour faire passer sous l’étendard de la transition énergétique une loi qui affaiblirait encore une fois la santé de nos cours d’eau.

Rien n’y fait pour autant, Après les propositions du Comité National de l’Eau et la toute récente circulaire « Pour une continuité écologique apaisée », il y eut cet été l’adoption de loi « climat-énergie » avec une augmentation des objectifs de production de la petite hydroélectricité (contraire aux objectifs fixés par la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie)…Allez y voir une cohérence ! le fameux en « même temps » de la majorité actuelle…Chasser le diable par la porte, il repasse par la fenêtre…

Par-delà une question fondamentale subsiste. Quelle peut être la pertinence d’une production nationale de micro ou pico hydroélectricité subventionnée depuis 40 ans, avec des débits de cours d’eau qui ne cessent de s’affaiblir, accompagnée d’une dégradation évidente de la qualité des eaux ?

Si nous nous référons à l’exposé des motifs, la réponse et les motivations de ces députés sont manifestement ailleurs…

Le nouveau projet de loi… une nouvelle charge destructrice de nos cours d’eau !

Le nouveau projet de loi ci-dessous déposé à l’Assemblée Nationale le 16 octobre dernier et porté par des Députés de l’actuelle majorité gouvernementale, est tout autant irresponsable.

L’impact cumulé des biefs et des barrages semble être totalement inconnu pour les auteurs. Le texte va même jusqu’à proposer que « les moulins soient exonérés de la taxe foncière sur les propriétés bâties en raison du rôle qu’ils jouent au bénéfice de l’intérêt général ». Cela n’est-il pas grossier sachant que les producteurs bénéficient d’un tarif d’achat d’environ 4 fois le prix de marché sur le dos des abonnés au réseau public d’électricité (via la taxe CSPE) ? Les moulins ont certes une valeur patrimoniale historique, mais leur usage et fonctionnement actuel est bien loin de ce qui les a vus naître il y a plus d’un siècle.

Alors non, restons sérieux, pas de loi pour généraliser les projets hydroélectriques sur les moulins, mais des examens au cas par cas !

Pour conclure, toutes ces nouvelles dispositions des lois évoquées méconnaissent les principes d’égalité des citoyens devant de la loi et devant les charges publiques… les associations le cas échéant se chargeront d’établir ce nouvel écart de nos parlementaires."

David  Sibler, AAPPMA Bassin Couze Pavin, La Truite de la Vallée

La proposition de loi du 16 octobre 2019 : ici

Vidéo pêche mouche Islande RISE 2019 : Le jour J

pêche Islande grosses truites

En 2018, notre auteur globe trotter Jean-Michel Brunet a fait plier le carbone de ses cannes à mouche sur les grosses truites islandaises, en compagnie de ses potes Luc et Romain. De cette aventure est né un film qui a eu l'honneur d'être diffusé lors du Rise Festival 2019. Il est désormais disponible sur Truites & Cie : 

Texte

Le résumé du film : Luc Malbois accompagné de Jean-mi et Romain, partent pour la seconde fois en Islande à la traque des énormes Ice Age Brown Trout.  Après leur premier voyage sans réussite sur le lac du Thingvallavatn, ils sont déterminés à se confronter enfin à ces poissons d'exception. Òlafur, un pêcheur local, leur dévoilera la raison de leur malchance et leur permettra peut-être de vivre LE JOUR J !

Les images ici :

Vidéo
Texte

Pour suivre les prochaines aventures de Jean-Michel et Luc, voici leur toute nouvelle page instagram Fly Fishing Spirit :

Fly Fishing Spirit

 

Test : Thomas & Thomas Zone 9' #5

Thomas & Thomas Zone 9' #5

Lancée en 2018, la série Zone de Thomas & Thomas a d'emblée été primée à l'International Fly Tackle Dealer 2018 dans la catégorie pêche en mer. Malgré son prix inférieur aux autres modèles de la marque, elle est également confectionnée artisanalement dans le Massachusetts et possède la même strato-résine que la gamme supérieure Avantt. Voyons ensemble les caractéristiques de la 9' #5.

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Thomas & Thomas Zone 9' #5
Texte

Test statique

Pour cette série Zone, la marque américaine a choisi d'orner le blank d'une parure bleue : cette couleur est présente au niveau de l'insert en fibre de verre du porte moulinet, des ligatures avec liserés argents et des inscriptions du premier brin. Comme c'était le cas pour la série Contact, le blank non-verni très épuré laisse entrevoir le carbone. Il comporte un anneau de départ titane avec insert zirconium suivi d'anneaux mono-pattes, chromés durs. L'alignement des brins est facilité par le numéro de série de la canne. La poignée en liège de qualité supérieure surmonte un porte moulinet argent en aluminium anodisé. Cette canne 4 brins est livrée dans une housse et un tube argenté.

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Thomas & Thomas Zone 9' #5
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Thomas & Thomas Zone 9' #5
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Thomas & Thomas Zone 9' #5
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Thomas & Thomas Zone 9' #5
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Thomas & Thomas Zone 9' #5
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Thomas & Thomas Zone 9' #5
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Thomas & Thomas Zone 9' #5
Texte

Mesures

Le protocole Common Cents System a permis de caractériser l'action, la puissance et la réactivité de cette canne :

En ce qui concerne la puissance, 44 cents ont été nécessaires pour plier la canne sur un tiers de sa longueur, ce qui donne après conversion un ERN à 5.50. Il classe donc la puissance de la canne comme une soie 5, exactement ce qui est annoncé par le fabricant. 

L'AA à 68° classe l'action de cette canne dans la catégorie fast (AA supérieur à 66°) mais très proche de l'action moderate fast.

La fréquence d'oscillation est standard, à 84cpm et le PTE à 246gr atteste d'un bon confort de pêche compte tenu de la longueur/puissance de ce modèle.

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Thomas & Thomas Zone 9' #5
Matériel

Thomas & Thomas Zone 9' #5

Marque
Thomas & Thomas
Série
Zone
Longueur
9'
Longueur réelle
275cm
Soie
#5
Brins
4
Poids annoncé
92.00g
Poids réel
91.00g
Anneaux
10
Premier anneau
54cm
Poignée
25x164mm
Serrage
Uplocking
Talon de combat
Non
Accroche mouche
Oui
Points d'alignement
Oui
PME
155.00g
PTE
246.00g
IP
44
ERN
5.50
AA
68°
CCF
84cpm
Prix à la date de sortie
495.00€
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Ivan Gémages
Texte

L'avis d'Ivan Iannaccone (Le Moulin de Gémages), importateur français exclusif Thomas & Thomas :

"Un outil de pêche de haute performance issu des dernières technologies des ateliers Thomas & Thomas à un prix presque deux fois inférieur aux séries courantes ! De fait, les mêmes résines « Strato Therm » et modes de fabrication que ceux des séries Avantt/Exocett sont employés pour la réalisation de la série Zone. C'est une canne d'action semi-rapide avec une belle réserve de puissance pour faire face à toutes les conditions météo et situations de pêche. La bonne intuitivité au lancer, la superbe tenue de poisson et la solidité des matériaux employés sont fidèles aux cannes artisanales de Thomas & Thomas. Cette canne est utilisable aussi bien en eau douce qu'en eau de mer. Au vu du succès rencontré en 2019, le fabricant étoffe la gamme (de 7'6 #3 à 9' #10) avec une 9'6 #6 et 10' #4 pour 2020. Une canne Thomas & Thomas de haute performance, à prix tout doux, numérotée et garantie à vie !"

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Thomas & Thomas Zone 9' #5
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Thomas & Thomas Zone 9' #5
Texte

L'avis de la rédaction

Enfin une canne de très belle facture à un prix raisonnable ! Avec cette série Zone, Thomas & Thomas nous montre qu'il est tout à fait possible de conjuguer couleur et classe. Comme d'habitude, la finition est superbe et les données fabricant sont parfaitement conformes à nos mesures (que ce soit pour la puissance annoncée, ou le poids du produit). Une fois n'est pas coutume, nous avons testé cette canne en lac de montagne durant l'été 2019, en pêchant en sèche, avec une soie Lee Wulf Long Belly n°5. Avec sa puissance réelle #5 et son action "entre deux" (fast tout en étant proche de la catégorie moderate fast), elle s'est montrée très polyvalente et capable de pêcher efficacement à toutes distances, même avec des pointes fines en 10/100 lorsque les conditions de pêche l'imposaient (il serait quand même aventureux de descendre en dessous ce diamètre au regard de la puissance de l'outil). Suffisamment réactive pour attaquer les poissons qui croisaient au bord en minimisant le nombre de faux-lancers, elle peut aussi sortir de la soie si le besoin s'en fait sentir. En somme, un excellent rapport qualité/prix avec une garantie à vie. 

Texte

Liens utiles

Le protocole de test des cannes à mouche : ici

Le site du Moulin de Gémages, importateur exclusif Thomas & Thomas :

Le Moulin de Gémages

Bénéficiez de 5% de réduction sur le modèle testé en contactant Ivan Iannaccone au 02 33 25 15 72 ou par mail à l'adresse suivante : contact@lm2g-flyfishing.fr

Les autres tests Thomas & Thomas ici :

Thomas & Thomas

L'Absolut No Refuse de Jean-Marc Somaré

Absolut No Refuse

Jean-Marc Somaré est originaire du département des Vosges et fréquente assidûment les rivières de Franche-Comté, où il recherche les truites zébrées avec sa technique fétiche : la pêche en nymphe à vue. Jean-Marc a partagé sa passion au travers de nombreux articles dans la presse halieutique et il est également considéré comme l'un des meilleurs monteurs de mouches français. Sa finesse dans le dressage, sa régularité et la qualité de ses finitions font partie de ses marques de fabrique. Il nous raconte aujourd'hui la genèse de sa fameuse nymphe A.N.R : 

Texte

Une naissance outre-Atlantique :

Cette nymphe fait parler d’elle et fait couler beaucoup d’encre. L’Absolut No Refuse (ANR) est une nymphe dont je ne revendique pas la paternité, mais dont je revendique l’adaptation au style de pêche à la nymphe légère made in France, le fameux ultra-light nymphing.

L’histoire de ce modèle remonte à 2004. Accompagné d’Eric Montaclair et de Bastien Marqués, nous partons pour un périple de deux semaines sur les rivières du Middle West américain.

Notre premier point de chute est Idaho Falls dans l’Idaho pour pêcher la très célèbre Henry’s Fork river, malheureusement la rivière n’est plus que l’ombre de ce qu’elle était, bon nombre de poissons ont disparu et la pêche est médiocre. Rapidement nous changeons de programme, le temps de refaire les bagages et nous mettons le cap sur Flaming Gorge Lodge, dans l’Utah. Objectif : tremper nos mouches dans la réputée Green River. Après quelques jours passés à taquiner arcs, farios et Cutthroat, nous prenons la direction du Montana pour atteindre la Missouri River à Craig. C’est à partir de là que commence véritablement l’histoire de la No Refuse.

A votre arrivée à Craig, votre première visite est pour le Fly Fishing Shop local, il est immense. Chacun cherche, dans son domaine de prédilection, des nouveautés à acquérir. C'est le coin montage de mouche qui m’attire, des centaines et des centaines d’articles sont sur les présentoirs, de quoi en perdre la tête. Je tombe sur un produit ressemblant à du vinyl rib, celui-ci étant plus petit que celui commercialisé en Europe, j’en prends deux pochettes. A coté de ce produit et de la même marque je trouve un autre produit qui ressemble au zing mais teinté, je ne connais pas, deux ou trois pochettes viennent grossir mon panier et j’achète du dubbing d’opossum que je ne connais pas non plus."

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Green River
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"Apres le Fly tying, c’est autour de la littérature halieutique américaine d’être passée en revue, c’est le cas de le dire. Ayant fait quelques séjours aux USA, je possède déjà beaucoup de livres traitant du montage, mais je ne peux résister au plaisir de tourner les pages de ces ouvrages remarquablement bien faits. Au bout de quelques ouvrages, je tombe en arrêt devant un livre, comme un Setter peu tomber à l’arrêt devant une bécasse. Ce livre est celui de Shane Stalcup, au titre évocateur de « Mayflies Top to Bottom », tout en couleur, avec des photographies de grande qualité, Shane traite les éphémères et leurs représentations avec une approche réellement moderne et innovante.

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Missouri River
Légende
La Missouri river Craig
Texte

De retour au lodge, je parcours avec voracité le livre, bien qu’ayant un anglais approximatif, je comprends quand même de quoi il est question, ce bouquin est vraiment bien fait. A la lecture des patrons de montage un matériau revient souvent, le D-Rid, pour réaliser les abdomens des mouches sèches, nymphes ou émergentes, ce produit est celui que j’ai acheté en même temps que le livre. Par curiosité j’ouvre une pochette et tout de suite je me rends compte que s'il ressemble au Vinyl Rib, ce n’est pas du tout le même produit. Le D-Rib a cette particularité d’être très souple et d'une élasticité extraordinaire sans perdre sa forme initiale qui est un D, d’où son nom. Mais surtout, quand il s’allonge il garde cette forme en demi-cercle. Intéressant.

Un autre produit revient régulièrement dans le montage des nymphes et mouches sèches, le Médaillon, vous vous rappelez le produit qui ressemble au zing mais teinté, Shane s’en sert pour faire le sac alaire des nymphes. Je n’avais jamais vu ce produit utilisé de cette façon, généralement employé pour faire des ailes. C’est une découverte, une révélation. Sans le savoir, je venais d’acquérir l’ensemble des ingrédients nécessaires au montage de la future redoutable Absout No Refuse."

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Jean Marc Somaré
Légende
Jean-Marc avec une belle truite de Franche Comté
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Un peaufinage sur les zébrées de l'Est :

"De retour en France fin septembre, la pêche fermant sur le territoire, ces matériaux tombèrent un peu dans l’oubli, pas le livre de Stalcup, qui est resté de longs mois sur ma table de chevet.

Au printemps suivant, je prends quelques vacances dans le sud, avec dans mes bagages tout mon nécessaire de montage, bien décidé à remplir mes boites assez mal en point. Et dans mon attirail, bien sur, les produits achetés l’été dernier. Je me mets à l’étau pendant toute une semaine, je refais une beauté à mes boites et monte quelques prototypes de nymphes en D-Rib et Médaillon. Ces derniers étant à mes yeux une variante très lointaine de la célèbre Phaisant Tail de Sawyer, c’est donc la formule de montage suivante que je retiens dans un premier temps :

  • Hameçon : TMC 100 SP BL N° 16, 18 et 20.
  • Soie de montage : Brune.
  • Cerques : en fibres en faisan.
  • Abdomen : en D-Rib Brown.
  • Thorax : en opossum Brown.
  • Sac alaire : en Médaillon Brown.

Fort de ces quelques modèles et de mes boites bien remplies, c’est avec une confiance à toute épreuve que je me retrouve les rives du Doubs à Goumois. Là m’attend Didier Perrachon et c’est naturellement que quelques unes de mes nouvelles nymphes changent de boite. Perrachon est sans conteste possible le meilleur pêcheur pour évaluer les qualités et défauts de n’importe quel modèle. La sentence ne tarde pas à tomber, le lendemain soir, je reçois un coup de fil de l’intéressé, son verdict est flatteur pour l’artificielle, c’est une nymphe qui prend du poisson et beaucoup de poissons y compris les truites particulièrement éduquées du Pré Bourassin, où elles font plusieurs dizaines de centimètres pour venir la prendre. Toutefois, elle a un défaut, elle coule trop vite, ce comportement n’est pas compatible avec la pêche à la nymphe légère. Pourtant il me semble qu’elle est peu lestée, 3 tours de 0.3 mm de plomb. Dans la semaine, je suis de nouveau à l’étau et monte plusieurs exemplaires pas plombés pour l’artiste. Mais il me reste à savoir si les qualités de cette artificielle sont réelles ou si elles sont dues au talent de Chonchon. Remonté comme une pendule, je suis sur les rives du Doubs de très bonne heure le samedi matin suivant, prêt à en découdre avec les truites du pont de Goumois, poissons sur-éduqués. C’est à mon niveau de pêche un test significatif. Le premier poisson, attaqué aval, ne fait pas loin de cinquante centimètres pour saisir ma nymphe gueule grande ouverte. Pendu au premier posé. Je suis sur le cul. Deuxième poisson attaqué, cette fois trois quart amont à l’animation, légère, il monte de trente centimètres sans aucune hésitation. Je suis médusé, je viens en deux lancers de faire des progrès extraordinaires. A moins que ce ne soit cette maudite nymphe. C’est véritablement une nymphe bien née. C’est ce jour qu’elle reçut son premier nom de baptême, la No Refuse."

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Doubs à Goumois
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Le Doubs à Goumois
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"Au cours de l’hiver suivant, je perfectionne le modèle en lui adjoignant des pattes en plumes de perdrix mais pas n’importe quelles plumes, je prends celles qui proviennent du dos de la perdrix grise, l’idéal étant de posséder une peau entière, garantie de pouvoir choisir la bonne plume à chaque fois. Pour la pose des pattes, j’utilise une méthode bien connue mais délicate à mettre en œuvre, vous trouverez plus de détails dans le procédé de montage. En même temps, je me suis mis à faire des nymphes plus petites, sur Tiemco TMC 100 SP BL N° 20. La saison suivante fut certainement celle où la No Refuse, avec pattes, connut le plus de succès. En quelques semaines, vue sa régularité et sa solidité (28 poissons pris avec la même nymphe), Didier Perrachon la rebaptise en Absolut No Refuse, l’A.N.R, nom encore plus évocateur et flatteur. Depuis ses débuts de carrière, ce modèle ne dément pas son efficacité aussi bien sur les ombres que sur les truites. Elle possède toutes les qualités des nymphes modernes : légèreté, robustesse, proche du modèle naturel et surtout elle donne confiance à celui qui s’en sert.

Pourtant, malgré la toute confiance que j’ai en ce modèle, il ne faut jamais perdre à l’esprit que la meilleure des mouches aux mains d’un piètre pêcheur restera une piètre mouche. Cette nymphe ne fait pas tout, elle n’est qu’un élément d’un ensemble qui doit être, en tout temps, parfait."

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Jean Marc Somaré
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Jean-Marc avec une truite du Doubs au "Rocher du singe"
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Absolut No Refuse
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Formule de montage :

  • Hameçon : Tiemco TMC 100 SP BL n° 16, 18 et 20.
  • Soie de montage : Fil 8/0 Brown foncé.
  • Cerques : De 6 à 3 fibres de pelles Pardo Flor de Escoba.
  • Abdomen : Micro D-Rib Brown.
  • Lestage : De 0 à 5 tours de plombs en 0.30 maxi suivant besoin.
  • Sac alaire : Médaillon Sheeting Brown.
  • Thorax : Dubbing d'opossum Brown pour les gros modèles, dubbing ultra fin Brown pour les petits modèles.
  • Pattes : 5 à 10 fibres de plume de dos de perdrix de chaque coté du thorax.
  • Tête : Marquée, en fil de montage et vernie.
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Absolut No Refuse
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Une démarche raisonnée pour la "conception" de cette nymphe.

"La « Baetis Nymph » et la « Biot Nymph », créées par le regretté Shane Stalcup, sont la base montage de l’A.N.R. La première mouture de cette nymphe était sans patte, je ne voyais pas la nécessité d'en mettre, à l'époque j'étais orienté sur les nymphes dépouillées, sans "chichi", je souhaitais un modèle se présentant dans l'esprit de la célèbre Pheasant Tail de Franck Sawyer. Mon choix s'est porté sur la simplification de la Baetis Nymph en lui apportant les modifications suivantes :

  • Changement d'hameçon qui était un Targus équivalant du TMC200R sur l'original. Je n'ai jamais aimé cette référence, jugeant, à tort peut-être, l'ouverture trop petite et la hampe trop longue. Toutes ces raisons m'ont amené à employer un TMC100. L'objectif étant de pouvoir faire des nymphes très petites, à l'époque, je faisais déjà des modèles sur des TMC100 N°22.

  • Remplacement des cerques en fibres molles de perdrix (que je juge très, trop fragiles) par des fibres de pelle de coq Pardo.

  • Suppression des pattes en perdrix.

  • Imitation du style du sac alaire de la Biot Nymph, celui de la Baetis Nymph me semblant un peu compliqué.

  • Modification de l'enroulement du D-Rib, j'ai supprimé le sous corps en dubbing, je suis passé d'un enroulement espacé sur le modèle original à un enroulement serré sur l'A.N.R. avec un sous corps légèrement conique en soie de montage.

La Non Refuse était née.

Une précision concernant le D-Rib, confondu très souvent avec le Vinyl Rib ou Vinyl D-Rib. Ces deux produits sont d'aspects et de formes identiques au D-Rib, ils ont une palette de couleurs presque similaires mais, et c'est là toute la différence, ils ne sont pas du tout faits dans la même matière. En effet, le gros point fort du D-Rib est son élasticité incroyable puisqu'il revient à sa longueur initiale sans garder de mémoire alors que le Vinyl Rib s'allonge difficilement, demandant d'être passé entre les doigts pour le chauffer un peu et il garde en mémoire de la longueur, comme si on avait dépassé la limite élastique du produit. En un mot, le D-Rib est beaucoup plus mou et plus dense, autorisant une fixation très serrée, sure, sans aucune sur-épaisseur.  Cette faculté à revenir à sa longueur initiale permet de réaliser des enroulements serrés et coniques en "lâchant" tour après tour la tension sur le produit, ce qui donne cet aspect magnifique et très réaliste. Comme lors de sa première fixation à la courbure, la fixation au thorax se fait sans sur-épaisseur.

Au cours d'une discussion avec le "testeur" de la nymphe, le très célèbre et compétent Didier Perrachon, l'idée de mettre des pattes est envisagée. J'ai ajouté des pattes en utilisant cette fois la méthode développée pour la Biot Nymph. La plume de Perdrix, préparée, est fixée fibres vers l'arrière, le réglage de la longueur des pattes se fait en tirant sur la plume.

Si l’A.N.R. reste une parente éloignée des modèles de Stalcup, j'en revendique la construction réfléchie, parfaitement adaptée aux exigences du "nympheur moderne" français. Je revendique d'avoir fait connaitre cet extraordinaire monteur qu’était Shane Stalcup (décédé trop jeune en mai 2011), le D-Rib et le Médaillon aux monteurs de mouches français.

Depuis 15 ans maintenant, le succès de cette nymphe ne s'est jamais démenti et est même très plébiscité par bon nombre de pêcheurs à vue compétents."

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Absolut No Refuse

Test : Orvis Clearwater 10' #3

Orvis Clearwater 10' #3

En 2019, le catalogue de la firme américaine Orvis s'est enrichi des cannes Clearwater, positionnées en entrée de gamme et déclinées en plusieurs longueurs et puissances de façon à répondre à tous les besoins du pêcheur de truite contemporain. Nous présenterons successivement deux modèles, la 9' #5 et la 10' #3, en commençant par cette dernière.

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Orvis Clearwater 10' #3
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Test statique

Comme d'habitude avec Orvis, le look sort de l'ordinaire : les inscriptions blanches sur le premier brin et le verni gris satiné singularisent cette gamme. Le blank comporte des anneaux serpentiformes chromés qui suivent deux anneaux de départ céramiques. De petits points facilitent l'alignement des brins. La forme de la poignée est originale ("demi-cigare modifié") et similaire à celle de la gamme Helios. Le liège est d'excellente facture. A noter la présence d'un talon de combat et d'un porte moulinet inversé (down-locking) qui favorisent l'équilibre général du produit. Cette canne 4 brins est livrée dans un tube cordura gris et une housse de protection.

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Orvis Clearwater 10' #3
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Orvis Clearwater 10' #3
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Orvis Clearwater 10' #3
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Orvis Clearwater 10' #3
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Orvis Clearwater 10' #3
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Orvis Clearwater 10' #3
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Orvis Clearwater 10' #3
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Mesures

Le protocole Common Cents System a permis de caractériser l'action, la puissance et la réactivité de cette canne :

En ce qui concerne la puissance, 28 cents ont été nécessaires pour plier la canne sur un tiers de sa longueur, ce qui donne après conversion un ERN à 3.12. Il classe donc la puissance de la canne comme une soie 2/3, un peu moins que celle annoncée par le fabricant. Avec un AA de 68°, l'action de la canne est fast (AA supérieur à 66°). La fréquence à 73 nécessitera une adaptation du rythme de lancer pour la pêche en sèche. On pourra sous-charger légèrement la canne avec une soie de 2 par exemple pour favoriser la cadence de faux-lancers. 

Avec un PTE de 260gr, l'équilibre de la canne est honorable compte tenu de la longueur/puissance, ainsi que de sa gamme de prix. 

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Orvis Clearwater 10' #3
Matériel

Orvis Clearwater 10' #3

Marque
Orvis
Série
Clearwater
Longueur
10'
Longueur réelle
306cm
Soie
#3
Brins
4
Poids réel
106.00g
Anneaux
12
Premier anneau
40cm
Poignée
24x176mm
Serrage
Downlocking
Talon de combat
Oui
PME
154.00g
PTE
260.00g
IP
28
ERN
3.12
AA
68°
CCF
73cpm
Prix à la date de sortie
249.00€
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Florian Caravéo
Texte

L'avis de Florian Caravéo, ambassadeur Orvis France et compétiteur du championnat de France D1 de pêche à la mouche sur la gamme Clearwater :

"La nouvelle génération de canne Clearwater intègre des technologies innovantes mises au point notamment dans la conception des cannes Helios 3. Il ne s’agit donc pas d’une simple revisite. Du blank au porte moulinet en aluminium en passant par la poignée plus ergonomique, tout a changé et cela avec le souci du positionnement prix qui demeure accessible pour une canne garantie 25 ans. La qualité de manufacture est remarquable, la poignée liège grade AAA est un vrai plus par rapport à la génération précédente."

Et sur la 10' #3 en particulier :

"Aux USA les techniques de pêches en nymphe européennes font des adeptes et ce modèle s’inspire de l’action de la Recon 10’ soie 3 qui est un BEST SELLER ! Précise et délicate, cette Clearwater offre la polyvalence nécessaire pour utiliser des nymphes lestées de billes en tungstène de 2,3 mm à 4 mm voire même plus lourdes. Sa réserve de puissance est bien ajustée pour combattre efficacement des poissons de toutes tailles avec des pointes de bas de ligne fines. La poignée demi-cigare modifiée combinée à un porte moulinet inversé avec talon de combat assure un bon équilibre à cette canne très agréable en action de pêche. Dans cette gamme de prix c’est un excellent choix pour des pêcheurs qui souhaitent progresser dans la pratique des techniques modernes de pêche en nymphe."

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Orvis Clearwater 10' #3
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L'avis de la rédaction

Comme nous l'avions déjà observé lors du test de la Recon 10' soie 3 (ici), la puissance annoncée par le fabricant est légèrement sur-estimée : il s'agit en réalité d'une #2/3. D'ailleurs, nos chiffres montrent que l'action, la puissance et la réactivité de la Clearwater 10' #3 et de la Recon 10' #3 sont quasiment identiques. Ainsi, comme annoncé par Florian Caravéo, cette Clearwater 10' #3 sera particulièrement utile pour les pêches fines avec des nymphes à partir de 2.4mm. L'action tout en compromis, fast mais proche de la catégorie moderate fast la rend très polyvalente. Nous avons testé cette canne durant l'été 2019 en rivière moyenne de montagne, en pêchant en alternance, tantôt en nymphe, tantôt en sèche avec une soie naturelle parallèle numéro 2 qui lui convient à merveille. Elle est parfaite pour ces approches discrètes et précises en sèche, à courtes et moyennes distances. La position du premier anneau à 40cm de la poignée est idéale pour cette pratique. A moins de 250 euros, difficile de reprocher quoique ce soit à cette Orvis, d'autant qu'elle bénéficie d'une garantie 25 ans.

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Liens utiles

Le protocole de test des cannes à mouche : ici

Comment choisir sa canne à nymphe : ici

Les cannes Orvis chez Aspe Angler :

Aspe Angler

 

Les autres tests Orvis : 

Orvis pêche mouche

 

 

Halieutisme et développement durable (1/3): une convergence évidente

Pêche truite

J’ai 8 ans, j’enfile mes bottes pour partir à la pêche. A cette époque je découvrais ce loisir, prenant, intrigant, mystérieux. Cette envie de me retrouver au bord de l’eau dans une insouciance parfaite me permettait de m’évader. Qu’y-a-t-il sous l’eau ? Où se cache le poisson ? Mes rêves portés par les images de mes premières revues de pêche, ces truites énormes, ces brochets majestueux, dans des paysages somptueux, m’accompagnent encore. Tout est plus incroyable au travers du regard d’un enfant. Un seul poisson peut vous marquer à vie et entretenir en vous l’envie de retourner pêcher. Mais la dégradation profonde du ruisseau de l’enfance peut aussi avoir raison de nos rêves et nous amener à mettre nos cannes au placard.

En réalité aujourd’hui, le pêcheur a-t-il une âme écologiste ? Se préoccupe-t-il de la qualité de sa rivière ou de son lac ? Qui suis-je en tant que pêcheur et à qui suis-je rattaché ? Notre gestion halieutique est-elle respectueuse de l’environnement ?

Le sujet de l’écologie à la pêche est extrêmement vaste tant il soulève de questions sur le pêcheur lui-même, son comportement, et sur la gestion mise en œuvre à plusieurs des niveaux associatifs auxquels nous sommes inévitablement rattachés par notre carte de pêche.

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De la gestion halieutique à l’écologie, le petit pas vers le développement durable

La gestion halieutique, la gestion de la pêche, a pour finalité le contentement de ses adhérents, c’est à dire des pêcheurs qui achètent leur carte de pêche. A l’évidence il est souhaitable de maintenir voire développer les effectifs de pêcheurs pour préserver nos moyens d’actions : animations, veille scientifique, valorisation des parcours, aménagements, protection des milieux, développement, etc. Le changement rapide de société et les évolutions culturelles que l’on connait aujourd’hui ont aussi une influence sur ce que recherche le pêcheur, et les gestionnaires ont le devoir d’identifier ces changements et de s’y adapter au plus vite pour suivre les tendances.

Pourquoi maintenir nos effectifs ou tenter de les augmenter ?

Je suis moi-même un ours qui n’aime pas la concurrence à la pêche ! Pourtant, en prenant part au débat halieutique, on prend conscience des mécanismes et des enjeux qui conditionnent au bout du bout, notre qualité de pêche. Lorsque nos représentants tiennent la route, les pêcheurs de loisir sont relativement bien entendus, à condition qu’ils s’expriment ailleurs que sur les réseaux sociaux (aux assemblées générales par exemple). Nous sommes par le biais de nos représentants des acteurs à la fois de la vie locale mais aussi du développement du territoire.

Or en ce sens, la pêche de loisir s’inscrit parfaitement dans le développement durable puisqu’elle y répond : aspect social, écologique et économique. Elle intervient à un niveau local bien entendu, puis territorial dès que l’on y intègre un volet touristique. Elle est éminemment sociale par toute la vie associative et le dynamisme événementiel qu’elle apporte, et économique par les retombées directes ou indirectes qu’elle produit. Quant à son volet écologique, nous en sommes tout simplement dépendants, il s’agit pour nous d’une nécessité que nous devons prendre en compte en toute intelligence.

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schéma développement durable
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Se professionnaliser pour être crédibles

Bien évidemment, lorsque nous sommes mal représentés rien ne va plus… Je ne m’y attarderais pas, on le sait tous. En revanche, la force de la pêche associative réside dans ses fédérations départementales, disposant d’une bonne échelle géographique vis-à-vis de nombreuses institutions départementales et régionales. Elles ont la capacité de proposer des projets halieutiques conçus sur le modèle du développement durable, modèle qui se généralise en réaction à des erreurs du passé. Nos élus représentent plusieurs milliers de pêcheurs, c’est un poids non négligeable, et ils portent la voix de projets conçus par des équipes salariées. Cette force émane du lien unique qui existe entre professionnels de la pêche de loisir et bénévoles dont le soutien est indispensable.

Une fédération bien structurée peut disposer de nombreuses compétences au sein :

  • D’une cellule scientifique, assurant une veille scientifique sur les milieux aquatiques (hydrobiologistes), un rôle de conseil et parfois de recherche, des actions de sauvetage des poissons...
  • D’une cellule de développement accueillant des animateurs, chargés de communication, chargés de développement halieutique…
  • D’une direction dont le rôle n’est pas anodin aujourd’hui, puisqu’elle est en capacité de faire le lien entre les différents services et apporte sur la table de nos élus des propositions concrètes, étayées et cohérentes.

Je peints là le tableau d’une structure un peu idéale mais tout à fait plausible. Le professionnalisme apparaît comme LA clé qui permettra au monde associatif de la pêche d’être entendu et de défendre ses intérêts. Pour aller plus loin, je dirais également qu’il est important que les personnes qui travaillent pour les pêcheurs puissent comprendre un minimum leur passion, voire même qu’ils soient pêcheurs eux-mêmes.

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pêche Truite
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Toute la difficulté de la pêche associative réside dans le fait que notre loisir est extrêmement diversifié. On compte environ 1,6 millions de pêcheurs plus ou moins assidus en France, toutes techniques et espèces recherchées confondues : autant de raisonnements, de gestionnaires et d’élus des 94 fédérations départementales et des 3700 AAPPMA qui représentent les pêcheurs. Difficile de contenter tout le monde et le fossé est parfois immense d’un département à l’autre, d’où l’importance de la professionnalisation des compétences.

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Pêche jeune
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Se tourner vers les jeunes, la base du développement durable de notre loisir

Je vis dans l’Aveyron et je me réjouis aujourd’hui de voir ce que la Fédération de pêche a réalisé en 15 ans pour nos jeunes pêcheurs. La professionnalisation de leur service animation a constitué un tournant majeur de la pêche dans le département. L’Ecole Fédérale de Pêche de l’Aveyron fait l’unanimité auprès des pêcheurs mais pas seulement. En se tournant vers les jeunes, la Fédération a donné à la pêche dans l’Aveyron une véritable reconnaissance auprès du grand public et des institutions. Ayant démarré avec un seul animateur, l’Ecole Fédérale de Pêche de l’Aveyron est aujourd’hui extrêmement dynamique :

  • 4 animateurs diplômés à temps plein et 1 poste saisonnier par an.
  • 150 établissements touchés (écoles, centre de loisirs, centres de vacances, etc.)
  • 5000 jeunes sensibilisés.
  • 900 animations par an à la découverte de toutes les techniques de pêche et d’un grand nombre d’espèces de poissons du bord ou en bateau, sensibilisations aux écosystèmes aquatiques, camps de vacances, etc.
  • 2 bateaux aménagés bass-boat pour les grands lacs dont un adapté aux personnes à mobilité réduite.
  • Un budget à l’équilibre entre chiffre d’affaire et subventions de la Fédération Nationale de la Pêche en France.
  • Des partenariats avec les syndicats de rivière, l’Agence de l’Eau Adour Garonne, la Région Occitanie, le Comité Handisport de l’Aveyron, etc.
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pêche fario
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L’un des deux bateaux de l’école de pêche : celui-ci a été aménagé pour accueillir des personnes à mobilité réduite
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Depuis plusieurs années déjà, elle travaille en étroite collaboration avec l’éducation nationale. Elle fait non seulement de la découverte de la pêche de loisir, mais propose aux scolaires une sensibilisation aux écosystèmes aquatiques adaptée aux différents programmes scolaires. Grâce aux jeunes la boucle est bouclée : ils découvrent les milieux aquatiques, leur fragilité, la vie qui s’y trouve, les poissons, et s’initient à la pêche avec des bases saines sur la préservation de l’environnement.

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Pêche leurre
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Animation scolaire de sensibilisation à la rivière menée par les animateurs de l’Ecole Fédérale de Pêche de l’Aveyron en lien avec le Syndicat Mixte du Bassin Versant du Viaur
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Que demander de plus ? En se tournant vers les jeunes pêcheurs, la pêche associative cible le long terme, à condition que l’on dispose de professionnels diplômés. Être animateur pêche est un métier à part entière, qui nécessite de se former (BPJEPS pêche de loisir) et demande un minimum de connaissances sur les milieux aquatiques. Les bénévoles accompagnent les animateurs et apportent leur aide à l’encadrement. Le plaisir est partagé et l’école de pêche rassemble ainsi de nombreux bénévoles dont la participation est essentielle. Pour les pêcheurs en herbe, ce type d’école de pêche offre l’opportunité de vivre de vrais moments de pêche qui leur laisseront des souvenirs impérissables. La base du développement durable de la pêche se trouve dans les futures générations, dans l’accompagnement de nos jeunes pêcheurs.

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pêche fario
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La Fédération de pêche de l’Aveyron a mis l’accent sur les jeunes et s’est dotée d’outils à la hauteur de ce que représentent pour elle les futurs pêcheurs
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La base du développement durable de la pêche se trouve dans les futures générations, dans l’accompagnement de nos jeunes pêcheurs.
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Dans ce cadre-là, payer une carte de pêche en sachant ce qu’elle permet d’offrir à nos enfants ne me semble pas un problème. Le monde associatif de la pêche est loin d’être parfait. Il est souvent lent à réagir, et gangréné par certains élus en place qui ont perdu l’essentiel : faire avancer la pêche associative et préserver nos milieux aquatiques.

Nous faisons pourtant inévitablement partie de ce milieu associatif et c’est aussi à nous d’y participer. Au-delà des questions d’empoissonnements ou de réglementation, avoir une réflexion sur le développement durable et la gestion de la pêche nous amène à penser à nos futurs pêcheurs, à nous engager sur la voie d’un développement halieutique durable. Nous avons à disposition avec une seule carte de pêche des milliers de kilomètres de cours d’eau, d’hectares de lacs, et beaucoup de jeunes qui ont besoin qu’on les y accompagne.

Ce sont aussi des lieux fragiles et parfois menacés par le dérèglement du climat. Les protéger est bien entendu dans notre intérêt et dans celui des générations futures…

Le Poisson Voyageur - Itinéraires d'un pêcheur à la mouche de D.Gauduchon

Le Poisson Voyageur - Itinéraires d'un pêcheur à la mouche

Après avoir sillonné la planète avec ses cannes à mouche pendant plus de 20 ans, David Gauduchon nous fait partager son expérience de pêcheur voyageur dans son dernier livre paru aux éditions Gerfaut, par delà 15 destinations judicieusement choisies : 

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LE POISSON VOYAGEUR
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Le contenu de ce livre consacré aux voyages de pêche est assez original puisqu'à chaque pays visité, David nous embarque dans une anecdote marquante, avant de dispenser quelques conseils de base pour qui voudrait tenter l'aventure. A la fois pratique et richement illustré, ce livre est une véritable ode au voyage et à l'évasion dans de fantastiques espaces sauvages et préservés.

Les destinations salmonicoles les plus réputées de la planète figurent dans cet ouvrage, dont l'île du sud néo-zélandaise, la Henry's Fork de l'Ouest américain ou encore la Terre de Feu. Vous partirez également à la recherche de poissons plus exotiques comme les tarpons de Cuba ou les payaras vénézuéliens. 

Ce livre est ponctué de rencontres humaines, de péripéties, de contemplations oniriques, agrémentées d'un brin de technique... tout ce qui fait l'essence même de notre passion !

Le produit en bref :

Parution octobre 2019
220 x 300 mm
192 pages
cartonné
35 €

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LE POISSON VOYAGEUR
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LE POISSON VOYAGEUR
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LE POISSON VOYAGEUR
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Lien utile : 

Le site de l'éditeur : 

Gerfaut

 

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