Ne soyez pas bait, pêchez en casting !

pêche casting

Plaidoyer pour la pêche de la truite en eaux vives avec un moulinet à tambour tournant.

Les pêches bait finesses* sont en plein développement. Comme la grande majorité des innovations qui émergent dans notre loisir, cette technique a vu le jour au Japon. Elle a été développée dans le but de convaincre des black-bass devenus très méfiants suite à une pression de pêche particulièrement intense. Grace à l’utilisation d’un moulinet baitcasting* adapté, ce procédé permet de déposer discrètement de petits leurres à proximité ou au cœur des « covers* », zones de tenues préférées des diables verts. Très rapidement, certains pêcheurs bien inspirés se convertirent au bait finesse pour la recherche des salmonidés. Mais l'usage de moulinets à tambour tournant pour pêcher la truite n'est pas un phénomène si récent. Le seul obstacle à la diffusion massive de ce type de dispositif était leur faible capacité à lancer des leurres très légers. Mais dans ce domaine de la pêche finesse, les moulins casting ont accompli de tels progrès ces dernières années qu'il est désormais aisé de propulser n'importe quel leurre à truite… et d’un simple changement de moulinet, de profiter des réels avantages de l’emploi d’un tambour tournant dans la pêche des salmonidés en eaux vives.

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Un confort de pêche inégalé

Lors de la première prise en main d’un ensemble bait finesse, le pêcheur est frappé par la légèreté du matériel. Le poids de l’association canne plus moulinet s’élève au maximum à 240 gr pour les cannes les plus puissantes. Pour une 2-10 grammes, modèle très apprécié par les amateurs de mouchetées, il est facilement envisageable de tomber entre 200 et 220 grammes de poids total, soit, à peu de chose près, l’équivalent d’un bon moulinet spinning seul ! Et oui, à puissance égale un ensemble baitcasting est plus léger qu’un ensemble spinning. Le gain de poids entre un moulinet à tambour fixe et un moulinet à tambour tournant est très appréciable (de 30 à 70g sur les modèles adaptés à la recherche de la truite). Aussi, les anneaux de départ sont bien plus petits sur une canne casting et donc moins lourds. De cet allègement du matériel découle naturellement un accroissement de la vivacité et de l’aisance.

L’ergonomie est plus agréable. Le moulinet est compact, il se niche au cœur de la main et n’est pas décalé sous la canne. Cela confère au moins deux avantages en action de pêche : d’une part, la détection des touches est meilleure, la ligne étant plus proche du blank, celui-ci retransmet mieux ce qui se passe au bout ; d’autre part, cela accentue la sensation de légèreté et l’usage est moins fatiguant, plus naturel. Le confort de pêche s’en trouve nettement amélioré. Avec l’habitude, la canne devient le prolongement du bras et l’action de lancer s’effectue sans réfléchir à la gestuelle.

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Un moulinet bait finesse a une petite taille, il tient facilement dans la main.
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Un lancer qui décuple l'efficacité de la prospection

Le moulinet à tambour tournant permet de maîtriser son leurre avant même qu’il ne soit dans l’eau. Le pouce, qui n’a d’utilité chez le pêcheur spinning que celle de faire du stop, tient un rôle primordial en casting car il contrôle le dévidage de la ligne lors des lancés et permet d’amortir l’entrée dans l’élément liquide en appuyant progressivement sur la bobine (qui, avec un tambour fixe, n’a jamais fait fuir une belle fario à cause du « plouf » de son leurre lorsqu’il tombe dans l’eau). Les posés sont donc réalisés en douceur, dans une grande discrétion. Cette pression sur la réserve de fil intervient aussi de façon salutaire lorsque le lancé est un peu trop appuyé. Le tas de ronces qui baigne sur la rive d’en face est ainsi évité. Son joujou préféré est sauvé et la berge est pêchée au plus juste. La tension constante de la ligne dans les airs permet logiquement au leurre d’être opérant dès qu’il touche l’eau. Cela est impossible en spinning. Même si le pick-up est fermé manuellement quand l’artifice rejoint l’écoulement, il y a toujours un temps de retard. Le leurre aura un peu dérivé dans le courant avant que le pêcheur ne reprenne contact avec lui. C’est préjudiciable sur les postes aux périmètres très réduits qui sont monnaie courante en rivière de montagne.

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La précision des lancés est incomparable. Que celui qui croit réussir à poser son leurre où il veut en spinning se mette au casting. Il comprendra ce que « précision chirurgicale » veut dire. Une fois la technique maitrisée le pratiquant en bait finesse peut vraiment pêcher les postes les plus scabreux de manière méticuleuse, aux abords et même dans les obstacles. D’ailleurs, il est bien plus simple de réaliser une trajectoire basse en casting qu’en spinning. C’est très utile pour passer par exemple sous des branches surplombant la rivière. Bien entendu, lorsque le leurre passe là où les autres trépassent, la récompense est souvent au bout.

L’exécution du geste de lancé est hyper rapide. Le pratiquant n’a pas besoin d’ouvrir et de fermer le pick-up… car il n’y a pas de pick-up en casting ! En spinning il faut tout d’abord repousser cette encombrante anse de panier en faisant intervenir la main opposée à celle qui tient le moulinet, puis se saisir du fil avec son index et enfin se servir de la canne pour propulser le leurre. Un procédé qui nécessite l’emploi de ses deux mains et qui se décompose en différentes étapes se succédant dans le temps. Cette action se révèle longue et laborieuse une fois habitué au tambour tournant.

En casting la main gauche (pour un droitier) ne sert qu’à faire tourner la manivelle pour récupérer la ligne. En fait, il suffit d’appuyer sur le bouton situé à proximité immédiate de la base du pouce pour que la bobine soit mécaniquement débloquée. Une simple pression réalisée par la main qui effectue le lancer. C’est l’extrémité de ce même doigt qui maintient la bobine avant qu’elle ne soit définitivement libérée et que la ligne ne s’échappe à la fin du geste, lorsque le pêcheur ôte son pouce. La compacité du matériel est telle que j’oserai dire que le lancer s’effectue avec un seul doigt. En découle une grande vitesse d’exécution car le pratiquant presse le bouton alors même que la canne a déjà débuté son mouvement de balancier dans le but d’expédier le leurre. Contrairement au spinning, il y a ici dans l’accomplissement du geste une simultanéité de certaines actions, et celles qui se déroulent successivement dans le temps le font de façon très fluide et très prompte. Le pêcheur en bait finesse lance plus vite que son ombre.

Sur le terrain cela peut se traduire ainsi : dès que le leurre sort de l’eau il est renvoyé sans délai sur le poste suivant d’un circle cast*. Le leurre aura quitté l’élément liquide une ou deux secondes tout au plus. Il pénètre à nouveau l’onde, traverse le coup puis en sort. Le pêcheur peut alors choisir de le ramener rapidement pour relancer sur le poste suivant. C’est une sorte de power fishing* des bassers* appliqué à la truite (encore une référence au black-bass, que les truiteux* croulants intellectuellement et repliés sur eux-mêmes s'ouvrent un peu aux autres pêches, ils progresseront dans la leur). L’emploi d’un casting permet donc, si vous le souhaitez, une plus grande fréquence de lancés. La prospection est donc bien plus rapide avec un tambour tournant qu’avec un tambour fixe. De ce fait, le pêcheur en casting bat plus de terrain que son homologue en spinning. Il peut ainsi multiplier ses chances de rencontrer un poisson actif ou mettre à profit le temps gagné pour découvrir de nouveaux spots (ou faire autre chose, il n’y a pas que la pêche dans la vie).

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Poisson pris en « power fishing » lors de la pause déjeuner : en bait finesse il est possible de pêcher vite mais bien !
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Un débrayage facilité

Autre fonctionnalité bien plus aisée en casting : le débrayage. Certains d’entre vous ont compris l’utilité de pouvoir relâcher du fil (l’utilité de relâcher vos prises, surtout les grosses, vous l’aviez déjà compris, je ne vais pas m’étendre dessus). En effet, en certaines circonstances, le fait de laisser filer la ligne durant quelques secondes (et pas seulement de « rendre la main » sur quelques centimètres) est déterminant pour atteindre certains spots éloignés et/ou profonds (par exemple une soudaine cassure au milieu du chenal d’écoulement). Mais il faut aussi pouvoir ferrer à tout moment. En spinning, le laps de temps nécessaire à la fermeture du pick-up puis à la récupération de la ligne détendue est généralement fatal. La touche est manquée. Alors, pour remédier à ce manque de réactivité de nombreux pêcheurs prospectent pick-up fermé, avec l’anti-retour désactivé et tournent la manivelle à l’envers : ils débrayent. Cette façon de procéder n’est pas vraiment agréable mais elle permet d’être plus réactif et d’avoir moins de mou dans la bannière.

Pourtant, il y a plus efficace : utiliser un moulinet casting bien sûr ! Ici, nul besoin de débrayer en tournant la manivelle, il suffit d’appuyer sur le bien nommé bouton de… débrayage ! Vous savez, celui qui est situé à proximité immédiate de votre pouce (nous en avons parlé au-dessus). Une fois enclenché, la bobine se vide. Il suffit juste d’amorcer une esquisse de rotation de la manivelle pour immédiatement stopper le dévidage et reprendre contact avec le leurre. Tout cela en une fraction de seconde. Il n’y a pas plus simple et plus rapide. Et comble de la minutie, il existe même un mécanisme qui permet de régler la vitesse de dévidage de la bobine : le frein de friction. Vous pouvez lui faire confiance si vous souhaitez que votre bobine ne s’emballe pas trop ou si vous voulez garder un très léger contact avec le leurre lors de sa dévalaison. Sinon, votre pouce, encore lui, peut s’y substituer.

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Une gestion des combats optimale

L’architecture propre aux moulinets à tambour tournant permet un surcroît de puissance par rapport aux tambours fixes. En effet, contrairement aux modèles spinning, il n’y a pas d’angle droit entre la ligne et la bobine, donc pas de point de dispersion de la force mise en action pour rembobiner. Pour simplifier, un moulinet casting est un treuil. La réserve de couple semble inépuisable. Le pêcheur peut ainsi mieux maîtriser les combats avec de beaux poissons et les abréger s’il le souhaite. Pour la capture, le risque de mortalité dû à l’épuisement est diminué. Le fait aussi de ramener de grosses branches devient beaucoup moins contraignant, presque agréable.

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Une belle carpe prise en plein jus et sortie en moins d’une minute, c’est tout à fait faisable en casting !
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Il est également possible d’employer de grosses lignes avec de petits leurres. Contrairement au spinning, le baitcasting tolère très bien l’emploi d’importants diamètres sans que cela n’ait de véritables conséquences sur les capacités de lancer. Vous devez connaitre quelques profonds pools parsemés de blocs rocheux particulièrement coupants. Les belles farios qui y vivent savent très bien se servir de ces obstacles pour s’échapper en sectionnant la ligne. Y pêcher en tresse ou en nylon c’est prendre un trop grand risque de laisser agoniser une truite avec un leurre qui lui clôt la gueule... Il faut donc employer un corps de ligne résistant à l’abrasion, donc un fluorocarbone de 10-12 livres (26-28 centièmes environ). Avez-vous déjà essayé de lancer un leurre de 3-4 grammes avec un moulinet spinning et une ligne en fuoro de 28 centièmes ? C’est presque impossible. En casting, on s’en sort très bien, c’est fait pour ! Et les grosses mouchetées qui hantaient ces lieux dangereusement saillants peuvent enfin rejoindre votre épuisette.

Ce plaidoyer pour la pêche de la truite en eaux vives avec un moulinet à tambour tournant a énuméré quantité d’arguments qui représentent autant d’avantages indéniables. Je suis persuadé de pratiquer plus efficacement et de toucher plus de truites depuis que je pêche en bait finesse. Commodité, vivacité, aisance, agilité, facilité… tous ces aspects sont transcendés en casting. Au bout du compte, c’est le plaisir qui est plus intense. Essayez pour vous faire une idée, vous risqueriez d’être étonné.

 

Texte et photos de l'auteur, poissons pris sur le domaine public français

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LEXIQUE

Bait Finesse : Technique de pêche conciliant le matériel baitcasting et la pêche légère, appelée aussi finesse (la limite basse est ici autour de 2 grammes). Les spécialistes parlent de Bait Finesse System (BFS). Cette approche appliquée aux salmonidés a un nom, le Mountain Stream Bait Finesse.

D’ailleurs, si cette technique a été étudiée et qualifiée, cela tendrait à démontrer que nous ne sommes pas face à un concept totalement absurde dont la pratique s’effectuerait par une poignée de fêlés. La firme suédoise Abu Garcia proposa dès l’après guerre des moulinets baitcastings adaptés à la recherche de la truite. Ces exemplaires sont actuellement très recherchés des collectionneurs et notamment des Japonais qui pêchent toujours avec.

Moulinet baitcasting : Moulinet « à l’envers » pour ceux qui pensent pêcher « à l’endroit ». Moulinet « à l’endroit » pour ceux qui ne pensent pas pêcher « à l’envers ». Sur un baitcasting, le tambour tourne (comme dans une machine à laver le linge). En tournant, il récupère la ligne. Ce moulinet se place sur la canne.
Sur un spinning, le tambour est fixe. C’est le pick-up, appelé aussi anse de panier, (plus précisément le galet de pick-up ou guide fil) qui, entrainé par le rotor, enroule la ligne autour de la bobine. Ce moulinet se place sous la canne.

Cover : Couverture végétale... ou de toute autre sorte. Dans des eaux chaudes, on y trouve souvent des perches, black-bass, brochets... Dans des eaux froides, il se peut qu’il y est autre chose (une chose avec une adipeuse).

Circle cast : Littéralement « lancé en cercle ». Si Zorro signe d’un Z à la pointe de son épée, le pêcheur peut décrire un C avec le scion de sa canne pour propulser son leurre. Le leurre sort de l’eau et arrive en direction de l’anneau de pointe à 3H00. Il le contourne en décrivant un arc de cercle (il remonte le cadran et passe par 2H00, 1H00, 12H00, 9H00, 6h00) jusqu’à 4H00 où il repart alors en direction de la rivière, le pêcheur ayant libéré le tambour de son moulinet. La boucle est bouclée en une petite rotation du poignet, sans aucun temps d’arrêt.

Power fishing : Méthode de pêche qui vise à atteindre une fréquence de lancés maximale. Pour ce faire, le temps d’exécution des lancés doit être raccourci au possible. L’idée derrière ce concept est que le leurre aura plus de chances de croiser un poisson actif s’il parcourt plus de terrain et s’il passe plus de temps dans l’eau (et non dans l’air).

Basser : Pêcheurs de black-bass. Le groupe « poisson » n’est pas seulement représenté par la truite. Il y a aussi d’autres espèces. Le black-bass en fait partie.

Truiteux : Individu s’épanouissant lorsqu’il patauge dans les eaux fraîches et oxygénées. Il emploie de la ferraille, du plastique, des insectes, des petits poissons et des imitations à base de plumes ou de poils. Il est content de prendre l’eau (par opposition à prendre l’air). Parfois il sort une jolie truite. Il est alors très content.

Nouvelles cibles à la mouche ou comment se diversifier pendant la pandémie !

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La pêche à la mouche est ma passion et elle est pour moi totalement indissociable des voyages. Mes articles précédents pour Truites et Cie sont tous disponibles dans la rubrique " Destination ". Les projets de voyage pour 2020 étaient encore une fois nombreux : truites en Nouvelle-Zélande, Steelhead en Colombie-Britanique, Peacock Bass en Colombie et mon pèlerinage annuel dans l’ouest des USA. En temps normal, au moins deux de ces projets auraient été menés à bien. Mais le moins que l’on puisse dire c’est que 2020 n’aura pas été une année normale et aucun de ces projets ne s’est réalisé.

La frustration apparue en mars au moment de l’ouverture de la pêche à la truite et au début du confinement s’est ensuite accrue avec la règle des 100 km post-confinement. Il faut savoir que je vis au bord du Bassin d’Arcachon ce qui est un privilège en de nombreux points mais les rivières à truites les plus proches de mon domicile se trouvent à 180 km à vol d’oiseau.

J’ai donc décidé pour gérer cette frustration de cibler les poissons qui peuplent les nombreux plans d’eau de ma région, mais canne à mouche en main pour ne pas me renier complètement…

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La carpe

C’est avec la carpe que j’ai débuté la capture d’" autre chose qu’un salmonidé " avec une canne à mouche. Je dis bien avec une canne à mouche et non à la mouche, car leurrer un poisson avec une imitation de pain et après avoir amorcé un poste n’est pas exactement l’idée que je me fais de cette pêche.

Je dois cependant avouer avoir pris beaucoup de plaisir lors de cette sortie et lorsqu’on voit un poisson pesant entre 5 et 10 kg venir prendre votre imitation en surface, le battement cardiaque s’accélère quand même un petit peu. J’ai d’ailleurs trop anticipé mon premier ferrage malgré de nombreux ferrages retardés sur les grosses truites en eau lente et donc raté le premier poisson venu goûter à ma boule de poils de chevreuil. Ce petit réglage effectué j’ai ainsi attrapé quelques poissons à la défense sportive.

Je compte bien retourner essayer d’attraper quelques mastodontes mais peut-être en nymphe à vue avec des imitations de larves ou de petites écrevisses pour être un peu plus dans l’esprit de la pêche à la mouche.

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Les petits carnassiers

La Perche et le Black Bass ont été les cibles suivantes. Ces poissons sont bien représentés dans ma région.

Les perches sont nombreuses dans les grands lacs landais et du sud Gironde. Souvent présentes en grands bancs et parfois de très belle taille, le lac de Cazaux ayant la réputation d’abriter les plus grosses perches de France.

On trouve de bonnes densités de Black Bass dans de nombreux petits étangs mais on peut aussi les localiser dans des secteurs encombrés et peu profonds des grands lacs.

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C’est avec une petite sélection de streamers montés initialement pour la truite et quelques poppers que j’ai attaqué aux beaux jours la traque de ces poissons.

Le float tube s’est avéré bien utile pour localiser les bancs de perches. Les touches s’enchainaient lorsque je trouvais un banc de petits spécimens. Je trouve cette pêche vraiment ludique et surtout c’est un poisson magnifique même lorsqu’il est de taille modeste.

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Pour le black bass, que ce soit en wader ou en float tube, je me suis concentré sur les berges et en général ce sont les postes encombrés qui m’ont apporté le plus de touches. Les attaques étaient parfois vraiment violentes, notamment avec les poppers et les combats souvent spectaculaires avec les fameuses chandelles caractéristiques de ce carnassier venu d’outre-Atlantique.

J’ai ainsi enchainé quelques sorties de proximité pour de courtes durées passant parfois juste la première heure du jour au bord de l’eau en étant de retour à la maison pour le petit déjeuner quand le reste de la famille émergeait.

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Le brochet

J’ai gardé le meilleur pour la fin…

Il m’aura fallu un peu de temps pour me décider à aller tenter d’attraper Esox Lucius avec un fouet. Je doutais de mes chances de réussite, pensais que la densité n’était probablement pas assez forte et que j’aurais un réel handicap par rapport aux pêcheurs aux leurres.

Finalement, c’est en novembre dernier que je décidais d’accompagner mon ami Julien, pêcheur de carnassiers aux leurres, pour une sortie en float tube sur un petit étang de la région que nous savions correctement peuplé en brochets de toutes tailles. Mon idée était de ne pas lâcher la canne à mouche, quitte à rentrer bredouille, pour me donner une réelle chance de succès. J’ai eu assez rapidement la sensation d’une touche mais n’étais pas sûr que ce ne soit pas un des nombreux herbiers accrochés au passage de mon streamer. Peu après et juste avant l’arraché, un gros remous se formait à peine plus loin que le bout de mes palmes. Les premiers instants étaient bien encourageants, mais plus rien ne se produisit de toute la matinée. Pendant ce temps, Julien avait enchainé 3 ou 4 prises avec des leurres souples ce qui semblait confirmer mes craintes préalables. Je décidais pourtant, après la pause casse-croute, de continuer canne à mouche à la main. Cela faisait environ 15 mn que je palmais à nouveau et venais de lancer mon streamer contre la berge, lorsqu’ après avoir strippé ma ligne sur à peine un mètre je sentis un arrêt net. Je m’étais posé bien des questions sur la manière de ferrer en cas de touche mais l’instinct me fit tout simplement relever vivement ma canne et je compris tout de suite que je tenais enfin au bout de ma ligne ce brochet tant désiré. Le combat dura quelques minutes, ponctué de quelques sauts, et après avoir palmé jusqu’à la berge, j’échouais un poisson relativement maigre mais de plus de 90cm.

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Je n’en avais pas conscience dans l’instant mais je venais moi aussi de me faire ferrer. Depuis ce jour et jusqu’au moment où j’écris ces quelques lignes (nous sommes fin janvier, la fermeture approche) j’ai enchainé au moins une sortie par semaine pour essayer d’attraper un « grand bec » avec un streamer. Souvent en float tube, parfois du bord mais aussi en bateau et quelle que soit la météo puisque j’ai eu besoin - il y a peu - de la complicité d’un partenaire en Kayak pour casser la glace par endroit et me permettre de progresser avec ma bouée. J’ai attrapé en moyenne un à deux poissons par sortie. Je fais mes armes en période de faible activité, apprends à chaque fois et compte bien utiliser ces acquis lors des prochaines périodes plus fastes pour la pêche du brochet.

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Le matériel

Pour tous ces poissons je me suis lancé avec le matériel dont je disposais et qui n’était pas conçu pour la traque des carnassiers au fouet. Je possède un float tube pour la pêche en réservoir qui s’est vite avéré indispensable à défaut d’avoir un bateau. J’ai utilisé une canne 9’ # 8 qui est normalement destinée à la pêche du bar avec une soie flottante WF.

J’ai cherché dans mes nombreuses boites à mouches des nymphes et streamers à recycler. La plupart des montages étaient destinés à la truite et j’avais reçu de mes amis américains quelques montages pour le Peacock Bass dont le calibre correspondait à la pêche du brochet.

Par la suite et compte tenu de ma nouvelle addiction je me suis procuré des streamers spécifiques chez les Mouches Bernard, j’ai investi dans une soie Shooting Head plongeante et envisage de compléter mon équipement par un ensemble pour soie #10.

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Il faut dire que lors de 2 sorties en bateau avec mon ami guide Raphaël Janot j’ai pu voir le potentiel en gros poissons des lacs de ma région et compte bien arriver à capturer une « big mama » avec une canne à mouche.

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Je vous donne rendez-vous bientôt pour un article entièrement consacré à mon nouveau hobby. A moins que la COVID nous fiche la paix, qu’il n’y ait plus de confinements, de limites à 100 km ou 20 km pour les activités sportives et que l’on puisse à nouveau voyager librement.

A bientôt donc...

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Comment bien lire une rivière à truite ?

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Savoir où lancer sa ligne est la clé de la réussite lorsqu’on "pêche l’eau", par opposition au fait de pêcher à vue (situation où le repérage du poisson est préalable au coup de ligne). La capacité à lire la rivière, que certains considèrent comme "innée", s’acquiert en réalité avec de la pratique et de l’observation. Si ce pré-requis est essentiel quel que soit le milieu où l’on évolue, il revêt une importance capitale dans les vastes cours d’eau ou plus généralement en présence de faible densité de poisson, lorsque la probabilité de croiser une nageoire est bien faible si l’on promène son montage au petit bonheur la chance...

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Une affaire de contexte

Précisions d'emblée que bien lire une rivière nécessite toujours une contextualisation, à la fois d'ordre spatial et temporel. A quel type de biotope avons-nous à faire ? A quelle saison sommes-nous ?

D'un point de vue spatial, il est important de considérer le type de rivière au bord de laquelle on se trouve, et notamment une caractéristique essentielle : la "vitesse moyenne de courant". En effet, une rivière de plaine aux longues parties lisses ne s'aborde pas comme son homologue tumultueuse située en montagne. Se focaliser sur les contrastes est, comme souvent à la truite, un gage de réussite. La règle de base énoncée par le grand Michel Duborgel qui préconisait de "pêcher le lent du rapide, et le rapide du lent" fonctionne partout sur la planète entière lorsqu'on recherche la truite sauvage.

Il existe également des particularités difficilement identifiables sans connaître les poissons pêchés a priori, notamment une propension de certaines truites à privilégier les coups marqués, à déserter les veines centrales ou au contraire les bordures...etc etc. Votre sens de l'observation intervient alors pour détecter précocement ces comportements et adapter votre stratégie de pêche en conséquence.

D'un point de vue temporel, le choix des meilleurs postes dépend aussi étroitement de la température de l'eau et de son évolution durant les jours précédents la pêche. Ainsi, lire sa rivière favorite en mars de la même façon qu'en juillet a toutes les chances de vous conduire à l'échec, les postes plébiscités par les truites par eaux froides n'étant pas les même que ceux choisis à la belle saison. Nous y reviendrons dans un article spécifique traitant de la température.

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S'attaquer à une rivière alpine...
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... ne se fait pas avec les mêmes contraintes que la prospection d'une rivière à truite de plaine !
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Comprendre la notion de stratification

Les différentes places qu’occupe une truite possèdent toutes un point commun : qu’elle soit active ou pas, elle recherche systématiquement un endroit où le courant est suffisamment lent pour stationner, de façon à restreindre sa dépense énergétique. Dans la majorité des cas, le courant le moins violent se situe au niveau du fond, là où l'écoulement est perturbé par le substrat. Dans les veines d'eau assez lentes, les poissons peuvent quitter le courant de fond et se suspendre à mi-hauteur ou près de la surface, notamment durant leurs phases d'activité intense (alors que tout excédent de vitesse les confine dans les basses couches).

Comment repérer un bon poste à truite ?

Dans les cas les plus simples, c'est toute la colonne d'eau qui est ralentie. Dans d'autres cas, seul le courant de fond est concerné. Distinguons : 

Un obstacle émergé situé en amont du poisson

C’est le cas classique d’un poisson à l’abri derrière un caillou. La distance séparant le poisson de la pierre dépend du degré d’activité de la truite : blottie dessous, elle est au repos, alors que plus en aval, au niveau de la jonction des deux veines de courant produites par l’obstacle, vous la trouverez en chasse (elle descend un peu par rapport au bloc afin de dégager son champ visuel et ainsi mieux repérer ses proies dérivantes).

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Les ralentissements créés par des obstacles forment des calmes (rouge) et des jonctions de veines (bleu)
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Un obstacle émergé situé en aval du poisson

Lorsque le courant vient buter sur une pierre ou tout autre matière, cela produit un ralentissement et un effet « dossier » apprécié par les truites, elles se placent alors juste devant l'obstacle. Attention, dans ce type de coup, le bloc est parfois légèrement immergé et il devient alors invisible aux regards inattentifs, ce qui rend le poste encore plus intéressant !

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Des truites en poste peuvent se placer au niveau du cercle rouge, juste devant les pierres émergées
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Une granulométrie immergée de gros volume

Dans ce cas, le ralentissement concerne seulement le courant de fond. Il est produit par la présence de blocs volumineux à ce niveau. Savoir percer la surface et observer le fond de la rivière est absolument indispensable si l'on souhaite affûter sa lecture d'eau. En effet, la différence de vitesse entre le courant de fond et le courant de mi-hauteur ou de surface peut parfois être importante. Lorsque la colonne d'eau est très stratifiée, il est important de considérer la vitesse du courant de fond en faisant abstraction de ce qui se passe en surface. Il existe d'ailleurs de nombreux postes qui présentent un courant de surface violent alors qu'au ras du fond, la truite rencontre de bonnes conditions pour sa tenue. Ces poissons sont peu sollicités, d'une part parce que ces zones échappent aux yeux les moins aguerris, et également parce qu'une bonne dose de savoir faire technique est nécessaire pour y faire passer sa ligne correctement.

Une zone profonde

Le fait d'avoir une bonne épaisseur d'eau "au dessus de la tête" met les truites en confiance et peut les conduire à s'établir à cet endroit. C'est la lame d'eau qui fait alors office de cache. Cette situation est particulièrement fréquente dans les cours d'eau de montagne plutôt rapides et peu profonds. Dans les rares zones ralenties qui creusent, les truites au repos se placent près du fond. Leur distance de stimulation est alors faible, ce qui nécessite de pêcher creux et d'insister pour les décider.

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En eaux rapides, toute fosse peut abriter des poissons au repos collés au fond
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Une dépression au niveau du fond

En l’absence d’éléments tangibles capables de ralentir le courant de la rivière, la pente du fond est un paramètre important à considérer. Une pente importante soustrait les poissons au tumulte du milieu de la colonne. Ainsi, les fins de plats en grands cours d’eau, où le substrat est majoritairement constitué de galets homogènes par la taille, ne présentent un réel intérêt que si la pente de la remontée est suffisante. Pour les têtes de pool, le constat est le même. Une dépression assez marquée permet à la truite de se soustraire au courant de surface et facilite sa localisation pour le pêcheur.

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En l'absence d'obstacles immergés ou émergés, ce sont les variations de pente du fond qui fixent les poissons
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Poste de chasse ou de repos ?

Au-delà de la connaissance des principaux postes à truite, il est important de savoir corréler chaque type de poste au degré d’activité des poissons qui les occupent. En effet, au cours d’une journée, les truites alternent phases de prédation et phases de digestion/repos ; elles choisissent dans chaque cas des postes aux caractéristiques différentes, que l'on peut grossièrement classer en trois catégories :

Les postes de repos

Les postes de repos ou caches, permettent aux fario de se mettre à l’abri durant les phases d’inactivité ou en cas de danger, en se dissimulant à la vue des prédateurs. De l’avis unanime des scientifiques, l’abondance en caches est le critère qui influence le plus la densité de truites d’une portion de rivière. Selon la nature du biotope, ces refuges peuvent être constitués de végétation aquatique (cas de la Sorgue du Vaucluse par exemple), de bois immergé (tel que les racines de la ripisylve, les embâcles formés par les crues) ou plus classiquement de blocs rocheux. Ils sont préférentiellement situés sur les bordures.

Les meilleurs postes de repos

Qu'ils soient de chasse ou de repos, certains postes sont plus régulièrement occupés que d'autres. Pour ce qui est des caches, il n'est pas toujours très intuitif d'évaluer leur valeur. Evidemment, les plus volumineuses comme une berge creuse, des racines ou des gros blocs offrent une capacité d'accueil importante et sautent aux yeux ; elles présagent sur le papier du meilleur. En pratique, des caches plus discrètes, en marge des veines marquées, peuvent se révéler excellentes car moins fréquentées par les pêcheurs... attention aux jugements hâtifs !

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Les gros blocs dont la base est creuse abritent de nombreux poissons
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Les postes de chasse

Lors de leurs pérégrinations alimentaires, les farios recherchent des courants qui véhiculent leurs proies, aussi appelés veines porteuses. Pour cela, elles doivent fréquemment abandonner leurs zones de repos, ce qu’elles font avec plus ou moins d’entrain selon la saison (elles rechignent vraiment dans l’eau froide) et leur bravoure (les juvéniles intrépides s’en éloignent volontiers, contrairement aux poissons plus âgées et/ou plus pêchés, qui se montrent plus prudents). Elles colonisent alors d’avantage le milieu du cours d’eau, en particulier les têtes ou fins de plat (juste avant la déclivité suivante), les radiers, les jonctions de veines, les entonnoirs entre les blocs...etc. D’autre part, il faut savoir relier certains postes de chasse avec des comportements alimentaires particuliers des poissons : par exemple, en début d'été, il est fréquent de toucher les truites en pêchant sous l'eau dans les têtes de courant en début de journée, puis de les voir gober sur les fins de plat entre midi et deux.

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poste à truite
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Les veines en entonnoir qui concentrent la nourriture sont d'excellents postes de chasse
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Les meilleurs postes de chasse

Parmi les différents postes de chasse que vous rencontrerez dans les rivières à truites, les meilleurs sont ceux situés à proximité immédiate d'une cache. En effet, plus la distance que parcourt la truite est faible lorsqu'elle se met en chasse, plus elle se sent en sécurité. Ceci nous conduit à évoquer le dernier type de poste :

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postes truite
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Le radier à gauche (en rouge) attirera des poissons actifs qui se réfugieront dans l'embâcle (en vert)
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Les postes mixtes

Certains postes possèdent une veine porteuse accolée à une cache. Ce sont tout simplement les meilleurs, ceux qui sont statistiquement le plus souvent occupés, car la truite a le loisir de s’alimenter à domicile et se retrouve tapi dans son refuge en un battement de nageoire. Lorsque le courant rentre dans la cache, elle peut même chasser tout en restant constamment invisible. Ces endroits sont généralement occupés par les plus gros individus, prioritaires dans le choix des meilleures places. On comprend ici l’importance de rechercher systématiquement les portions de méandres où le courant principal vient buter sur les berges... autant de chances de rencontrer un maximum de postes mixtes !

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pêche fario
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Une veine d'intensité moyenne vient flirter avec un entrelacs de branches = un poste mixte typique !
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Etre exigent pour améliorer ses résultats

En matière de lecture d’eau, il est bon de couper les cheveux en quatre et d'être précis. Pour chaque poste abordé, il faut chercher à définir la surface la plus restreinte possible (quelques dizaines de cm2 dans l’idéal) susceptible d’abriter une truite, de façon à limiter et à valoriser au maximum les coups de ligne donnés. Sur des postes petits et en présence de truites méfiantes, le premier passage doit être le bon. De plus, cette approche permet de couvrir plus de terrain et d’optimiser la prospection avec cette technique relativement chronophage qu'est la pêche en dérive.

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postes

Duel veste de wading Field and Fish Expert vs Patagonia River Salt jacket

Patagonia Field and Fish

S'il y a bien un accessoire dans tout l'attirail du pêcheur de truite qui devrait être considéré comme un investissement à long terme, c'est bien la veste de wading ! Lésiner au moment de l'achat rendra les journées pluvieuses pénibles et vous fera renouveler le produit assez rapidement. Pour éviter cela, voici un comparatif de 2 modèles éprouvés qu'il sera difficile de prendre en défaut : la veste Field and Fish Expert Blue Sonic et la Patagonia River Salt Jacket.

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Field and Fish Expert Blue Sonic

Il y a 2 ans, nous vous présentions la veste de wading haut de gamme de l'enseigne Field and Fish : l'Expert Pro Sonic (retrouvez l'article complet ici). L'originalité du produit résidait alors dans sa conception : un tissu 3 couches imperméable et respirant japonais, le même utilisé pour les waders Sonic de la marque et assemblé selon un procédé sans couture (par ultrason).

En 2021, la volonté d'amélioration continue des produits et le souci du détail toujours omniprésents chez Field and Fish, ont donné naissance à une version actualisée : l'Expert Blue Sonic.

Voici les principales évolutions :

  • une nouvelle couleur bleue,
  • un nouveau système d'étanchéité des poignets avec double poignet et serrage réglable sur la partie interne,
  • 2 nouvelles poches frontales,
  • 2 retractors frontaux,
  • une large poche dorsale.

Les autres caractéristiques restent inchangées (voir vidéo ci-dessous).

Matière

100% Nylon (182g/m2), imperméabilité 20 000 mm, respirabilité 5000G

Rangement

Interne :

  • 1 poche étanche amovible,
  • 1 poche filet zippée.

Frontal :

  • 2 poches symétriques velcro,
  • 4 poches zippées symétriques dont 2 à volume ajustable (par boutons pression) pour grandes boîtes C&F.

Dorsal :

  • large poche dorsale zippée, pour casse-croute par exemple.

Accessoires

  • poches repose-main doublées,
  • 2 retractors,
  • accroche-mouche velcro amovible.

Réglages

  • double poignet à serrage réglable,
  • capuche à serrage réglable avec micro visière rigide,
  • cordon de serrage élastique au bas du vêtement.
Vidéo
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Christian Guimonnet
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Notre auteur Christian Guimonnet utilise la première version depuis 2018, voici son avis :

"J'ai investi avant l'ouverture 2018 dans une veste Field and Fish. Je souhaitais quelque chose d'un peu plus haut de gamme que mes vieilles vestes, et bien, je suis satisfait en tout point, c'est du très solide, bien taillé... et surtout du très, très étanche ! C'est exactement ce qu'il me fallait. Des poches judicieusement placées et bien finies, c'est aussi un excellent coupe-vent. Une remarque tout de même qui ne peut pas tenir lieu de critique : on ne peut pas vraiment s'en servir comme d'une veste "d'appoint", il est en effet difficile de la rouler et la prendre avec soi dans une des poches du gilet, elle est un peu trop imposante pour justifier un "au cas où". A réserver donc pour les sorties de début de saison et/ou les journées où la pluie est vraiment prévue. Après 3 saisons d'utilisation, la fiabilité du tissu et du procédé d'assemblage est absolument parfaite, ma veste n'a pas bougé !".

Pour information, Christian (1m76, 72 kg) porte cette veste en taille L. Nous vous conseillons une taille M pour des mensurations inférieures.

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Les points communs aux 2 références :

Notre choix de comparer ces 2 références n'est pas anodin dans la mesure où elles partagent plusieurs points communs :

  • utilisation de tissus de waders,
  • coupe relativement longue et polyvalente (plus de 70cm de hauteur en taille L)
  • zip qualitatifs YKK®
  • anneau accroche-épuisette au niveau du col à l'arrière
  • produits à éviter si l'on cherche une veste ultra-light (plus de 600 gr pour les 2 références)
  • prix proches : 319 euros pour la veste Field and Fish et 350 euros pour la Patagonia.

NB : les boîtes à mouche prises comme références pour décrire la contenance des principales poches sont :

  • grande boîte C&F de dimensions 197 mm x 114 mm x 42 mm,
  • boîte C&F moyenne de dimensions 157 x 107 x 41 mm,
  • petite boîte C&F de dimensions 130 x 104 x 36.5 mm.

Elles correspondent à des boîtes de dimensions "standard" que l'on retrouve chez de nombreux autres fournisseurs.

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Patagonia River Salt Jacket

La renommée de Patagonia en matière de veste de pêche n'est plus à faire ! Il y a plus d'1 ans, lorsque nous avons confié le dernier haut de gamme River Salt Jacket à notre auteur Lionel Ainard, il ne s'est pas fait prier ! Lionel est un fidèle de la marque pour toutes ses activités Outdoor et il a pu effectuer un test de terrain poussé, à la pêche comme en haute montagne ! Vous trouverez son avis en fin de paragraphe.

Matière

Tissu 4 couches : matière extérieure en microfibres 100% polyester (recyclé à 55%), résistante et conforme à la norme H2No™, avec membrane imperméable et respirante + apprêt déperlant durable (DWR), également utilisée pour les waders Patagonia.

Rangement

  • 2 poches frontales zippées pour grandes boîtes C&F,
  • poche filet interne non zippée.

Accessoires

  • poches repose-main non doublées,
  • porte-outil bande frontal droite.

Réglages

  • capuche aérée et réglable,
  • poignet avec serrage réglable,
  • cordon de serrage élastique au bas du vêtement inséré dans partie en mesh pour une meilleure évacuation de l'eau.
Vidéo
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Lionel Ainard
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L'avis de Lionel Ainard, auteur chez Truites & Cie : 

"Il y a plus de 20 ans lors de mes premiers pas avec une canne à mouche à la main, j’ai rapidement pris conscience que lorsque je traversais des conditions météo agitées, l’acquisition d’une veste de wading imperméable était indispensable. Déjà montagnard assidu et connaissant l’exigence technique dont elle faisait preuve, c’est naturellement que j’ai orienté mon choix vers la marque Patagonia.

C'est ainsi que depuis, plusieurs modèles se sont succédés sur mes épaules sans que jamais je ne leur trouve de défauts gênants ou que je ne sois déçu. Au fil des années et d’une pratique assidue, ces vestes ont fait mon bonheur par des conditions parfois extrêmes. En début de saison dernière, j’ai fait l’acquisition de la dernière River Salt Jacket et voici donc mes impressions après de nombreuses heures au bord de l’eau :

Le nouveau modèle est légèrement plus long et couvrant que les moutures antérieures, cela ne provoque aucune gêne en action de pêche. Cette particularité favorisera une utilisation polyvalente avec la possibilité de s'en servir comme veste de pluie lors de randonnées en montagne par exemple. J’ai pour ma part opté pour un modèle en taille L (je mesure 1m80) qui est totalement proportionné à mon physique. J’ai pour habitude de toujours porter mon gilet de pêche par dessus dans toutes les conditions (je préfère faire sécher celui-ci en rentrant). J’invite ceux qui le laissent en dessous à prendre la taille supérieure ou à déplacer leur matériel dans les 2 poches frontales. Celles-ci sont parfaitement situées sur la veste et conçues pour accueillir vos boîtes les plus volumineuses.

Le tissu de la veste est identique à celui des waders de la marque ; il a donc une étanchéité et durabilité sans faille. Les ronces et autres surfaces agressives n’auront que peu d’impact sur le produit : cette saison, j’ai souvent fait le "sanglier" à la recherche de poissons peu sollicités et la veste est toujours intacte ! La capuche est totalement inspirée de celles qui ornent les vestes d’alpinisme et se règle donc au millimètre près pour un confort parfait même par grand vent. Celle-ci vous abritera et ne troublera jamais votre vision même avec des lunettes de vue comme dans mon cas.

En dessous des poches pour boîtes à mouches se trouvent deux poches pour réchauffer vos mains les jours de frimas. Beaucoup d’autres marques optent pour une doublure polaire, ici ce n’est pas le cas, le séchage et le poids de la veste sont ainsi optimisés. Le minimalisme dont fait part Patagonia avec cette veste est à souligner, elle reste légère tout en étant technique. En haut des poches se trouvent deux passants qui vous permettront de suspendre divers porte-bobine et autres objets de façon judicieuse.

Pour mon utilisation cette belle veste présente toutes les qualités que j’attends et son prix me semble justifié vu la qualité du produit."

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LIENS UTILES

La veste field and fish en ligne :

Field and fish

 

La veste Patagonia chez notre partenaire Ardent Pêche :

Ardent Pêche
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