J’irai pêcher en Bretagne !

Pêche Bretagne

L’année 2020 qui arrive à son terme, a été particulière à bien des égards, mais elle a été malgré tout l’année du lancement d’un beau projet pour notre Association Régionale : une nouvelle websérie vidéo "J’irai pêcher en Bretagne". Cette belle opportunité d'article offerte par Truites & Cie est l’occasion de vous présenter un projet de promotion du loisir pêche et de communication régionale basé sur les atouts de chaque département et le travail du réseau associatif en Bretagne.

Texte

Un projet régional coordonné par l’Association Régionale des FDAAPMA de Bretagne

Les Associations Régionales (A.R) sont des structures relativement récentes dans le paysage des échelons administratif de la pêche en France. Remplaçant les anciennes unions régionales, elles ont pris comme territoire d’intervention les nouvelles régions administratives adoptées en 2015, l’objectif étant de faire de la région un partenaire prioritaire et un interlocuteur privilégié pour notre réseau.

L’AR Bretagne a vu le jour officiellement peu de temps peu après la réforme, durant l’année 2016. Comme brillement expliqué par notre ami Pierre Pommeret (voir l’article ici), les AR sont un relai entre l’échelon national et l’échelon départemental. D’après leurs statuts, elles sont prioritairement orientées vers le développement du loisir et du tourisme pêche, mais suivant les besoins émanant du réseau ou des partenaires elles peuvent aussi travailler sur le volet des études et de la protection des milieux aquatiques. Malgré leur étroite liaison nous tâcherons, dans cet article, de nous concentrer uniquement sur le premier axe de travail : le développement du loisir pêche. Comment mettre en place un projet régional de communication et de promotion de la pêche ? C’est une stratégie complexe qui répond souvent à la rédaction d’un schéma (national, régional ou départemental) de développement de la pêche de loisir sur son territoire. Mais aussi, qui peut aussi naitre d’une opportunité … C’est le cas en Bretagne.

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pêche Bretagne
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D’un territoire moteur, vers une dynamique régionale

En 2015, la région Bretagne lançait un appel à projet pour développer un tourisme « des quatre saisons ». Trois fédérations de pêche : Côtes d’Armor, Finistère et Morbihan saisissent alors cette opportunité pour déposer un dossier commun sur le territoire du pays Centre Ouest Bretagne (COB) et de la destination touristique Cœur de Bretagne.

Ce territoire qui possède une forte valeur halieutique et des enjeux patrimoniaux importants a rapidement identifié les pêcheurs comme cibles privilégiées de la destination. La thématique pêche a alors été inscrite dans la politique touristique territorial comme un axe prioritaire de développement de la destination Cœur de Bretagne. La déclinaison de cette stratégie touristique s’est traduite par l’identification de quatre axes de travail :

1. Développer et structurer l’offre de pêche

2. Améliorer l’animation du territoire

3. Valoriser l’accueil des publics

4. Communiquer et promouvoir le territoire comme destination pêche

Ce projet transversal et multi-partenarial, pourrait mériter à lui seul un exposé, mais nous nous focaliserons volontairement ici sur le 4ème point « Communiquer et promouvoir le territoire comme destination pêche ».

Dans le cadre de ce travail une bannière de communication est créée : Bretagne terre de pêche. Née sur le territoire du Centre Bretagne pour mettre en lumière le travail réalisé, et tout en continuant à communiquer sur la destination Cœur de Bretagne, cet outil de communication s’est progressivement et naturellement orienté vers une communication régionale à l’échelle des 4 départements bretons.

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pêche Bretagne
Légende
@François Jossec - FDAAPPMA 56
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Bretagne terre de pêche

Bretagne terre de pêche traduit la volonté de l’A.R Bretagne d’offrir aux structures associatives agréées de la pêche de loisir de son territoire des outils ambitieux et pertinents en matière de communication. En parallèle d’un site internet et d’une page Facebook, l’outil vidéo est rapidement apparu complémentaire.

En 2019, une chaine YouTube Bretagne Pêche Tv voyait le jour, grâce à la réalisation de vidéos sur le territoire de la destination Coeur de Bretagne. En 2020, sur cette même plateforme, l’Association Régionale et les fédérations départementales de pêche de Bretagne ont décidé de lancer une nouvelle websérie, cette fois ci à l’échelle de l’ensemble du territoire Breton : J’irai pêcher en Bretagne

Les vidéos qui alimentent cet websérie, sous forme d’épisodes de 6 à 10 minutes, s’adressent aux pêcheurs bretons, aux pêcheurs touristes et à toutes personnes susceptibles de s’intéresser à notre loisir et/ou à notre région. Ces vidéos mêlant promotion et information répondent à trois objectifs principaux :

· Construire une dynamique de communication régionale en s’appuyant sur les atouts de chaque département

· Promouvoir la pêche en Bretagne et notre territoire : les milieux et ses espèces

· Mettre en lumière le travail ou l’investissement des fédérations ou d’une AAPPMA dans un parcours ou un mode de gestion.

En ayant, pour optique de renvoyer une image actuelle et moderne de notre loisir, ces vidéos respectent toutes un canevas commun. Un animateur, fil rouge entre tous les sujets, ira à la découverte d’un parcours ou d’un secteur de pêche, d’une espèce et/ou d’une technique de pêche, avec des pêcheurs ou des moniteurs/guides locaux.

Ces web-reportages, filmés par deux réalisateurs professionnels : Escape Feeling et 15 productions, profitent de l’actualité halieutique et des saisons pour mettre en avant les thématiques abordées.

Malgré une situation sanitaire et règlementaire impactant l’organisation de cette première saison, certains tournages ont pu être maintenues. Le planning initial des sujets 2020 a été modifié et adapté en conséquence, 5 épisodes ont d’ores et déjà pu être publiés ! On vous invite à aller y jeter un œil

Il y en a pour tous les goûts ! Mais en l’occurrence cette année les pêcheurs de salmonidés ont été servis avec 3 sujets : Pêche de la Truite au leurre sur l’Aulne rivière (29), Pêche de la truite aux appâts naturels sur l’Ellé (56) et Pêche automnale du Saumon sur l’Ellé (29).

Vu les retours positifs, une saison 2 devrait même voir le jour en 2021 !

 

Crédit photo Stéphane Frogeais, sauf mention contraire

Vidéo

La pêche en nymphe à vue : principe général

nymphe à vue

La nymphe à vue est une déclinaison de la pêche à la mouche très pratiquée dans les rivières à l'eau plutôt lente et claire, typiques de l'Est de la France, où ses aficionados traquent les grosses truites méditerranéennes. Mais son champ d'application est loin de se limiter aux seuls cours d'eau de Franche-Comté. Explications :

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Principe de la pêche en nymphe à vue

Contrairement à la nymphe au fil qui consiste à "peigner l'eau", la pêche en nymphe à vue vise à repérer préalablement le poisson avant de lui proposer une mouche immergée, généralement faiblement lestée, présentée en dérive inerte ou avec une légère animation. Les nymphes utilisées peuvent imiter spécifiquement un insecte donné (nymphe de BWO par exemple), ou être plus incitatives (cas des pheasant tail à tête orange ou des plombs peints).

Le poisson attaqué peut être actif ou pas. Les truites au repos près d'une cache, dites "dormeuses" peuvent en effet réagir par agressivité à une nymphe. Autre caractéristique essentielle du poisson qu'il faudra considérer avant de le pêcher : sa mobilité. Dans la plupart des cas, la vitesse du courant est suffisante pour "fixer" le poisson, qui godille alors tranquillement en faisant du "sur place". Dans d'autres cas de figure surviennent dans les eaux particulièrement lentes, où le poisson peut rechercher activement sa pitance en effectuant des circuits dont il faudra anticiper la trajectoire pour présenter correctement sa nymphe.

Ces différences de comportement font que les situations rencontrées sont très variées et le pêcheur en nymphe à vue devra faire preuve d'une bonne capacité d'adaptation, d'où la nécessité d'une technique affûtée.

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nymphe à vue
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Se fondre dans les éléments pour mieux approcher sa cible, voilà la première qualité du nympheur à vue !
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Action de pêche en nymphe à vue

L'action de pêche consiste en premier lieu à repérer un poisson, du bord ou en marchant dans l'eau, selon le profil des berges, la visibilité et la discrétion nécessaire. Pour ce faire, des lunettes polarisantes de qualité sont indispensables (attention notamment à adapter la teinte du verre à la luminosité).

Une fois le poisson repéré, l'attaque se déroule essentiellement de deux manières selon la configuration de la rivière et la distance de pêche :

  • la pêche à l'arbalète :

Lorsqu'il est possible d'approcher les truites à une distance inférieure à 5/6m et/ou que la configuration du poste vous condamne à rester perché sur la berge, dans un environnement particulièrement branchu par exemple, il est possible d'expédier votre nymphe "à l'arbalète". Cette méthode consiste à bander votre scion en tirant sur la nymphe placée entre l'index et le pouce de la main qui ne tient pas la canne puis à ouvrir cet étau pour la propulser. La précision du lancer arbalète dépend de la direction de la canne et de la longueur de bas de ligne sortie.

  • la nymphe à vue "à distance" :

Version la plus classieuse de la nymphe à vue, la pêche "à distance" obéit aux mêmes contraintes que la pêche en sèche à savoir nécessité d'un placement adéquatd'un bon choix de lancer suivi d'un poser précis (plus ou moins dans l'axe du poisson).

Dans les 2 cas, le timing de ferrage est l'un des critères de réussite les plus importants. Il n'est pas évident à trouver car les situations où l'on voit la nymphe dériver sont rares. Ferrer au bon moment nécessite une bonne vision du poisson (observation du blanc de la bouche lorsqu'elle s'ouvre, décalage du poisson suivi d'un arrêt...etc), du sang froid et une bonne dose d'intuition ! 

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nymphe à vue
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Les meilleurs cours d'eau pour la nymphe à vue

Pour des raisons évidentes inhérentes à son protocole, la nymphe à vue ne se pratique efficacement que dans les rivières à l'eau suffisamment claire et lente qui permet de déceler les poissons sans trop de difficulté. C'est le cas des rivières de moyenne montagne et de plaine, dont la pente est assez faible. Parmi les rivières françaises les plus réputées pour la nymphe à vue, citons entre autres le gave d'Oloron dans les Pyrénées, la Vis du massif central, la Sorgue du Vaucluse, ainsi que toutes les grandes rivières de Franche-Comté (Ain, Loue, Doubs...)....etc etc.

A noter que certaines conditions favorisent la pêche en nymphe à vue dans les cours d'eau rapides et caillouteux de montagne. C'est le cas notamment en période d'étiage de début et fin de saison, comme expliqué dans l'article de Christian Guimonnet. La nymphe à vue peut également se révéler très efficace en eau close, pour peu que la transparence de l'eau soit bien là (par exemple en lac d'altitude).

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nymphe à vue
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Notre auteur Jean-Michel Brunet avec une zébrée de l'Ain, territoire renommé pour la nymphe à vue

Test : Vision Stillmaniac 9'9 #6 et 10' #7

Vision Stillmaniac

Nouveauté 2020, la série Stillmaniac constitue désormais le haut de gamme "pêche en lac" de la firme finlandaise Vision. Voici les caractéristiques des deux premiers modèles, la 9'9 #6 et la 10' #7.

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Vision Stillmaniac
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Test statique

Cette série Stillmaniac possède un blank au revêtement gris bleu et des ligatures de même couleur, portant 2 anneaux de départ + 9 monopattes. Les inscriptions, les liserés des emmanchements et le talon en mousse oranges apportent une touche colorée. Elle concerne également les ligatures de graduations de mesure de 40 à 70 cm (tous les 10cm). Niveau finition, de petits traits facilitent l'alignement des brins. La poignée liège full-wells surmonte un porte moulinet très épuré proche de celui de la série XO, en aluminium gris gun métal ; elle se termine par un talon de combat EVA. Ces cannes 4 brins sont livrées dans un tube compartimenté.

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Vision Stillmaniac
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Vision Stillmaniac
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Vision Stillmaniac
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Vision Stillmaniac
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Vision Stillmaniac
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MESURES : 

Le protocole Common Cents System a permis de caractériser la puissance, l'action et la réactivité de ces deux cannes :

PUISSANCE

En ce qui concerne la puissance, 56 cents ont été nécessaires pour plier la 9'9 sur un tiers de sa longueur, 66 cents pour la 10'. Après conversion, cela donne un ERN à 7.15 pour la 9'9 #6 et 8.40 pour la 10' #7. Les puissances annoncées sont donc sous-estimées pour ces deux modèles. La 9'9 #6 est en réalité une #6/7 et la 10' #7 est une #8.

ACTION

Au niveau de l'action, ces cannes sont parfaitement homogènes : les angles de ces 2 références sont de 65°, classant leur action dans la catégorie moderate fast.

RÉACTIVITÉ 

Les réactivités de ces cannes sont proches de celles des autres références du marché de même longueurs/puissances (CCF à 85 cpm pour la 9'9 et 81 cpm pour la 10').

Matériel

Vision Stillmaniac 9'9 #6

Marque
Vision
Série
Stillmaniac
Longueur
9'9
Longueur réelle
297cm
Soie
#6
Brins
4
Poids annoncé
107.00g
Poids réel
105.00g
Anneaux
11
Premier anneau
55cm
Poignée
24x171mm
Serrage
Uplocking
Talon de combat
Oui
Accroche mouche
Non
Points d'alignement
Oui
PME
230.00g
PTE
335.00g
IP
56
ERN
7.15
AA
65°
CCF
85cpm
Prix à la date de sortie
389.00€
Matériel

Vision Stillmaniac 10' #7

Marque
Vision
Série
Stillmaniac
Longueur
10'
Longueur réelle
305cm
Soie
#7
Brins
4
Poids annoncé
114.00g
Poids réel
112.00g
Anneaux
11
Premier anneau
57cm
Poignée
24x171mm
Serrage
Uplocking
Talon de combat
Oui
Accroche mouche
Non
Points d'alignement
Oui
PME
285.00g
PTE
397.00g
IP
66
ERN
8.40
AA
65°
CCF
81cpm
Prix à la date de sortie
389.00€
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Christian Bazan
Texte

L'avis de Christian Bazan, FlyScène France/Belgique sur la gamme Stillmaniac :

" Nous avons conçu cette gamme pour satisfaire les besoins des meilleurs compétiteurs européens du bord ou en bateau. Durant la phase de test, les prototypes ont tourné plusieurs fois entre la Belgique, l’Espagne et l’Angleterre pour arriver au final à ces 2 cannes :

La 9'9'' #6 est assez rapide avec, malgré tout, une touche de sensibilité sur le scion. C’est, pour moi, la canne la plus polyvalente. On la destine aux pêches un peu fines. Sa légèreté vous permettra de pêcher une journée complète sans vous fatiguer.

La grande sœur en 10' #7 est plus rapide. Sa puissance permet des lancers plus longs sans avoir la sensation d’écraser le blank. Un des points importants lors des tests était de pouvoir garder en l’air une vingtaine de mètres de soie plongeante en gardant de l’énergie pour le dernier shoot. Comme vous l’aurez compris, cette canne est plus destinée au pêcheurs qui cherchent la performance dans leur lancer.

Une 3ème canne viendra compléter la gamme en 2021 et certainement une 4ème en 2022 sur laquelle je travaille déjà (ceux qui me connaissent imagineront ce que je vous concocte...)."

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L'AVIS DE LA RÉDACTION

Cette nouvelle série Vision possède un look original et des composants novateurs notamment son porte moulinet très épuré, peu fréquent dans le domaine des cannes réservoir. Au niveau des utilisations potentielles, voici ce que nos mesures montrent : 

  • La 9'9 #6 est une canne légère et bien équilibrée (PTE à 335gr) compte tenu de sa longueur/puissance. Plus polyvalente qu'une vraie #6, cette #6/7 pourra lancer efficacement des soies de 6 flottantes comme ultra-plongeantes et des 7 flottantes ou intermédiaires. Elle se destine donc plutôt aux approches fines, bien qu'un streamer présenté profondément ne lui fasse pas peur de temps à autres.
  • De son côté, la 10' #7 avec sa puissance réelle #8, sera parfaitement adaptée à la propulsion des soies de 7 les plus denses, pour les pêches très profondes, au bobby par exemple. Cette action/longueur est l'archétype de la canne pour les pêches fortes en lac et les lancers lointains.

Point commun de ces 2 modèles : contrairement à ce qui est annoncé par le fabricant, leurs actions sont de type moderate fast. Ainsi, ces cannes permettront de pêcher longtemps sans se fatiguer le bras et demeurent accessibles à tout niveau de lanceur. L'excellente tenue de poisson inhérente à ce type d'action est également au rendez-vous !

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LIENS UTILES

Le protocole de test des cannes à mouche

Bien choisir sa canne réservoir

Les autres tests Vision :

Vision flyfishing

 

Le site Fly Scene  : 

Fly Scene

 

HOH, une marque française de pêche à la mouche inspirée par le voyage

HOH

Forte de l'expérience de l'équipe de Philippe Koehler (PLC Pêche), la marque HOH est née il y a 2 ans et débarque aujourd'hui dans les colonnes de Truites & Cie. Nous avons voulu en savoir plus sur ces produits et leur histoire, avant de débuter les tests dès cet hiver !

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HOH
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Bonjour Philippe, pouvez-vous vous présenter succinctement ainsi que vos activités du moment dans le monde de la pêche ?

"Je me présente, Philippe, 52 ans. Même si je pêche depuis l'age de 5 ans initié par mon père, ma grande passion a démarré il y a 30 ans. Amoureux des rivières, avec un gros penchant pour celles qui abritent des migrateurs, le poisson qui me fascine le plus est la Steelhead. Diplômé AAPGAI Double Hand Advanced (instructeur de lancer Spey), je suis détaillant depuis 18 ans dans un magasin qui a près de 40 ans d'existence à Colmar (Alsace). Un nouveau magasin de plus de 300m2 a vu le jour il y a 12 ans et un site internet PLC-PECHE.FR il y a 5 ans. J'ai créé la Marque HOH il y a deux ans, notre slogan "Inspired by Wilderness"... soit "inspiré par la nature sauvage", voilà le point de départ !"

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HOH
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Le nom de votre marque évoque les grands espaces de l'Ouest américain, pouvez-vous nous en dire plus sur sa signification ?

"Le nom de la marque HOH m'a été inspiré par l'endroit qui m'a le plus marqué au cour de mes voyages, auquel je rêve souvent : la péninsule Olympic (OP comme ils disent là-bas) dans l'état de Washington, "PNW" (Pacific North West). La HOH est un fleuve qui prend sa source dans un glacier des sommets des montagnes Olympic en plein centre d'une réserve naturelle the Olympic National Park et sa fameuse RAIN FOREST (la forêt humide). C'est une rivière (fleuve) à taille humaine, on s'y sent en connexion avec la Nature, instantanément... HOH est aussi le nom de la tribu de natifs "the natives"  (première nation) qui vit à l'embouchure de la HOH. Notre logo est simplement constitué d'une mouche montée avec des ailes en plume d'indien et de la rivière en dessous..."

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HOH
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Quelle est la philosophie de votre gamme et comment se positionne-t-elle dans le marché actuel ?

"J'ai créé les premières cannes Spey dans l'idée d'obtenir des cannes facilement transportables pour les voyages (d'où les 6 brins), avec un maximum de qualités, tout en restant abordables niveau prix. J'ai souhaité créer une action qui donnerait du plaisir au plus affûté des Spey Caster mais qui apporterait aussi une facilité de prise en main au pêcheur qui débute dans cette discipline. D'après les retours de nos clients, nous pensons que le résultat est bien celui que l'on souhaitait. Exactement dans le même esprit, nous avons décliné les autres cannes... aujourd'hui, la gamme comporte 14 modèles ! Elle se place à mon avis dans un créneau de prix très intéressant pour le rapport plaisir-qualité/prix. Nous assurons un service après-vente de qualité, si le pêcheur en a besoin."

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HOH
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Quelles sont les principales applications des cannes HOH disponibles ?

"Pour les cannes une main, hormis les grands classiques HOH CLAN 4 brins 8' #4, 9' #4 et 9' #5,  certaines de nos canne sont évidement multi-application. C'est le cas de la HOH CLAN 10' #7 adaptée au réservoir, au petit carnassier et au saumon atlantique, la HOH CLAN 9' #9 pour le brochet, bar, permit, baby tarpon ou le saumon pacifique, la HOH CLAN 9' #6 typée réservoir, streamer, petit carnassier et la OVERSEAS TROUT 9' #5 en 6 brins pour les voyages et randonnées.

Les cannes HOH OVERSEAS SPEY (overseas = outremer) en 6 brins se déclinent en 3 tailles 12'6 #7/8, 13'3 #7/8 et 14' #9. Nous avons rajouté une HOH OVERSEAS SWITCH 11'6 #7/8 en 6 brins. Ce sont des cannes dédiées à la pêche en spey des poissons migrateurs comme la truite de mer, le saumon atlantique, le saumon pacifique et la Steelhead.

Pour compléter notre gamme spey, nous avons réalisé deux modèles de canne Trout Spey : la HOH OVERSEAS TROUT SPEY 11'3 #3 en 6 brins et pour finir la HOH TROUT SPEY 11'3 #3 mais en 4 brins. Elle seront bien utiles pour la pêche en swing des ombres, des truites et des chevesnes par exemple, en première catégorie ou en deuxième quand la première est fermée par exemple. Ce sont des cannes qui fonctionnent sur tout type de gabarit de rivière (sauf les ruisseaux !) pour des pêches ludiques. On peut propulser des mouches noyées, des petits streamers et des sèches avec le système "scandi" comme des plus gros streamers avec le système "skagit". Je vais d'ailleurs proposer des trout spey school durant les prochains mois !"

Merci Philippe pour ce beau programme qui nous attend !

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hoh
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Lien utile :

Le site HOH Fly Fishing :

HOH

 

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hoh

Made in France : les accessoires en bois Air & Water

Air and Water

Le travail du bois regroupe aujourd'hui plusieurs artisans pêcheurs de talent en France. Partons aujourd'hui du côté des Pyrénées centrales à la rencontre de Jean-Sylvain Amy et de son entreprise Air and Water.

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Jean Sylvain Amy
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Bonjour Jean-Sylvain, peux-tu te présenter pour les lecteurs de Truites & Cie ?

"Je m’appelle Jean-Sylvain Amy, je suis passionné de pêche depuis ma plus tendre enfance mais ce n'est qu'il y a une quinzaine d'années que mes pas m'ont porté vers la pêche à la mouche. Originaire de Savoie, j’ai fait mes armes sur les rivières et lacs alpins et cela fait une petite dizaine d’années que je me suis installé dans la belle région du Couserans en Ariège. Depuis mes débuts avec un fouet à la main, ma passion n'a eu de cesse de croître et au travers de parties de pêche, de voyages, de compétitions, j'ai commencé à allier la pêche à mon amour du bois."

D'où vient cette passion pour le bois et comment sélectionnes-tu tes écorces ?

"Etant fils de menuisier, j'ai grandi au contact du bois, dans la sciure, au milieu de l'atelier de mon père qui a été mon terrain de jeux pendant des années. Comme j’ai toujours pris du plaisir à fabriquer toutes sortes de choses par moi même, c'est tout naturellement que je me suis essayé à la confection de mes premières épuisettes, il y a une bonne douzaine d’années ! Pour la confection de mes épuisettes, en ce qui concerne la « forme », je travaille avec un lamellé collé constitué d’acacia et de frêne. J’ai choisi ces essences car ce sont des bois qui allient dureté, souplesse et légèreté assurant une résistance et une durée de vie optimales à mes créations. Pour l’emmanchement et la poignée je travaille souvent avec des fruitiers comme du merisier mais les essences peuvent varier selon le goût des clients."

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Air and Water
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En quoi la pratique de la compétition a-t-elle influencé ton travail ?

"J’ai commencer à construire des épuisettes pour mon propre compte et la compétition m’a poussé à les élaborer pour qu'elles soient le plus usuel et efficace possible. J’ai par la suite eu la chance d’échanger et d’avoir des retours de grands pêcheurs du milieu et tout particulièrement l’année dernière lorsque j’ai eu le privilège d’équiper l’Equipe de France de Pêche à la Mouche. En effet, j’ai pour l’occasion revisité mon modèle original en apportant de légères modifications grâce à une concertation avec les membre de l’équipe et tout particulièrement avec Sébastien Delcor. C’est également grâce à la compétition que j’ai pu développer mes portes cannes réservoir que j’ai mis à l’épreuve en condition réelle."

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Air and Water
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Air and Water
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Présente-nous en détails quelques produits phare de ta boutique !

"Mes produits phare sont en premier lieu les « produits pêche », soit :

  • Les épuisettes dont le concept est avant tout de travailler sur mesure pour répondre au plus près aux exigences de mes clients, si la création d'une "forme" spécifique est possible, en règle générale les personnalisations se font au niveau de l'emmanchement sur des modèles de base qui se déclinent en 4 types  dont 2 petits modèles (ouverture 35/25 cm circonférence 95 cm/encombrement 54 cm), un grand modèle (ouverture 50/39 cm/circonférence 144 cm/encombrement 77 cm), un modèle "réservoir / saumon"...
  • Les portes-cannes qui sont construits en lamellé-collé de frêne et d'acacia qui leur confèrent robustesse et légèreté, seulement 400 gr environ pour le modèle 10 cannes. Les couleurs des mousses "clip" sont modulables, ce qui est bien pratique pour visualiser rapidement les différentes cannes en condition de compétition ! Je propose ce produit en quatre variantes (4, 6, 8 et 10 cannes).
  • Ensuite viennent les tablettes de montage de mouches, les portes-cannes muraux, enrouleurs de soie, etc..."
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Air and Water
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En dehors des produits pêche, quelles réalisations peut-on trouver chez Air & Water ?

"Passionné également d’apiculture, je confectionne des ruches artisanales et cherche à proposer des accessoires tels que des abreuvoirs à abeille, etc... Fatigué des coupes en fer blanc impersonnelles et sans âme, je me suis également lancé dans la fabrication de trophées personnalisés en bois. On pourra également trouver divers objets comme des planches à découper, porte-clés, etc... Les gammes ne cessent de s’étoffer au fil du temps !"

Merci Jean-Sylvain et longue vie à Air & Water !

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Air and Water
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Air and Water
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Lien utile :

Le site Air & Water :

Air & Water

 

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Air and Water

Code de l’environnement, vides juridiques et veille réglementaire

Code de l’environnement

La dernière fois, j’avais promis qu’on parlerait de poisson dans mon article suivant, et bien c’est encore raté... En plus on ne parlera même pas de paysage ou d’actions de restauration cette fois-ci. Pourtant croyez bien que le thème abordé dans cet article, tout obscur et peu séduisant qu’il soit pour la plupart d’entre nous, revêt une importance capitale pour les milieux naturels. Pour la Nature en fait, il n’y a pas que l’eau et les poissons rappelons-le. Aussi une fois n’est pas coutume nous allons parler dans Truites & Cie d’outils réglementaires (c’est pas sur n’importe quel blog qu’on trouve des sujets aussi chiants pas vrai ?). L’outil en question, la plupart des lecteurs en auront un jour entendu parler, est le Code de l’Environnement. Ce gros pavé que l’on peut consulter sur Legifrance et qui prend un malin plaisir à jouer avec les neurones de ceux qui s’y plongent. Très brièvement nous aborderons donc son rôle et enchaînerons vite sur le cœur de cet article, un vide juridique qui interpelle grandement et nous pose question sur les moyens que l’Etat souhaite réellement accorder à la protection des milieux aquatiques. Ambiance.

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Le Code de l’Environnement, c’est quoi ?

Le but ici n’est pas d’entrer trop dans le détail car je n’ai déjà pas les compétences pour cela et parce que ce n’est pas le fond du sujet. Le Code de l'Environnement (CE), c’est en gros le regroupement de l’ensemble des textes juridiques qui concernent le droit de l’environnement.

Créé en 2000, c’est aujourd’hui un outil essentiel pour les différents acteurs de l’environnement dès lors qu’il s’agit de se référer à la loi. Par exemple c’est lui qui fixe les conditions d’exercice du droit de pêche. C’est également dans le CE que l’on trouvera les dispositions et procédures à suivre dans le cadre de travaux à mener en cours d’eau, les obligations pour les Installations Classées au Titre de la Protection de l’Environnement (ICPE), etc... Bref, vous l’aurez compris, le Code, c’est la base d'à peu près tout ce que l’on a le droit ou pas le droit de faire dans l’environnement.

Seulement voilà, ce document n’est pas sans faille et on arrive au sujet de l’article qui devrait, je pense, intéresser un certain nombre de gestionnaires et de lecteurs soucieux de la protection des milieux aquatiques.

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Code de l’environnement
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Distances d’épandage et vides juridiques

Il semblerait que la notion de vide juridique n’existe pas dans le droit français, néanmoins je trouve que le terme décrit assez bien la situation que je vais vous exposer. Par vide juridique on entendra donc ici, l’absence de règle permettant d’encadrer une situation basée sur un texte de loi.

C’est donc au début de l’automne que cette idée d’article est née. Dans le cadre de mes fonctions j’ai été alerté par un collègue d’un épandage de fumier en bord de cours d’eau. La faible distance entre la limite de l’épandage et les berges lui posait question. Après échange avec d’autres confrères et une petite prise de contact auprès de l’Office Français pour la Biodiversité, j’apprends avec stupeur que les distances d’épandage ne relèvent pas de leur compétence… Bon… Une fois la première stupeur passée, je sors l’exemplaire du CE qui trône sur ma table de nuit et je me jette dans la recherche des textes de loi encadrant les pratiques d’épandage.

Attention, ça devient velu. 

Au sujet des « Effluents d’exploitations agricoles », les articles R211-52 et R211-53 stipulent respectivement que :

  • R211-52 :

« Les épandages d'effluents d'exploitations agricoles doivent être effectués à des distances minimales par rapport :

1° Aux berges des cours d'eau, aux lieux de baignade et plages, aux piscicultures et zones conchylicoles, aux points de prélèvement d'eau, pour assurer la préservation des eaux superficielles et souterraines et le maintien de l'usage qui est fait de ces eaux ;

2° Aux habitations et aux établissements recevant du public pour protéger la salubrité publique et limiter les nuisances olfactives. »

  • R211-53 :

« Un arrêté pris conjointement par les ministres chargés de l'agriculture, de l'environnement et de la santé, après avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail et du Comité national de l'eau, fixe les règles techniques d'épandage à respecter, les mesures nécessaires à la préservation des usages auxquels sont affectés les terrains faisant l'objet d'un épandage d'effluents agricoles et de la qualité sanitaire des produits destinés à la consommation humaine qui en sont issus. Il fixe également les distances minimales prévues à l'article R. 211-52. »

En résumé, le R211-52 prévoit bien l’instauration de distances minimales d’épandage par rapport notamment aux berges des cours d’eau (pour ne citer que cet exemple). Le R211-53, de son côté, précise qu’un arrêté ministériel est chargé de fixer les distances d’épandage prévues par le R211-52.

Très bien, cherchons le fameux arrêté en question… Et là, j’aime autant vous dire que vous avez plus de chance de trouver un Apron sur le Léguer que l’arrêté en question car celui-ci n’existe tout bonnement pas.

Suite à ces remarques, l’Office français de la Biodiversité (OFB) a bien confirmé l’absence de l’existence de cet arrêté. Autrement dit, il est prévu dans le Code de l’Environnement d’instaurer des distances minimales mais celles-ci ne sont pas fixées ! Par conséquent, l’OFB ne peut pas intervenir comme elle le ferait dans le cas d’épandages sur sol gelé ou enneigé, comme prévu dans l’article R211-51 par exemple.

Voilà, on est arrivés au cœur de la notion de vide juridique, sur un sujet d’importance pour les cours d’eau, a fortiori dans le contexte karstique du massif Jurassien (je renvoie les intéressés à l’étude menée par le laboratoire Chrono-Environnement CNRS-UFC « Étude de l’état de santé des rivières karstiques en relation avec les pressions anthropiques sur leurs bassins versants »).

Naturellement cette problématique ne concerne pas que ce territoire mais l’ensemble du pays.

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Code de l’environnement
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Des pratiques encadrées au niveau départemental

Et pourtant il s’avère que ces pratiques peuvent être encadrées, à des niveaux divers selon les départements, par un autre document : le Règlement Sanitaire Départemental (RSD).

Ce document, prévu par le Code de la santé (qui n’est pas sur ma table de nuit mais sous mon oreiller) est un outil au service des autorités locales (les maires par exemple) pour leur permettre d’assurer la salubrité publique et de contrôler le respect des règles générales d'hygiène. 

Celui-ci est adopté par arrêté préfectoral et comporte notamment une section sur les distances d’épandage. Cette section reprend bien sûr les prescriptions du CE (en clair, on ne peut qu’être plus restrictif que les mesures prises par le CE) et stipule par exemple dans le RSD du département de l’Ain :

« ART 159. - EPANDAGE (modifié par l’arrêté préfectoral du 14 février 1985)

Sans préjudice des réglementations en vigueur, les dispositions du présent article s’appliquent aux substances organiques susceptibles de constituer un danger direct pour la santé publique, tels que : lisiers, purins, fumiers, déchets solides d’animaux et plus généralement, aux eaux résiduaires des établissements renfermant des animaux, boues de stations d’épuration, matières de vidange, jus d’ensilage et résidus verts ainsi qu’aux eaux résiduaires d’origine domestique.

159_1 – Dispositions générales (complète l’article 3 du décret 96-540 du 12 juin 1996)

 L’épandage de telles matières devra satisfaire aux prescriptions générales ou particulières relatives aux périmètres de protection des sources, puits, captages ou prises d’eau.

Il est, en outre, interdit à moins de 35 mètres :

- des puits et forages,

- des sources,

- des aqueducs transitant des eaux potables en écoulement libre,

- de toute installation souterraine ou semi enterrée utilisée pour le stockage des eaux que ces dernières soient destinées à l'alimentation en eau potable ou l'arrosage des cultures maraîchères,

- des rivages,

- des berges des cours d'eau.

- dans les périmètres immédiats et rapprochés définis par les rapports géologiques de protection des captages d’eau destinée à la consommation humaine. »

Dans le département de l’Ain donc, et dans beaucoup d’autres, l’épandage des produits issus d’exploitations agricoles est donc interdit à moins de 35 mètres des berges des cours d’eau (et de bien d’autres lieux).

Mais alors, si l’OFB n’a pas la compétence d’intervenir dans le cadre de ce document, qui peut intervenir ?

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Code de l’environnement
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Quels moyens donnés à la protection de l'environnement en France ?

Le respect du RSD est donc l’apanage soit des services de police et de gendarmerie du secteur, soit de l’Agence Régionale de Santé. Et c’est là que le bât blesse... je doute que beaucoup de brigades de gendarmerie ou de police municipale soient ne serait-ce qu’au courant de leur rôle sur ce sujet (à quelques exceptions près peut-être). Je doute également que ce soit un enjeu majeur pour l’ARS qui a sans doute, et encore plus avec le climat actuel, d’autres thématiques d’ampleur à traiter.

Retour donc à la case départ, une situation et des pratiques aux impacts non négligeables pour les milieux aquatiques, des articles de loi, un vide juridique et donc l’impossibilité pour une institution (l’OFB), dont les affaires d’atteinte à l’environnement sont le cœur de métier, d’intervenir.

Le tableau est dressé et le constat n’est pas satisfaisant. A notre échelle de lecteurs, de passionnés, de pêcheurs du dimanche, de ramasseurs d’écrevisses ou de professionnels des métiers de l’environnement, que pouvons-nous faire ?

En premier lieu chacun peut faire remonter auprès des élus locaux leur rôle, tant en matière de protection de la santé publique que de préservation de leur patrimoine naturel.

Dans un second temps je crois que les professionnels doivent faire jouer le poids de leurs réseaux en remontant par exemple l’information auprès des services préfectoraux, auprès également des conseillères et conseillers départementaux,...etc.

Pour les FDAAPPMA, puisque l’actualité parle beaucoup de leur rôle, elles doivent faire remonter ensemble (pas de manière isolée) ces problématiques au service juridique de la FNPF.

Bien entendu je suis conscient que cette problématique d’épandage est loin d’être la seule menace pour les milieux aquatiques (je précise ça pour les énervés du clavier qui crieront à l’agribashing et alerteront la cellule Déméter... je vous embrasse fort).

Si j’ai tenu à écrire cet article, c’est bien parce que cette situation est symptomatique de la réalité de la protection de l’environnement en France, de beaux objectifs sur le papier, de belles volontés en réunion mais une réelle absence d’outils et de moyens sur le terrain pour la mettre en œuvre.

Madame la Ministre de la Transition écologique, j’espère que ces quelques lignes vous interpelleront sur le rôle de votre ministère en matière de préservation de l’environnement, rôle qui commence par un réel effort de cohérence dans l’application des lois. Mais attention, un simple courrier ne suffit pas, à bon entendeur, salut.

Promis la prochaine fois on parlera de poissons.

Poisson nageur : les différents types d'animation

pêche leurre

Comment ramener un poisson nageur à truite ? Il existe différentes façons d'animer un poisson nageur. Le type d'animation dépend essentiellement du type de poisson nageur choisi.

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Le lancer ramener linéaire (ou cranking)

C'est la façon de faire la plus mécanique ! le pêcheur se contente de récupérer son leurre de manière plus ou moins constante sans travail du poignet. Il est toutefois possible d'effectuer des pauses pour les crankbait flottants durant lesquelles ils vont remonter à la surface, ce qui donne une trajectoire en dents de scie.

Ce type de récupération peut séduire à la fois des truites sauvages et surdensitaires. 

Le jerking

Le jerking est une technique d'animation qui consiste à secouer énergiquement le scion pour imprimer des saccades au leurre lorsqu'il avance, tout en entrecoupant ces phases de pauses durant lesquelles le leurre reste statique (cas des jerkbait suspending), remonte à la surface (cas des jerkbait flottants) ou s'enfonce plus profondément dans la colonne (cas des jerkbait coulants). 

Cette animation est très efficace en présence de poissons agressifs, notamment en lac de montagne ou lorsque des truites de pisciculture viennent d'être déversées dans le milieu naturel.

La dérive inerte

Cette technique d'animation minimaliste concerne plus particulièrement les poissons nageurs coulants avec lesquels il est possible d'effectuer de longues dérives aval, quasiment internes, en suivant la veine de courant. La descente du leurre est simplement ponctués de quelques soubresauts impulsés par le poignet du pêcheur.

Elle vise plus particulièrement des truites sauvages, peu enclines au déplacement, en particulier en grandes rivières.

Evidemment, ces 3 grandes catégories sont mixables et alternables.

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Pêche au poisson nageur
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Les dérives aval en grands cours d'eau s'effectuent canne haute pour pêcher creux...
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Pêche au poisson nageur
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... alors qu'une canne basse permet de jerker efficacement un PN en eau lente.

Pêche à la mouche sèche : les bases de la technique

pêche mouche sèche

La pêche en sèche est la plus ancienne des techniques de pêche de la truite à la mouche. Les premiers écrits traitant de cette approche datent de la fin du XIXème siècle. Elle est aujourd'hui considérée comme l'essence même de la pêche à la mouche. Voici les bases pour bien comprendre de quoi il s'agit.

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Principe de la pêche en mouche sèche

La pêche à la mouche sèche consiste à présenter au poisson (généralement une truite ou un ombre) une mouche qui flotte à la surface de l'eau. Il existe deux catégories principales de mouches sèches :

  • Les modèles imitatifs :

Ils figurent un insecte familier de la truite et sont construits dans une logique naturaliste tenant compte des couleurs, tailles et volumes de l'insecte réel. Il existe aujourd'hui des modèles imitant plupart des insectes présents dans nos eaux, notamment les March Brown, Baetidésignita et les fameux sedges.

  • Les modèles incitatifs :

Ils n'imitent aucun insecte en particulier mais possède de nombreux stimuli qui éveillent l'attention des truites et les poussent à venir s'en saisir. Parmi les modèles renommés incitatifs, citons la Royal Wullf, le tabanas ou le palmer.

Certains modèles sont nés des mains de grands monteurs français (cas de la Peute, de la french tricolore), d'autres nous proviennent de l'étranger et notamment de pays anglo-saxons (cas de l'Adams, ou du Elk hair caddis).

Le choix entre l'un et l'autre de ces deux types d'imitation dépend de nombreux paramètres inhérents aux conditions de pêche, dont le degré de sélectivité des truites ainsi que de la présence ou pas d'insectes dérivant en surface au moment où l'on pêche.

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pêche mouche sèche
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Quand des insectes sont présents, les mouches imitatives sont de sortie !
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Action de pêche en mouche sèche

Selon que des gobages sont présents ou pas au moment où l'on pêche, la pêche à la mouche sèche se décline de deux manières :

  • La pêche des gobages :

C'est le cas de figure le plus prisé et pour bon nombre d'entre nous, le plus intéressant ! Dans cette situation, le nombre d'insectes dérivant à la surface est suffisant pour mettre les truites en activité. Les poissons se manifestent alors par des ronds caractéristiques au niveau des zones les plus favorables (fin de plat, devant de pierre émergée...etc.). Ces poissons gobeurs sont généralement assez sélectifs, ce qui signifie que l'on doit bien choisir son modèle de mouche à présenter. Il sera généralement de type imitatif et tiendra compte des éclosions en cours.

  • La pêche de l'eau :

En l'absence de gobages caractéristiques, et si la densité de truites est suffisante dans la rivière où l'on pêche (cas classique des torrents et rivières moyennes de montagne), il est possible de prospecter en sèche les différents postes à truite "en aveugle", c'est à dire sans repérage préalable des poissons. Cette technique nécessite donc une bonne lecture d'eau et une connaissance approfondie des principaux postes à truite. Dans ce cas, on peut utiliser un modèle de type imitatif ou de type incitatif. Dans la mesure où l'on enchaîne rapidement les coups de ligne dans cette approche, la mouche doit présenter une flottabilité suffisante.

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Pêche mouche
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Dans les rivières rapides, la pêche en sèche consiste le plus souvent à prospecter les postes "en aveugle"
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Les meilleurs coins de pêche pour la mouche sèche

La totalité des eaux à truite de France et même du monde peut être abordée avec un ensemble mouche et une boîte remplie de sèches. Evidemment, suivant le type de biotope considéré, l'appétence des poissons pour les proies de surface varie beaucoup. Les meilleures eaux à truite pour la mouche sèche sont les rivières théâtres d'éclosions massives et/ou régulières qui attirent les poissons vers la surface. A l'extrême opposé, les milieux pauvres où les poissons deviennent opportunistes sont également très favorables à la prospection en sèche. C'est le cas des torrents de haute montagne et ainsi que des lacs d'altitude.

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pêche mouche sèche
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La pêche des gobages sur les plats = quintessence de la pêche en mouche sèche
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