Avez-vous remarqué comme ça s'anime en ce moment autour de la réglementation pêche ?
Cette fois, c’est la FDAAPPMA de l’Aude (11) qui a mis le feu aux poudres avec l'abaissement du quota à 5 truites fario par jour, relançant ainsi les sempiternels débats entre les pêcheurs paniers qui revendiquent une pêche libertaire traditionnelle et les traqueurs de beaux poissons en catch and release, souvent favorables à ce genre de mesure. Voilà le tableau si l'on caricature un peu.
Le patch à nymphes est un accessoire qui a connu un franc succès ces dernières années auprès des pêcheurs à la nymphe. Il est aujourd'hui devenu incontournable. Le principal avantage de stocker ses nymphes dans un patch est de pouvoir garder à porter de main un grand panel de mouches et de gagner en rapidité lors du changement. Plus besoin de chercher une boîte dans une des poches du gilet ! En 2019, deux nouveaux modèles made in France ont fait leur apparition sur le marché, proposés par deux personnalités du monde de la compétition mouche, Yann Caleri et Joël Santoni. Nous vous les présentons aujourd'hui :
Fruit de l'imagination de Yann, ex-compétiteur de rang international, ce patch est constitué de néoprène afin de pouvoir non seulement piquer les nymphes à l'intérieur de façon classique, mais également sur les faces externes pour un gain de temps encore plus important. Le système de fermeture est aimantée, ce qui permet d'éviter l'usure du scratch sur le long terme et de gagner en durabilité. Le système de fixation est assuré par un mousqueton
Ce patch est très fonctionnel, léger et durable. Il ne s'ouvre pas même en cas de saut ou de marche rapide le long de la rivière.
2 tailles sont disponibles :
... ainsi que 4 couleurs : brun foncé, brun clair, noir et rouge.
En 2019, Joël Santoni, compétiteur de pêche à la mouche et membre du GPS Bourg en Bresse Revermont, s'est lancé dans la confection artisanale de patch à nymphes en cuir. Ici, c'est l'esthétique qui est clairement plébiscité, Joël propose un patch totalement à la carte, en ce qui concerne la couleur, la finition, la taille, le type de mousse et de fixation. Laissons-le nous présenter sa gamme de produits :
"Après de longs mois de réflexion, je me suis lancé dans cette aventure et je propose aujourd'hui 5 modèles :
En ce qui concerne, la partie intérieure les pêcheurs ont la possibilité d’avoir
Les fixations sur le gilet ou le chest pack sont également multiples : mousqueton, D-ring, scratch ou le duo D-ring/scratch.
La base principale de mon produit est le cuir, matière naturelle qui se décline en différentes épaisseurs, grains, tannages et surtout dans de nombreuses couleurs dont les standards noir, marron, marron châtaigne. Cette année les coloris olive et orange sont arrivés et les dames ne sont pas en reste avec des cuirs plus typé féminins également disponibles !
Alors que les étuis vendus dans le commerce sont souvent faits en série, avec un choix de couleur unique ou réduit, j’essaie de proposer aux pêcheurs de concevoir leur patch à leur image, à leur convenance. Il m’a semblé important de soigner la finition afin que le produit résiste aux intempéries, au soleil, à l’eau. D’où la finition des tranches de cuir avec des produits professionnels. Ça a été la plus grande difficulté. En effet, les bordures (ou tranches dans le jargon) sont toutes traitées pour une finition plus esthétique mais surtout pour plus de longévité. Les coutures sont de différentes couleurs selon les goûts des clients, tout comme les velcros (noirs, gris, olive).
J’essaie également de développer le produit « unique » ou en série limitée avec des cuirs plus raffinés comme les cuirs exotiques (poisson, reptile) car les passionnés aiment se faire plaisir dans l’investissement de beau matériel (cannes, moulinets), donc le patch peut aussi être un produit unique sur le gilet, assortis aux couleurs du gilet justement ou de la canne.
Je suis aussi à l’écoute des pêcheurs : travailler sur le patch que je nomme le"4 en 1" pour un compétiteur (Benjamin Noir) a été un super projet car l’idée vient de lui. Ce patch et l’agencement des plaques de néoprène à l’intérieur est une idée astucieuse pour classer ses mouches par poids. Cela ouvre un autre horizon au patch traditionnel, au même titre qu'à l'époque, les boites à mouches double face lorsqu’elles sont sorties dans le commerce.
Je remercie Pierre Crisa, copain de longue date depuis nos premières compétitions, pour m’avoir fait confiance et m’avoir promu et fait bénéficier de son réseau de clients."
Petit pêcheur deviendra grand, à sa manière, accompagné par sa famille, ou avec des amis, ou grâce à son école de pêche. La pêche est une école buissonnière où chacun développe sa propre sensibilité à la nature. Un cincle plongeur qui marche au fond de l’eau, une loutre qui ondule entre les rochers, une éclosion d’éphémères soudaine, ce foisonnement de vie nous en apprend encore même avec les années, et nos chers poissons seront toujours capables d’adaptations pour nous surprendre à la pêche. Parfois c’est aussi la désillusion, lorsque le ruisseau s’ensable, que les truites se raréfient, voire que la rivière tarit. Nous assistons aujourd’hui, en tant qu’amoureux de toute cette nature aquatique, à des changements qui nous perturbent et qui sèment un joyeux désordre dans notre monde halieutique. Remettons les choses à leur place.
La poésie, nous en avons tous un peu quand on se passionne pour la pêche. A la fois chez les chapeaux à plumes, chez les streeters en short, ou encore chez les toqueurs qui ne jurent que par la mouche noire (de vrais puristes qui gardent des secrets étonnants !). Je côtoie et fais un peu partie de ces trois catégories et me permet donc cette dérision. Dans tous les cas, la pêche éveille inévitablement nos aspirations (ou inspirations) naturalistes.
Cette magie de la nature, singulière parfois, racontée entre pêcheurs, construit notre diversité par les cadres si différents que l’on rencontre, et nourrit sur le fond une cohésion entre camarades dont nous avons besoin pour parler d’une seule voix. Notre organisation de la pêche n’a rien de poétique et ne peut pas plaire à tout le monde, mais son rôle est indispensable pour relayer la voix des pêcheurs et le faire à bon escient.
Certains militants de l’antispécisme, brandissant la sentience [1], veulent depuis quelques temps faire interdire la pêche à Paris. Face aux critiques nous devons développer un bon sens avisé, être soutenus par nos élus, et peut être tenter d’apporter de vrais connaissances sur la pêche à la ligne à ces militants. Soyons clairs, les milieux aquatiques ne dépendent pas de nous. En revanche, notre présence quotidienne au bord de l’eau est clairement un atout pour la préservation et la protection des rivières, des lacs et des zones humides qui les bordent. Au-delà de cet exemple de Paris, nous pêchons certainement en communication alors que nous sommes les premiers lanceurs d’alertes sur les milieux aquatiques. C’est une nécessité pour nous de les préserver si l’on veut que nos enfants continuent de prendre autant de plaisir que nous au bord de l’eau. Un effort de pédagogie ne ferait pas de mal à notre image qui se défait difficilement du pâté/vin rouge, plus que réducteur non ?
C’est ce qui rapproche indéniablement l’halieutisme de l’écologie. Nous sommes à peu près les seuls à avoir un regard sur ce qui se passe sous l’eau, que ce soit grâce à nos captures de poissons ou par des inventaires scientifiques (pêches électriques, inventaires d’invertébrés, plongées) conduits la plupart du temps par nos fédérations départementales.
Les milieux aquatiques sont le réceptacle de tout ce qui se passe autour, ou au contraire le premier bol à se vider quand les usages sont excessifs en amont.
Dans ce contexte particulier, le pêcheur est le premier observateur des dérèglements qui se produisent mais ce n’est pas suffisant. Pour être crédibles devant les institutions ou face à certains discours, nous avons besoin d’une caution scientifique. C’est précisément ce qui se passe (ou devrait se passer) dans nos fédérations départementales qui emploient des hydrobiologistes. Ces personnes ressources sont rares au niveau des services de l’Etat et sont peu ou pas présentes dans les structures gestionnaires des cours d’eau et des bassins versants. Nous sommes potentiellement les premiers référents sur les écosystèmes d’eau douce, spécialistes des poissons et actuellement attelés un peu partout en France à étudier les conséquences du réchauffement climatique sur nos cours d’eau. La carte de pêche sert aussi à financer pour partie ces spécialistes employés de la pêche associative.
[1] Capacité d’un être vivant à ressentir la douleur et le plaisir, à éprouver des choses subjectivement. La sentience est une caractéristique graduelle, ce qui signifie qu’il y a plusieurs niveaux de sentience.
La plus petite échelle de l’organisation associative de la pêche de loisir est l’AAPPMA. Tout est dans le nom : Association Agréée pour Pêche et la Protection des Milieux Aquatiques. Nous sommes reconnus d’utilité publique par l’Etat et agréés au titre de l’Environnement.
La première question que l’on devrait se poser est la suivante : où en est-on de la protection des milieux aquatiques ?
Lorsque l’on achète sa carte de pêche, comme énoncé plus haut, il faut déjà prendre conscience que l’on participe indirectement à cette tâche. On finance ainsi des hydrobiologistes dont le rôle est de fournir de vraies informations scientifiques (veille scientifique sur des stations de cours d’eau témoins, suivis thermiques, inventaires piscicoles…) et une analyse rigoureuse quant à divers projets de développement halieutique ou de restauration de milieux. Je préciserai une fois de plus que notre système associatif est malheureusement à plusieurs vitesses, et qu’il dépend des décisions de nos élus associatifs. Cela soulève également la question de l’investissement personnel : nos représentants d’AAPPMA sont en effet élus aux assemblées générales par les détenteurs de la carte de pêche (dans l’AAPPMA en question), qui choisissent les membres du conseil d’administration, qui lui-même désigne les membres du « bureau » de l’association, composé notamment d’un président. C’est un système qui a tendance à être un peu lent à évoluer.
Sans revenir sur les évolutions induites par la Loi sur l’Eau et les Milieux Aquatiques de 2006 qui a remodelé l’organisation de la pêche en France, nous bénéficions de ce privilège depuis longtemps notamment par le passé au travers du Conseil Supérieur de la Pêche. Nous avons agi pendant plusieurs décennies sans nous rendre compte de nos dérives : pour répondre au problème de la raréfaction des poissons, nous en ajoutions, c’était simple et efficace. Cela répondait en l’état des connaissances à cette problématique qui était en réalité plus liée à la dégradation des milieux aquatiques.
Petit à petit nous avions adopté un modèle où le pêcheur était devenu un consommateur de poissons : la production massive de truites en pisciculture était alors un moyen de satisfaire des pêcheurs gourmands adeptes de la pêche facile. Les conséquences sur les mentalités des pêcheurs se font ressentir aujourd’hui lorsque certains pensent que le prix de leur carte de pêche correspond au poids de chair saumonée dégusté durant la saison de pêche. Le problème ce n’est pas l’alevinage en lui-même, c’est le fait qu’il soit devenu systématique et une habitude pour certains pêcheurs.
Notre regard s’est éloigné de nos perspectives de protection des milieux aquatiques et de sentinelle. Le dérèglement climatique augmente aujourd’hui de manière importante la pression exercée par notre société sur nos cours d’eau et nos plans d’eau. Le calcul est simple : avec autant d’activités industrielles, agricoles, touristiques, domestiques autour de nos milieux aquatiques, mais moins d’eau, c’est inévitablement l’écosystème de la rivière qui souffre et se transforme.
Notre condition de pêcheur est hors du commun en France : nous avons la possibilité de pêcher des milliers et des milliers de kilomètres de cours d’eau dans presque toute la France avec une seule carte de pêche. Or, tout notre système associatif et cette passion commune pour la pêche reposent sur la qualité des écosystèmes aquatiques. Nous détacher du modèle de suralevinage était une nécessité. Notre monde halieutique est intimement lié à l’écologie et il est dangereux pour l’avenir de la pêche de loisir de l’oublier. Il était urgent de prendre conscience que nous n’étions plus des acteurs de la protection des milieux aquatiques.
Il est clair que nous ne sommes pas les seuls garants de la préservation des écosystèmes aquatiques. Nous avons aussi besoin d’une eau de qualité pour que l’eau soit moins coûteuse à rendre potable, et pour que nos « eaux de baignades » restent baignables. Depuis 2006, la France a traduit en droit français la Directive Cadre Européenne sur l’Eau qui énonce la ligne de conduite à tenir en termes de qualité des eaux. Depuis peu, l’Etat a rendu obligatoire la gestion des milieux aquatiques par les collectivités locales qui doivent s’organiser au sein de bassins versants cohérents pour mettre en œuvre cette compétence. Ainsi, des syndicats regroupant des communes (voire des communautés de communes, ou d’autres types de groupements des collectivités) s’organisent partout sur le territoire. Ils sont nommés le plus souvent « syndicats de rivière » ou « syndicats de bassin ».
La pêche associative est un acteur parmi d’autres des bassins versants. Certaines AAPPMA, déjà réunies au sein d’un bassin versant commun, font preuve de cohérence pour devenir des interlocuteurs privilégiés de ces syndicats. « Parler d’une seule voix » : avec un soutien scientifique des hydrobiologistes de leur fédération départementales, ces AAPPMA donnent une voix audible et crédible aux pêcheurs. Dans le débat de la gestion des milieux aquatiques organisé par ces syndicats, certains acteurs font preuve d’efficacité et d’influence… et la pêche associative ?
Le milieu agricole est en ce sens très bien organisé. Pour exemple, l’actualisation de la cartographie des cours d’eau a été assez représentative de l’efficacité de leur organisation. Les pêcheurs, censés être les premiers à pratiquer les cours d’eau, ont été peu ou pas sollicités en réponse à de nombreuses erreurs plus ou moins volontaires sur les nouvelles cartes: de nombreux ruisseaux ont tout simplement disparu des cartes. La réglementation s’appliquant à proximité des cours d’eau (bandes enherbées par exemple) n’est plus applicable si le ruisseau n’existe plus sur les cartes. Cela ne veut pas dire que les agriculteurs ont de mauvaises intentions, mais que les écosystèmes aquatiques in situ et en aval courent un risque supplémentaire vis-à-vis des traitements ou épandages agricoles. C’est un peu l’indice criant de notre retard vis-à-vis des institutions et des collectivités locales sur le volet de la protection des milieux aquatiques. Les institutions comme les Agences de l’Eau, les Syndicats de bassin ou de rivières, et les services de l’Etat devraient avoir besoin des pêcheurs au travers des compétences des fédérations et du relais local de leurs AAPPMA, en nous considérant comme crédibles, cohérents et présents sur le terrain.
Du pêcheur naturaliste aux institutions de gestion de nos milieux aquatiques, le lien n’est pas si évident au départ. Les missions de nos AAPPMA et les compétences de nos fédérations de pêche constituent pourtant un fondement qui permettrait à la pêche associative d’apporter son expertise aux syndicats gestionnaires.
Un peu d’autocritique ?
Nous, pauvres pêcheurs devant l’éternel tumulte des eaux et de la passion, sommes-nous si vertueux ? Savoir se remettre en question et avancer, quelques exemples sur le tas…
Je pense aussi à ceux qui s’imaginent ne pas faire de dommage à un poisson en le capturant : durée du combat, nature et taille des hameçons, mode de sortie de l’eau, durée de la prise photo... Cela ne remet pas pour autant en cause notre passion pour les poissons et la pêche. En tant que pêcheur, je suis un préleveur potentiel, qui joue son rôle de prédateur avec des techniques évoluées, et qui a la chance de pouvoir choisir de relâcher ses prises. Dans la nature, les prédateurs ne s’apprécient pas souvent : le loup tue le renard (est-ce qu’il le mange ?), le renard tue le chat (est-ce qu’il le mange ?), le chat joue avec la souris à l’agonie... Le vegan ou le militant antispéciste adore le chat ! Aussi compliqué à expliquer que le fait de capturer un beau poisson et de prendre ensuite plaisir à le relâcher, j’ai du mal de mon côté à concevoir que la critique émane de personnes qui ont un amour démesuré pour le chat, pourtant si cruel et ingrat. Tentons une autocritique avant de militer…
Au sein du monde de la pêche, la protection des milieux aquatiques a semblé plutôt silencieuse durant plusieurs années. Peut être était-ce en raison d’un manque cruel de cohérence dans notre gestion halieutique où les empoissonnements généralisés (sorte de clientélisme déconnecté de l’intérêt pour la qualité des milieux) avait du mal à être justifiés scientifiquement. Actuellement, un virage est pris progressivement, produisant des extrêmes du « No-Kill » ou des défenseurs acharnés de la truite « de bassine », mais c’est peut être le signe d’une prise de conscience plus modérée. La multiplication des actions en faveur des pêcheurs témoigne aujourd’hui d’un certain dynamisme en réponse à la baisse inquiétante des ventes de cartes de pêche. On observe de nombreux aménagements de parcours de pêche, des travaux de restauration de milieux aquatiques, et bien d’autres actions à l’initiative des pêcheurs. Même si elles ne sont pas parfaites, ces initiatives font preuve d’un engagement pour l’avenir de nos milieux aquatiques et pour celui de nos futurs pêcheurs.
Avec un fondement écologiste, sans lequel nous n’avons pas de raison d’exister, et notre désir d’halieutisme, qui nous donne l’envie d’avancer, de nous retrouver pour faire vivre nos associations, le développement halieutique actuel induit une demande croissante d’arguments scientifiques : sur les populations de poissons, leurs évolutions, sur les espèces (nouvelles notamment), leur gestion, sur l’état des milieux aquatiques, leur capacité de production, le changement climatique, etc.
Cette dualité entre écologie et halieutisme, l’un servant les intérêts de l’autre est une prise de conscience récente du monde de la pêche. Leur convergence se produit par la force des choses, grâce à l’inquiétude suscitée par la baisse des effectifs de pêcheurs. Gardons l’esprit ouvert et évitons les dérives extrêmes pour être en capacité de répondre à ceux qui veulent décrédibiliser la pêche de loisir, mais surtout avançons pour rester les premiers acteurs référents de nos territoires sur les écosystèmes aquatiques.
Nous sommes la 2ème fédération sportive de France, avec un poids économique considérable et des ressources humaines importantes, mais nous avons encore beaucoup de chemin à faire.
Part. 1 : Une convergence évidente
La célèbre entreprise Décathlon met un point d'honneur à proposer du matériel avec un excellent rapport qualité/prix. Dans le domaine de la pêche des carnassiers aux leurres, la série Wixom a obtenu un franc succès. Nous avons testé le modèle le moins puissant de la gamme qui conviendra tout à fait à ceux qui cherchent une canne truite polyvalente :
Test statique :
Cette série de canne possède un blank non verni mat à emmanchements inversés et elle est disponible en version poignée liège (voir photos) ou poignée mousse EVA. Le porte moulinet est original et mérite qu'on s'y attarde : conçu et produit par les équipes Caperlan, il est ajouré pour favoriser la prise en main et apporte un confort de pêche très agréable.
Mesures :
Le protocole Common Cents System a permis de caractériser l'action et la puissance de cette canne :
Avec un AA de 68°, l'action de la canne est fast. En terme de puissance, 96 cents ont été nécessaires pour plier la canne sur un tiers de sa longueur, ce qui donne après conversion un ERN à 11.05. Avec un TP à 46, nous trouvons donc une puissance réelle à 8 - 20 gr, supérieure à celle annoncée par le fabricant (2 - 10 gr). Nous avons vérifié cette canne à exactement 140 gr.
L'avis de la rédaction :
Avec un prix de vente de 35 euros, il est difficile de reprocher quoi que ce soit à cette Wixom-5. Les finitions sont excellentes, l'action fast mais pas ultra-fast lui donne une certaine polyvalence. La puissance annoncée par le fabricant est largement sous-estimée, et il sera préférable d'utiliser des leurres autour de 10 gr pour utiliser au mieux sa capacité de lancer. Ainsi, elle se destine particulièrement aux pêches assez fortes aux leurres durs ou souples, dans tous types de milieux avec une prédilection pour les grandes rivières et les lacs d'altitude, à la recherche de truites de plus d'une trentaine de centimètres.
C'est en février 2019 que Sébastien Cabane a lancé l'idée de ce périple pêche en Lozère. J'étais alors en contact avec la Compagnie des guides de Lozère depuis un an (date du lancement de Truites & Cie), dans le cadre de la publication de leur newsletter mensuelle relative aux conditions de pêche. Sollicité par le Comité de Tourisme pour organiser un accueil presse sur le territoire lozérien, Séb s'est alors tourné vers votre magazine préféré et me fit part de sa proposition dans les termes suivant : une semaine itinérante en Lozère sur le thème "pêche, tourisme et gastronomie".
En tant qu'authentique enfant du terroir, je ne pouvais qu'être emballé par ce programme. Ainsi, nous avons logiquement convenu de la fin du printemps pour organiser ce séjour, période favorable à la pêche et aux éclosions. Dès l'instant où l'idée fut lancée, cet événement prit une place de choix dans mon calendrier halieutique 2019.
En effet, ce fameux territoire m'était jusqu'alors (curieusement !) presque inconnu, exception faite de quelques parties de pêche sur le versant rhodanien durant de mon enfance. Pourtant, l'idée que je m'en étais faite au fil des ans, au détour de discussions ou de photos croisées ça et là, correspondait en tous points à ma conception personnelle du parfait coin de pêche : un cadre sauvage avec des poissons authentiques et une pêche variée de qualité. L'occasion était parfaite de vérifier ce mythe sur le terrain et de coupler l'expérience avec un déplacement en van. Notre partenaire WeVan déjà présenté dans nos colonnes devrait bientôt proposer des séjours pêche en van en Lozère, en collaboration avec la Compagnie des Guides... j'allais en quelque sorte, tester le produit en avant première !
Evidemment, ce premier séjour "accueil presse Truites & Cie" (signe irréfutable d'un professionalisme naissant et de nouvelles responsabilités pour le rédac' chef) ne pouvait débuter normalement : suite à la perte de mes clés de voiture sur les bords de la Dourbie la veille de mon départ (lieu de tournage des tuto nymphes à venir avec Eric Lelouvier comme protagoniste), je récupérai le véhicule à l'agence WeVan Montpellier avec une bonne heure de retard... le temps de me familiariser avec sa conduite, mon retard à Bagnols-les-Bains ne devait pas être loin des 2h en ce samedi midi...
Aussitôt arrivé, je suis accueilli par Sébastien Cabane en personne (le "chargé de com' " de la Compagnie), Michel Sandon agent de l'AFB et créateur des Soies de Lozère, ainsi que les représentantes du Comité de Tourisme, Elsa Guérin et Sandy Berthomieu, respectivement en charge de l’accueil presse et de la Filière Pêche. Nous déjeunons à l'hôtel Les Bains, « Les Chemins Francis », un lieu de séjour pour randonneurs, pêcheurs et amoureux de la nature. L'ambiance est pro, les discussions s'articulent rapidement autour du contexte pêche en Lozère et je reçois le road-book concocté par Sébastien (quel professionnalisme !). Il dévoile un planning serré, ça sent la semaine de pêche intense... d'autant que la météo prévue, fraîche et humide, devrait décupler la coopération des poissons.
Pour faciliter la digestion et profiter de la courte présence de Michel, Sébastien nous amène vers le no-kill de Bagnols sur le haut Lot qui sera le théâtre des premiers coups de ligne. Michel Sandon ouvre la voie et me présente par la même occasion ses soies naturelles que j'aurai la chance d'essayer tout au long de la semaine. L'ambiance est bon enfant, je m'imprègne de ce territoire plus que je ne pêche assidûment.
L'activité n'est pas débordante en ce milieu d'après-midi, et après une petite heure de tourisme, nous filons vers l'aval pour un vrai coup du soir digne de ce nom sur le Lot median, sous Mende.
Pour l'occasion, Sébastien m'offre le privilège de me guider sur l'une de ses veines "anti-capot" qu'il réserve habituellement à ses clients. Sa "réserve personnelle" comme il l'appelle avec humour. Pour un pêcheur montagnard, le profil du Lot à cet endroit est sacrément dépaysant : large d'une vingtaine de mètres, il présente de longs courants assez linéaires et puissants, alternant avec des plats. Il faut dire qu'en cette fin de printemps, les niveaux sont tendus et les eaux légèrement teintées. La pêche lourde en nymphe dans les têtes est de rigueur en l'absence de gobages sur les lisses.
Il est certes possible de pêcher l'eau en sèche, mais les parties amont sont clairement mieux adaptées, de par la concentration des truites.
Une fois au bord de l'eau, des nuages d'imago d'heptagénéidés dansant dans la lumière du soir, saluent notre arrivée. Les truites répondent présentes d'emblée, et le sourire de Séb atteste de sa satisfaction (les connaîtrait-il chacune par leur prénom?). Je prends peu de photos de ces premiers poissons, trop occupé à ligner cette splendide veine qui se révèle fidèle à sa réputation. Sébastien clôturera la séance par un magnifique poisson opportuniste capturé au sedge sur une bordure plus en amont.
La première nuitée dans le van, sur une aire de bivouac en bordure du Lot, se déroule à merveille et j'apprécie le confort impressionnant de ces authentiques maisonnettes motorisées.
Le lendemain, mon guide se nomme Thibaut Dupuy (Pêche au Pays des Sources).
Je débute la pêche à l'aube en solitaire, sans grand succès. Les truites ne semblent pas très matinales en ces périodes d'eaux plutôt fortes et froides.
Vers 10h, je retrouve Thibaut qui vient d'assurer son devoir de citoyen exemplaire avec son passage à l'urne de Villefort, son village actuel ("quoi ? les européennes ? ce week-end ?"). Rapide présentation, et nos premiers échanges me font découvrir un jeune homme très avenant, passionné, et très attaché à cette vallée du Lot. Il me fait part de son souhait de s'y ré-installer très prochainement pour y pratiquer son activité de guide, après un bref interlude sur le lac de Villefort qui n'est pas parvenu à l'éloigner de ses terres d'enfance.
La pêche, plutôt lente depuis le matin, s'anime subitement et nos dialogues s'espacent. Les touches de truites deviennent plus fréquentes à mesure que les premiers insectes apparaissent et que les poissons s'alignent dans les veines.
La topographie assez plate rend la lecture d'eau très intéressante et c'est dans le plus pur style du nympheur/tocqueur moderne (rayez la mention inutile selon votre sensibilité) que ce début de journée se déroule. Les poissons sont beaux, combatifs et en pleine forme. Je l'avoue sans gêne, je me régale totalement avec mon demi-gramme de tungstène qui fait plouf !
Toutefois, après deux heures de ratafouillette et un délicieux repas rustique à base de produit locaux, dont cette exquise truite fumée bio de Villefort (le premier d'une longue série), je sens mon compagnon désireux d'affiner un peu la pêche et d'alléger les mouches qui ornent nos pointes.
Il me conduit sur un secteur voisin plus élargi et lent à la recherche de quelques gobages. Et pour cause, en cette fin mai, le temps frais et nuageux favorise les éclosions. La densité d'insectes croisés en même pas 12h de pêche en Lozère me fait totalement halluciner... Que ce soit en pêchant, en marchant sur le chemin d'accès à la rivière, ou même dans le van, ils sont omniprésents depuis mon arrivée. A corréler ou pas avec la faible présence de l'agro-chimie sur le département ? la question mérite d'être posée.
Toujours est-il que très rarement en France, j'ai eu le loisir d'observer une telle variété de mouches : les classiques Rithrogena, bibio marcis et ecdyo printaniers sont tous fièrement représentés.
Pour autant, cette densité de victuailles potentielles ne déclenche rien de tonitruant en surface depuis la veille ! la faute sans doute aux forts débits de la période confinant les poissons gobeurs à des secteurs courts et disparates.
Malgré son jeune âge, Thibaut maîtrise parfaitement sa chère et tendre vallée du Lot, où il a fait ses premières armes. Son choix de secteur de deuxième partie de journée est excellent. Dès notre arrivée, plusieurs poissons percent la surface d'un immense plat.
Nous pêcherons les gobages en alternance, et un beau poisson se laissera même séduire en nymphe à vue, après s'être laissé repérer malgré la classique teinte piquée de ce Lot median.
En milieu d'après midi, l'activité de surface se calme et les têtes de courant me font de l'oeil. Je suggère à demi-mot "qu'on pourrait peut-être mettre un coup de nymphe non ?". Thibaut se résout à l'idée et me voit nouer en deux temps trois mouvements un tandem casqué. La cadence de touches est identique au matin... Certes, le Lot n'est certainement pas la rivière la plus sexy de Lozère, mais alors quel plaisir de rencontrer de telles densités de poissons.
La pêche sera tellement bonne que nous en oublierons carrément le coup du soir prévu par mon road book sur la Colagne... ce sera pour la prochaine !
La session s'achève par une bière, fraternellement dégustée tout près de cette portion de rivière qui a sublimé notre journée (les meilleures conditions qui soient en somme !). Nous fixons notre prochaine partie à la fin de semaine où Thibaut m'accueillera avec Michel Gimenez à Villefort pour une pêche exclusivement en sèche.
Je ne traîne pas car je suis attendu pour le dîner chez Stéphane Faudon, président de la Compagnie, dans son gîte « la Maison du pêcheur » au Monastier Bourg-sur-Colagne.
La soirée est conviviale et animée par le groupe de pêcheur sudiste à l'accent chantant que reçoit Stéphane en cette fin de printemps. Mes découvertes gastronomiques se poursuivent, au menu du soir deux spécialités traditionnelles lozériennes cuisinées par Delia, la compagne de Stéphane : une pouteille en plat de résistance (pieds de porc et morceaux de bœuf à la braise avec pommes de terre et sauce au vin) et une coupétade en dessert (sorte de pain perdu aux pruneaux et aux poires). Du circuit court avec d'excellents produits. Je pense définitivement que ce plan "semaine pêche et gastronomie" en Lozère aurait conquis ce bon vieux Jim Harrison dont les mots m'aident à trouver le sommeil tout près de la Colagne, quelques heures plus tard...
A suivre !
Sébastien Cabane
(+33) 06.87.28.83.61
Thibaut Dupuis
(+33) 06.88.89.88.67
https://www.pecheaupaysdessources.com/
Stéphane Faudon
(+33) 06.72.94.64.80
http://www.lozerepechemouche.com/
Michel Sandon, les Soies de Lozère
http://www.soie-peche-mouche.com
et les lieux d'accueil :
Hôtel « Les Chemins Francis » à Bagnols-les-Bains.
https://www.hotel-cheminsfrancis.com/
La Maison du Pêcheur à Bourgs-sur-Colagne.
http://www.chambrepechelozere.com/
Les autres volets du Lozère Fishing Tour :

Après avoir abordé le choix de la canne (ici), passons maintenant à la construction de la ligne. Si la confection du bas de ligne de pêche en sèche a fait couler beaucoup d'encre, il semblerait que le débat ne soit pas prêt de faiblir non plus du côté des nympheurs. Malgré le fait que l'on ne fouette plus en nymphe au fil dans la majorité des situations rencontrées, les caractéristiques du bas de ligne lui confèrent des propriétés mécaniques influençant l'action de pêche. De même, différentes options sont possibles quant au choix de la soie utilisée en nymphe, chacune possédant des avantages et des inconvénients.
Dans les cercles de la pêche en nymphe au fil, on attribue certaines façons de procéder à différents pays d'Europe où les versions modernes de la technique se sont développées ces dernières années. Ainsi, il est fréquent d'entendre certains pratiquants parler de pêche "à la Tchèque", "à l'Espagnole", "à la Française", quand ce n'est pas de "roulette" ou "de ratafouillette"... Très souvent, c'est le montage utilisé qui permet de distinguer ces différentes approches. Nous vous proposons de mettre de côté ces appellations qui perdent le néophyte dans des considérations sémantiques, pour nous concentrer sur les différentes caractéristiques de chaque élément de la ligne et la façon de les modifier pour trouver le montage final qui colle le mieux à votre pratique. En nymphe au fil, la ligne est constituée de l'enchaînement corps de ligne / bas de ligne / indicateur / pointe.
Détaillons-les successivement :
Comme évoqué précédemment dans l'article sur le choix de la canne, le lancer en nymphe au fil moderne consiste à effectuer un coup de poignet unique pour propulser les nymphes lestées, sans utiliser l'inertie de la soie. Ainsi, elle ne sert quasiment plus à rien. Une soie de taille standard devient même handicapante lorsqu'elle dépasse du scion dans les pêches à grande distance (plus de 5/6m) car elle crée un ventre dans la bannière qui fait draguer les nymphes dès leur point d'impact à la surface de l'eau et perturbe ensuite la dérive naturelle (et ce d'autant plus que les nymphes sont légères).
3 solutions s'offrent à vous pour remplir votre moulinet, chacune présentant des avantages et des inconvénients. On peut le garnir avec :
C'est une solution radicale, très utilisée en Espagne (pesca al hilo), pour s'affranchir de l'influence de la soie. Le moulinet est rempli de nylon fluorescent, généralement en 18/100, auquel on attache directement la pointe du bas de ligne grâce à un micro-anneau ou une micro boucle. Si l'on choisit un nylon neutre pour garnir le moulinet (plus durable que le fluo), on intercale l'indicateur fluo avant la pointe. Cette option permet d'effectuer des dérives longues et propres (la légèreté d'un nylon en 18/100 n'a aucune influence sur la dérive) mais la glisse dans les anneaux des cannes mouche (inadaptés à du monofilament rappelons-le) devient compliquée, notamment en cas de pluie, et nécessite une certaine habitude gestuelle pour propulser efficacement les nymphes. De plus, il est totalement impossible de passer de la nymphe à la sèche sans changer de moulinet ou a minima de bobine.
Bilan :
Avantages :
Désavantages :
Comme nous l'avons évoqué dans l'article sur le choix de la canne nymphe, certains modèles sont polyvalents et possèdent d'excellentes capacités à fouetter une soie pour pêcher en sèche (cpm élevée et PTE faible sont des conditions sine qua none). Ainsi, celui qui souhaite passer rapidement de la nymphe à la sèche en modifiant uniquement son bas de ligne peut très bien garnir son moulinet d'une soie de taille standard, généralement une 2, une 3 ou une 4 adaptée à la canne utilisée.
Lors des moments de pêche au fil, on veillera à allonger suffisamment le bas de ligne nymphe de façon à ce que cette soie "assez lourde" ne dépasse pas du scion durant l'acte de pêche (ou l'on choisira de pêcher plus prêt de soi pour maintenir l'extrémité de la soie dans les anneaux). De plus, le premier anneau de la canne choisie devra être situé assez proche de la poignée (moins de 45 cm) de façon à limiter la formation du ventre dans la soie entre la main droite et le premier anneau, lorsqu'on pêche canne haute. En effet, une soie de taille standard aura tendance à redescendre dans les anneaux et à faire draguer les nymphes.
Bilan :
Avantage :
Inconvénients :
Ces nouveaux produits fleurissent aujourd'hui sur le marché suite à l'apparition des réglementations FIPS des compétitions internationales qui imposent un diamètre de soie minimum pour ces épreuves. Cette solution "intermédiaire" entre les deux précédentes est intéressante d'un point de vue technique car elle permet de conserver une bonne glisse en cas de pluie (la soie fine ne colle pas au blank mouillé), d'éviter les vrillages prématurés inhérents aux nylons fluo de l'option 1 et de limiter l'influence de la soie sur les dérives (grâce à son poids faible). Enfin, une soie fine est sans doute le genre de ligne le plus agréable à récupérer de la main gauche en cours de dérive (lorsqu'on ramène l'excédent de bannière), d'un point de vue tactile. Elle n'est toutefois pas apte à lancer une mouche sèche de façon optimale.
Bilan :
Avantages :
Inconvénient :
Exactement comme en sèche, le bas de ligne en nymphe au fil présente 3 caractéristiques essentielles que l'on peut ajuster :
Détaillons chacune d'elles pour voir leurs influences respectives sur le comportement de la ligne :
La longueur du bas de ligne est la distance de nylon comprise entre l'extrémité de la soie et le début de la pointe.
Plus le bas de ligne est long, plus la dérive est propre mais plus il est difficile à utiliser.
En effet, une longueur importante de bas de ligne permet de pêcher à bonne distance (environ 5/6m pour une 10'), sans que la soie ne dépasse du scion et ne vienne créer un ventre dans la bannière, ce qui ferait draguer les nymphes (surtout lorsqu'on utilise des nymphes légères, particulièrement sensibles au dragage). Seule la pêche à courte distance (moins de 5m) dans les petits milieux s'accommode d'un bas de ligne court (moins de 6m pointe comprise).
NB : quelle que soit la longueur du bas de ligne, on ne pêche efficacement en nymphe au fil qu'à des distances assez modérées (la distance de pêche est d'autant plus faible que le couple vitesse/profondeur des postes est important).
La principale limitation dans l'amplitude de pêche est causée par la relative faible longueur des cannes utilisées. Une 10'6 de moins de 3m30 n'est pas une canne anglaise de 3m90 en terme de contrôle de dérive ! Ainsi, inutile de penser effectuer une dérive convenable à plus de 10/12m avec une canne à mouche.
En pratique, la longueur qui permet d'atteindre les distances maximales réellement "pêchantes" tout en maintenant la soie dans les anneaux est d'environ 2 longueurs de canne pointe comprise.
Ainsi, si l'on pêche avec une 10' (3m), longueur standard pour la pêche au fil, un bas de ligne classique mesure 6m pointe comprise, soit environ 4.50m sans la pointe, ce qui permet de pêcher correctement (sans que la soie ne dépasse du scion) jusqu'à 7/8m. L'angle entre la canne et la bannière est alors de 90°environ, comme préconisé dans l'article de Matthieu sur la pêche en dérive.
Toutefois, un bas de ligne long ne présente pas que des avantages, notamment pour le débutant : il nécessite l'acquisition d'une gestuelle particulière pour être précis lors des lancers. Le bon réglage du timing de blocage arrière et de l'impulsion avant (exactement comme en sèche) est un pré-requis indispensable à une pêche précise. Il est également plus difficile à manier en cas de vent car moins directionnel, situation où il gagne à être raccourci.
La conicité d'un bas de ligne désigne la diminution du diamètre du nylon entre la base attachée à la soie et la partie finale attachée à l'indicateur fluo.
Plus la conicité est importante, plus le bas de ligne est directionnel, c'est à dire qu'il transmet franchement la direction donnée aux nymphes par le coup de poignet du pêcheur lors du lancer mais plus il influence la présentation (en imposant des diamètres de nylon importants).
A l'inverse, un bas de ligne constitué de nylon uniquement ne présente aucune conicité. Ce bas de ligne est réservé aux pratiquants aguerris ou à la technique de pêche à la Roncari (voir encadré).
La conicité du bas de ligne peut s'obtenir de plusieurs manières :
Un bas de ligne conique permet d'enchaîner plus vite les coups de ligne qu'un bas de ligne en monofilament (bas de ligne sans conicité), beaucoup plus "lent" à déployer. Une conicité importante est donc utile lorsque les coups sont restreints et rapprochés, comme c'est le cas en torrent (nécessité d'une grande précision et d'une vitesse de pêche importante).
L'influence de la conicité est similaire à celle de la longueur : retenons que plus un bas de ligne est conique et court, plus il est directionnel, et donc facile d'utilisation pour le débutant (dans l'acquisition de la précision notamment).
A l'opposé, l'inertie supérieure des nymphes nouées au bout d'un long brin unique de nylon sans conicité, nécessite des mouvements de lancer plus amples et lents qu'un bas de ligne à noeuds, de marquer un arrêt plus prononcé lorsque les nymphes parviennent en bout de course en position arrière. Ainsi, ils trouvent leur apogée dans la pêche des grandes veines d'eau, car ils sont bien adaptés aux longues dérives à distance.
Dans les milieux exigus, encombrés où les mouvements du pêcheur doivent être serrés, un bas de ligne à noeud est plus facile à manier. De même en présence de vent, un bas de ligne conique propulsera plus efficacement les nymphes avec précision. Seul un nympheur expérimenté peut être précis avec un bas de ligne non conique dans les milieux confinés.
Le diamètre du bas de ligne permet de moduler le degré de conicité (par le différentiel de diamètre partie épaisse/partie fine) et dans le cas d'un monofilament unique, il doit s'accorder au poids des nymphes utilisées.
A longueur égale, plus le différentiel de diamètre partie épaisse initiale/partie fine finale est grand, plus le bas de ligne est conique et donc directionnel.
Un bas de ligne de 4m50 débutant en 45/100 et se terminant par du 18/100 est plus directionnel qu'un autre de même longueur débutant en 25/100 se terminant en 18/100.
Lorsqu'on pêche uniquement avec du monofilament dans le moulinet, le diamètre du nylon est une affaire de compromis :
Le 18/100 est un bon compromis pour lancer toutes tailles de nymphes et éviter une détérioration trop rapide du nylon.
Quel que soit le type de bas de ligne choisi, l'indicateur fluo qui le termine est confectionné en 18/100 minimum afin d'être bien visible, nous détaillerons cet élément dans un deuxième article consacré au montage nymphe au fil.
En résumé :
En pratique, l'avis de la rédaction sur le choix du bas de ligne :
Astuce : Construire un bas de ligne à noeud progressif (longueur des brins croissante) permet de conserver la conicité tout en diminuant les brins les plus épais de façon à l'alléger et à minimiser son influence sur la dérive (voir la formule du bas de ligne "Expert" d'Eric Lelouvier).
Les exceptions :
Dans certaines déclinaisons de la nymphe au fil dîtes au "fil plaqué" à grandes distances (plus de 10m), on peut utiliser l'inertie de la soie pour lancer les nymphes (la taille de la bille n'excède pas 2.8mm dans ce cas). Ces approches sont particulièrement utiles pour peigner les grandes veines d'eau uniformes que l'on rencontre sur la Dordogne ou certaines rivières de l'Est de la France (Doubs, Loue...etc). La canne pourra être identique à une canne sèche grande rivière (de 9 à 10' pour une puissance de #3 à #5). Le montage comprend alors une soie adaptée à la canne suivi d'un bas de ligne dégressif classique ou en monofilament dans le cas de la technique "à la Roncari" (voir la vidéo ici pour découvrir la technique). La détection de la touche est assurer par un indicateur fluo posé sur la surface ou par l'extrémité de la soie dans le cas de la Roncari.
Au vu de ce qui précède, plusieurs solutions s'offrent au pêcheur qui souhaite alterner sèche et nymphe :
Longueur (cm) : 80 / 60 / 50 / 40 / 30 / 20 / 20 / 20
Diamètre (/100): 45 / 40 / 35 / 30 / 25 / 20 / 18 fluo / 14 fluo
Les choix de l'expert, Eric Lelouvier, adepte des bas de ligne à noeuds :
Longueur (cm) : 75 / 65 / 55 / 45 / 80 / 35
Diamètre (/100): 45 / 40 / 35 / 30 / 25 / 20 fluo
Longueur (cm) : 85 / 75 / 65 / 55 / 100 / 35
Diamètre (/100): 45 / 40 / 35 / 30 / 25 / 20 fluo
Longueur (cm) : 100 / 110 / 120 / 160 / 35
Diamètre (/100): 30 / 25 / 22 / 18 / 18 fluo
Choisir sa canne nymphe au fil
Choisir son moulinet nymphe au fil
Depuis quelques années, Sandro Soldarini, pêcheur compétiteur italien de renom, conçoit du matériel de pêche à la mouche décliné en plusieurs gammes de prix. Ces produits, initialement axés sur la pratique de la nymphe au fil, couvrent désormais tous les besoins du moucheur, y compris celui qui monte ses propres artificielles. Partons à l'exploration du catalogue 2020 en commençant par la toute dernière série Tournament (et la plus aboutie à ce jour !) avec cette nympheuse 10'6 #2/3.
La série Tournament rompt avec le look bleu des Elite, précédent haut de gamme de la marque, pour renouer avec une parure noire des plus discrètes. Des liserés rouges apportent une touche de couleur au niveau des emmanchements. Comme d'habitude chez Soldarini, le blank est relativement fin. Cette série se dote de composants très haut de gamme (anneaux Titanium Recoil, liège de qualité extra-floor). La poignée cigare aux dimensions standard, surmonte un porte moulinet noir en alu 6061 avec insert carbone. Cette canne 4 brins est livrée dans un tube compartimenté.
Le protocole Common Cents System a permis de caractériser l'action, la puissance et la réactivité de cette canne :
En ce qui concerne la puissance, 27 cents ont été nécessaires pour plier la canne sur un tiers de sa longueur, ce qui donne après conversion un ERN à 2.97. Il classe donc la puissance de la canne comme une soie 2/3, exactement celle annoncée par le fabricant. Avec un AA de 64°, l'action de la canne est moderate fast (63°< AA < 66°). La fréquence à 77 est importante relativement à la longueur et à l'action assez douce, elle autorise donc sans problème la pêche en sèche. Le confort de pêche est excellent compte tenu de la longueur/puissance (PTE à 245gr). Enfin, la distance du premier anneau à la poignée (25cm) est idéale pour la pêche au fil.
L'avis du fabricant sur la gamme Tournament :
"Pour proposer un produit supérieur à la série Elite, plus puissant et innovant, nous avons recherché les meilleurs matériaux disponibles sur le marché. La combinaison de 8 types de carbone haut module différents, avec une innovation importante dans l'utilisation des fibres de carbone à 45 degrés, procédé jusqu'ici jamais utilisé, nous permet d'affirmer avec enthousiasme que vous disposez là du produit le plus abouti sur le marché. L'utilisation de résines spéciales, de la nanotechnologie, du nouveau carbone croisé à 45 degrés et du tout nouveau matériau fabriqué à partir des nouvelles résines de carbone radiales, nous permet de construire un super blank, réactif, extrêmement robuste et très léger, le seul capable de rendre possible l'utilisation de fils fins pour attraper des gros poissons. Innovants dans la construction de blanks ultra-fins, nous voulions approfondir la conception en proposant des cannes encore plus riches en matériaux et encore plus robustes. Grâce à l'utilisation du nouveau carbone croisé à 45 degrés, le blank ne subit pas de torsions, ce qui le rend plus performant dans l'action de la pêche, et garantit des performances maximales au lancer."
Et sur la 10'6 #2/3 en particulier :
"C'est la canne de pêche en "nymphe à l'européenne" par l'excellence. Sa longueur importante facilite le contrôle des dérives."
Nous avons testé cette canne (ainsi que quelques autres !) lors de notre séjour pêche en Aragon (voir l'article ici), marqué par des eaux très basses et claires. Cette canne nous a ravis dans ces pêches légères et fines : avec un PTE à 245gr (c'est l'une des cannes les plus confortables du marché dans sa gamme de longueur/puissance), elle se fait totalement oublier en action de pêche. Comme quoi le porte moulinet down-locking et le talon de combat ne sont pas toujours nécessaires quand l'équilibre du blank est présent. Sa puissance réelle #2/3 (parfaitement conforme à la puissance annoncée, tout comme le poids) permet de lancer efficacement les nymphes les plus légères : nous avons par exemple beaucoup pêché au tandem sèche/nymphe avec une bille de 2.4mm surmontée d'une sèche en taille 16. Avec ce montage, les jets se font sans forcer à une dizaine de mètres. Avec son action moderate fast, elle permet de pêcher très fin (moins de 10/100) si le besoin s'en fait sentir. Malgré cette action douce (et c'est là qu'on reconnait la qualité d'un blank!), la réactivité est bien là avec ses 77cpm, de quoi envisager la pêche en sèche sans problème, avec une soie DT2 par exemple. Evidemment, le prix est à la hauteur de la qualité mais cette Tournament aura peu de concurrence dans les approches modernes très fines.
Merveilleux Zea mays, des fous ont détourné tes qualités originelles pour leur profit... Retour sur l'épopée de cette plante et de sa culture, rendue désastreuse par les semenciers :
L’article de Jean Beigbeder (agronome sélectionneur de maïs) qui vous est présenté en fin d'article, tend à prouver que le maïs originel était bien une plante sobre en eau.
Les premières sélections en avaient fait l’élément de base de l’alimentation de nombreuses tribus mexicaines et son expansion mondiale s’était très bien passée, y compris la traversée de l’atlantique par Christophe Colomb. Jusqu’aux années 1950/1960, tout allait assez bien.
Vous pouvez aussi consulter sur internet la magnifique méthode Milpa Amérindienne, j’ai fait un essai cette année dans mon potager, l’accord de ces trois semences (maïs, courges, haricots) m’a fait comprendre beaucoup de chose sur l’interconnexion et l’équilibre de la vie des plantes. C'est à l'image de ce qui se passe en forêt, où l’arbre n’est qu’un élément du "système massif forestier au sens large".
Que s’est-il passé donc en France en 1960/1962 ?
Le Grand Plan Agricole est lancé par Charles De Gaule et son ministre Edgard Pisani, artisans de la politique agricole moderne, pour faire face à l’insuffisance alimentaire !
Déjà, le Plan Marshall du 20 septembre 1947 (prêt à l’Europe par les EU d'un montant de 180 milliards d’euros, valeur de 2019 !), avait lui tout prévu : fourniture de tracteurs, machines agricoles et produits phytosanitaires ! (pour nourrir le petit peuple). Bêtise, ignorance ou déjà corruption ? Henri Nallet, ancien ministre de l'agriculture, a dit qu'il s'agissait là d'une "leçon de politique majeure".
Aujourd’hui je me pose la question : comment ces deux hommes se sont-ils laissés berner par les lobbyistes Américains ? Pisani a reconnu ses erreurs peu avant de mourir, notamment sur les effets du remembrement (voir l'article de Ouest France). De toute façon, ils portaient peu intérêt à la biodiversité et la protection de l’environnement, ce n’était pas à l’ordre du jour. Mais avoir favorisé cette agriculture intensive avec l’apport d’intrants et de semences non reproductives (stériles), s’avère à ce jour un désastre écologique et une atteinte grave portée à la biodiversité dans nos campagnes et toute l’Europe. Des régions du monde sont encore plus touchées. Pouvons-nous oser parler de crime contre l’humanité ? Je me sens le devoir de poser cette question.
Pourtant les alertes sur l’environnement du scientifique américain Charles Keeling, notamment l’impact du dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère, suite à la consommation d’énergies fossiles datent de 1958 ! (date de début des courbes de suivi du CO2 produites par l'observation de Mona Loa à Hawaï).
Il est surprenant de voir qu’à la même époque, 1962, il y a création des GAEC (Groupement Agricole Exploitation en Commun) et IVD (Indemnité Viagère de Départ). A cela s’ajoute le démantèlement de la sacro-sainte administration des "Eaux et Forêts" (Colbert), faisant naître l’Office National des Forêts (ONF)... premier établissement public a caractère industriel et commercial français (EPIC), les lobbyistes sont donc déjà bien en place. On connait l’état de l’ONF à ce jour ! Rien n’a donc été décidé par hasard.
Ce sont les prémices de l’emballement de la course au profit et des groupes de pression. C’est le début du recours aux intrants sous l’impulsion des grands empoisonneurs...
(Je fais tout simplement référence à la définition du mot poison : toute substance qui introduite dans un organisme vivant peut le tuer ou altérer ses fonction).
Monsanto, Bayer, Singenta, épaulés par l’INRA n’ont de cesse de trouver des semences soit disant de plus en plus performantes, avec en toile de fond la généralisation de l’irrigation gourmande en eau mais aussi terriblement génératrice de chiffre d’affaire en matériel. Nous en sommes à ce jour aux semences F1 non reproductives (stériles évidemment, dans le but d'engraisser les semenciers).
Cette variété ES MESSIR F1 2019 comporte 18 rangs de 47 grains, soit 846 grains. Il semble parfait, il est sans goût (mes petits enfants n’en veulent pas) et il ne se reproduit plus. Cherchez la truanderie ?
Par contre je n’imaginais pas que 3 épis de variété ancienne Hopi issus de mon jardin aient plus de grains que de la récente vedette Sieur Messir (sans le r, cela me fait penser à un certain joueur de foot bien connu, cela en dit long sur la stratégie en communication autour du futur champion d’EURALIS !). Son autre compagnon de campagne se nomme Zoom.... Il suffirait presque d’actionner la molette pour le faire grossir... extraordinaire !
Messir pèse 432 grammes, n'a aucun goût, et il sera destiné à l'alimentation animale sans doute. Il parait beau, régulier, mais en comparant avec Hopi, lequel des deux apportera le plus à l’agriculteur (en terme d’excédent brut d’exploitation) et... à nos sols ?
Améliorer Hopi pour gagner en taille de grains, conserver sa capacité de reproduction et son aptitude à consommer peu d’eau, aurait été trop très sage, et surtout n’aurait pas généré le chiffre d’affaire espéré par les multinationales...
Je crois qu’en plus de nous mentir, on nous prend pour des cons...
Ce Maïs Hopi issu de cultures amérindiennes a été cultivé par mes soins : il comporte 3 épis dont le 3ème (le plus petit) possède 12 rangs de 31 grains, soit 372 grains. L'ensemble représente donc plus de 1182 grains ! Mes petits enfants en raffolent et le grignotent comme une sucrerie. Les grains sont plus petits que ceux du F1 (donc plus difficile à arracher pour des obnubilés du rendement). Je n’ai pas le poids exact des 3 épis, il n’a pas fini de mûrir, mais il me tarde d’avoir le verdict !
La FNSEA et les chambres d’agriculture ont fixé le cap, le monde agricole a suivi le scénario infernal qui lui était proposé. Ce système aujourd’hui est moribond puisqu’il a en plus stérilisé nos sols. Il ne reste que moins de 2 % d’agriculteurs, alors qu’ils étaient 80 % après la première guerre mondiale. Nous sommes en fin de cycle.
A aucun moment je ne veux porter atteinte au petit monde agricole avec lequel j’ai vécu dans mon enfance, et se retrouve aujourd'hui victime des grands intérêts, bien obligés de suivre le système. Aujourd’hui ils sont en première ligne face à cette révolution de pratiques obligatoires à mettre en place (imaginez-vous dans votre job et que l’on vous demande de tout changer du jour au lendemain !).
Aidons-les à trouver les bonnes solutions, et faire les bons choix. Ils sont isolés et peu nombreux. Le décalage qui s’est fait avec le mode de vie citadin est énorme. S’ils ne réussissent pas cette mutation, ils seront la proie des fonds de pension américains et des grands groupes (cela a déjà commencé). On nous aura volé nos terres.
Avec le réchauffement climatique, nos territoires, nos rivières et leur biodiversité sont dans une situation gravissime (voir les problématiques présentes entre autres sur le bassin Neste rivières de Gascogne). Le Maïs irrigué a amplifié la situation.
Je compare les ravages causés par l’INRA en agriculture à ceux causés par l’IFREMER et ISTREA qui ont divulgué les zones de reproductions dans les océans, où sévissent actuellement les grands chalutiers...
Sapiens tu es devenu fou, comme le dit l'historien Yuval Noah Harari. (voir les ouvrages "Homo Sapiens, histoire brève de l’humanité" et "Homo Deus").
L’institut national... et l’institut français... nous ont conduits dans le mur ! Ils ont fait de la recherche fondamentale, sans se préoccuper des intéractions qui pouvaient en découler, c’est une faute grave. Je crois me souvenir que le grand Spinoza avait dit que "la science ne trouve que ce qu’on lui demande de chercher". Il parait évident que les scientifiques de Monsanto et consort sont sous les ordres.
Tous ces scientifiques devront rendre des comptes, ainsi que les services de l’état qui ont défini, validé leurs missions et réalisé les bons de commande.
Je n’ose imaginer la vérité des plans mis en place chez Monsanto, Syngenta...
Suite à tous ces événements, ma réflexion me fait craindre le pire pour l’avenir du nouvel Office Français de la Biodiversité (OFB), successeur du CSP, ONCFS, ONEMA, AFB. Ce service aura-t-il les moyens et les pouvoirs pour protéger la biodiversité ? Quel sera le véritable "Ordre de mission " donné aux directeurs par la Présidence ?
Face au réchauffement climatique, comment allons-nous réparer la situation ? Quel logiciel choisir pour sauver ce qui doit et peut encore l’être ? Attention danger.
Et si la solution se trouvait dans les propositions de Sabine Martin (Référent du réseau eau à France Nature Environnement), je vous les ferai découvrir dans un deuxième article sur la thématique « Gestion de la sécheresse, gestion des sols dans la phase terrestre du cycle de l’eau ».
Pour en savoir plus :
L'interview de Jean Beigbeder ici
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