Loomis et Shimano arrivent dans Truites & Cie !

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Loomis

Shimano France, nouvelle filière de Shimano Europe, débarque sur le marché français avec une toute nouvelle équipe constituée de 13 personnes dont Julien Le Bouffo directeur commercial et Baptiste

Test longue durée : waders Hotfly Passion V2

Hotfly Passion

Ayant été plutôt convaincus par le modèle Alpine Diver, nous avons voulu en savoir plus sur une autre référence de waders de la marque Hotfly, à savoir le Passion. Ce produit, plus abordable que l'Alpine Diver niveau tarif, a été porté pendant plus d'1 an par le rédac' chef.

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Test Statique

L'idée de ce test est venue lorsque nous avons appris que ces waders Hotfly Passion V2 partageaient avec le haut de gamme Alpine Diver V2 (voir le test ici) le même procédé d'assemblage du tissu : terminé les coutures, les jonctions sont réalisées à l'aide d'un système breveté de thermosoudage. La matière du tissu est également identique (microfibre respirante fabriquée au Japon).

Les principales différences avec le haut de gamme Alpine Diver V2 résident dans le nombre de couches du tissu (4 couches pour le modèle Passion contre 5 pour l'Alpine Diver), un nombre de poches et d'accessoires inférieur sur le Passion, expliquant son prix plus contenu (289 euros).

Le Passion comporte :

  • 2 grandes poches extérieures, dont 1 imperméable avec fermetures éclair YKK,
  • 1 poche intérieure pliable avec fermeture éclair.

Autres caractéristiques techniques :

  • la ceinture et les bretelles sont réglables,
  • les guêtres sont réalisées dans le même matériau que celui des waders et équipées d'un crochet pour se fixer au lacet,
  • les pieds en néoprène 3mm ont des joints protégés par une bande très résistante.

A l'image des Alpine Diver, ces Hotfly Passion possèdent une coupe plutôt près du corps (coupe dite "européenne" peu large et relativement haute pour favoriser les enjambées).

NB : merci de consulter le site 1000mouches pour bien choisir la taille et n'hésitez pas à envoyer un mail via le site pour demander conseil avant achat.

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Simon Scodavolpe
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L'avis de Simon Scodavolpe, rédacteur en chef de Truites & Cie :

"J'ai effectué cet essai longue durée sur une période s'étalant de l'automne 2019 à l'automne 2020. Malgré la période de confinement du printemps 2020, j'ai pu combler mon "retard" durant l'été pour arriver à quelque chose comme 400h de pêche équipé de ce produit.

En dehors d'un trou provoqué par une ronce rapidement identifié et réparé par un point de Loon Waders, le tissu est encore à ce jour parfaitement étanche. Outre la fiabilité qui semble bonne (restons prudents car la saison de pêche a quand même été légèrement amputée !), j'ai particulièrement apprécié la coupe adaptée aux morphologies longilignes et la légèreté de ce produit, bien agréable notamment en été (il est moins "raide" à l'usage que l'Alpine Diver). En somme, un produit attractif par le rapport qualité/prix et dont le caractère "sans couture" semble augurer d'une excellente durabilité. Pour information, je mesure 1m83 pour environ 75 kg et la taille M me convient. Toutefois, je vous conseillerai de passer au L pour ceux qui dépassent ces mensurations (même légèrement)."

Vidéo
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Liens utiles

Le modèle Hotfly Passion V2 en ligne :

1000mouches

 

Construction de la ligne en nymphe au fil (2/2) : l'indicateur et la pointe

ligne nymphe au fil

Dans le premier article traitant du montage nymphe au fil, nous avons abordé le choix de la soie et la construction du bas de ligne. Passons aujourd'hui aux derniers éléments qui constituent votre ligne, à savoir l'indicateur fluo et la pointe.

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Le choix de l'indicateur coloré

En nymphe au fil, le suivi de la dérive et la détection des touches se font grâce à un indicateur coloré dont la qualité première est de rester visible en toutes circonstances, sans influencer la trajectoire ni la vitesse de la dérive. De nombreux types d'indicateurs sont aujourd'hui disponibles. Afin de choisir au mieux, il est bon de considérer la version de la nymphe au fil pratiquée, à savoir "canne haute" ou "au fil plaqué".

Pêche en nymphe canne haute

Dans la pêche en nymphe au fil "canne haute", il faut parvenir à trouver un compromis entre la visibilité et le poids de l'indicateur qui, lorsqu'il est trop important, a tendance à perturber la dérive des nymphes. Ainsi, l'indicateur gagne à être le plus léger possible de façon à ne pas influencer la dérive (et ce d'autant plus que les nymphes sont légères et donc sensibles au dragage) tout en étant à la fois visible, ce qui dépend des conditions de pêche (luminosité, reflet) et de l'acuité visuelle du pêcheur. Deux solutions principales s'offrent à vous :

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indicateur fluo
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Le morceau de nylon fluo simple

Si l'on pêche avec un bas de ligne de couleur neutre (bas de ligne à noeuds ou brin unique de monofilament neutre), on peut intercaler 30cm de nylon fluo avant de nouer la pointe. Si l'on pêche à l'espagnole avec un bas de ligne en nylon fluo, on peut attacher la pointe directement dessus.

On choisira une référence de nylon particulièrement opaque, dont la couleur dépend de la vue du pêcheur et des conditions rencontrées (couleur du fond de la rivière, luminosité...etc). Les couleurs orange, jaune et vert sont les plus classiques. Le caractère bicolore peut également aider à une meilleure perception. A vous de faire des essais pour trouver les références qui vous conviennent le mieux ! Parmi les plus utilisées, citons dans la catégorie bicolore le Vision Nymphmaniac, le Hanak ou encore le Rio. Le Pezon & Michel Color line est également une référence fluo uni très bien adaptée.

Le diamètre du brin fluo dépend de votre capacité à bien le voir, il est généralement en 18 ou 20/100.

Avantages :

  • peu ou pas d'influence sur la dérive
  • prix
  • meilleure solution lorsqu'on alterne souvent pêche au fil plaqué/canne haute

Inconvénient :

  • visibilité non optimale (qu'on peut améliorer en ajoutant de la graisse fluo)
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pêche nymphe
Légende
Canne haute, l'indicateur ne doit pas être trop lourd sous peine de perturber la dérive
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indicateur fluo
Texte

Les indicateurs spiralés, tissés et à billes

Si vous souhaitez pêcher avec un indicateur très visible, il est également possible de choisir un modèle :

Leurs volumes importants leur confèrent une visibilité sans égale ; ils sont toutefois à réserver aux pêches avec des nymphes de tailles moyennes à grosses sous peine de perturber la dérive (évitez de les utiliser dans les pêches ultra-light de types 2 nymphes de 2 mm ou 2 nymphes de 2.4 mm).

Avantages :

  • visibilité optimale en toutes circonstances
  • excellente flottaison une fois graissé pour la pêche au fil posé

Inconvénients :

  • plus d'influence sur la dérive que la simple portion de nylon fluo
  • prix
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pêche nymphe
Légende
Lorsque la luminosité est faible comme en automne, l'indicateur gagne à être recouvert de graisse fluo
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Pêche en nymphe au fil plaqué

Pour la pêche au fil posé sur l'eau, l'indicateur repose à la surface. Ainsi il est avantageux de choisir un indicateur qui donne de la portance au montage : plus il flotte efficacement à la surface tout au long de la dérive, plus il soutient la descente planante de la ou des nymphes. Plusieurs types d'indicateurs sont potentiellement éligibles, on peut utiliser :

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graisse Preston
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Un morceau de nylon fluo graissé

C'est la meilleure solution (et la plus économique) lorsqu'on alterne souvent pêche au fil plaqué/canne haute en présence d'une bonne visibilité. Une fois le montage du brin fluo effectué (voir le paragraphe précédent relatif à la nymphe au fil "canne haute"), il suffit de l'enduire de graisse colorée de façon à augmenter sa flottabilité, opération qu'il faudra renouveler en action de pêche. Parmi les graisses les plus fréquemment utilisées, citons la graisse Preston et le Neon Vax. Autre produit intéressant : la peinture Sensas rouge. Initialement conçue pour augmenter la visibilité des antennes de flotteur de pêche au coup, cette dernière est très efficace car très durable lorsqu'on l'applique sur une portion de nylon.

Avantages :

  • prix faible
  • polyvalence (efficacité dans la pêche "canne haute")

Inconvénient :

  • visibilité non optimale
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indicateur Ellipse
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Des indicateurs flottants

Souvent assez volumineux, ces indicateurs aux couleurs flashy sont fait de matériaux dont la densité est inférieure à celle de l'eau. Ils sont assez lourds mais peu denses, donc plutôt spécifiques pour la pêche au fil posé. On trouve tout d'abord les enveloppes tissées contenant un cylindre flottant (cas de l'indicateur nymphe ELLIPSE) : elles comportent deux micro-anneaux à chaque extrémité, ce qui facilite la jonction au bas de ligne d'un côté et à la pointe de l'autre.

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Strike indicator
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Autres types d'indicateurs flottants : les indicateurs en mousse ou en polypropylène type strike indicator (disponibles chez Vision, Loon...ect). Ils sont très utilisés à l'étranger et notamment dans les pays anglo-saxons. Le morceau de polypropylène fait carrément office de bouchon dans ce cas.

Ils nécessitent un montage particulier voire un petit tube en silicone pour être fixés au bas de ligne. Ce type d'indicateur présente l'avantage de pouvoir coulisser sur la ligne et il permet donc d'ajuster la distance indicateur/mouche. Toutefois leurs volumes importants pénalisent quelque peu les lancers et les confinent à un usage "au fil plaqué".

Avantages :

  • flottabilité et visibilité optimales
  • position facilement réglable sur le bas de ligne pour les strike indicator yarn

Inconvénients :

  • volume important pouvant compliquer les lancers
  • utilisation confinée à la pêche "au fil plaqué"
  • coût
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pêche nymphe
Légende
Pour pêcher au fil plaqué, la flottabilité est la qualité première de l'indicateur
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Et les indicateurs "maison" ?

Dans le domaine des indicateurs nymphe au fil, le champ de possibilité n'est limité que par votre créativité ! Ainsi, pour les plus inventifs, il est tout à fait possible de créer des indicateurs avec des portions de nylon fluo vrillées et roulées en boule par exemple, ou encore en détournant de leur usage premier divers accessoires (cas des portions de soie artificielle enfilées sur le bas de ligne...etc). 

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La liaison indicateur/pointe

Pour relier votre indicateur fluo à la pointe du bas de ligne, dans le cas où l'indicateur ne présente ni anneau ni boucle à son extrémité, plusieurs écoles existent. Deux d'entre elles permettent de renouveler la pointe sans amputer l'indicateur fluo à chaque changement. Elles consistent à utiliser :

Un micro-ring ou micro-anneaux

L'intérêt principal théorique du micro-anneau réside dans sa capacité à joindre efficacement deux morceaux de nylon de diamètres très différents. Attention, toutefois, très peu de références de micro-ring sont parfaitement rondes et la plupart d'entre elles occasionnent des problèmes de casse récurrents. La marque Hanak propose par exemple des micro-anneaux de 2mm sans soudure, parfaitement ronds qui préservent l'intégrité des nylons fins. A noter que certains indicateurs tissés présentent déjà des micro-anneaux à leurs extrémités.

Une micro-boucle sur l'indicateur

Cette méthode consiste à effectuer une micro-boucle au bout du nylon fluorescent qui sert d'indicateur (grâce au noeud perfect-loop). Il suffit ensuite d'attacher la pointe avec le noeud qui préserve le mieux votre fil. C'est une méthode simple et efficace pour relier fluo et pointe, utilisée par la plupart des compétiteurs de haut niveau.

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micro ring
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Micro-boucle ou micro-anneau, à vous de choisir !
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Le montage de la pointe

La pointe se définit comme la portion de monofilament neutre qui relie l'indicateur à la (ou les) mouche (s).

3 paramètres la caractérisent :

Sa nature

Nylon ou fluorocarbone ? Vaste débat ! Le choix nylon/fluorocarbone fait couler beaucoup d'encre dans le monde des pêcheurs à la mouche. Les principales qualités attribuables au fluoro étant sa discrétion, sa densité et sa résistance à l'abrasion, alors que le nylon est plébiscité par d'autres pour son élasticité et sa souplesse. Ainsi, si vous pêchez des parcours très caillouteux où la pointe du montage frotte régulièrement contre les blocs, il est préférable de choisir du fluoro. En matière de résistance, il semblerait que d'après nos tests effectués en laboratoire, la résistance linéaire du nylon soit globalement supérieure à celle du fluorocarbone. 

Sa longueur

De façon à détecter les touches le plus efficacement possible, l'indicateur ne doit pas se retrouver immergé, la jonction fluo/neutre étant le repère visuel de la dérive. Ainsi, il faudra choisir une longueur de pointe permettant aux nymphes de parvenir au fond, tout en maintenant le fluo hors de l'eau. Pour ce faire, la longueur de pointe sera environ égale à 1.5 x la profondeur estimée du coup.

Ex : si la profondeur du poste est de 50cm, il est conseillé de commencer avec une pointe de 75/80cm. Bien sûr, une profondeur très changeante tout au long de votre prospection nécessite des ajustements réguliers de la longueur de pointe.

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nylon fluorocarbone
Texte

Son diamètre

Le diamètre de la pointe en nymphe au fil dépend essentiellement : 

Du risque de casse : 

Une fois le poisson ferré, le risque de casse est corrélé à la taille du poisson et à l'environnement dans lequel se déroule le combat (puissance de courant, encombrement de la rivière...etc). Evidemment plus les poissons sont gros, le courant violent et les caches nombreuses, plus la pointe aura un diamètre important afin de limiter le risque de casse. Par exemple, si vous pêchez en nymphe des truites de 40cm et plus dans des couloirs d'herbier en grandes rivières, un bon 16/100 en pointe n'est pas superflu. A l'extrême opposé, si vous pêchez les ombres tatillons sur des gravières, votre marge de manoeuvre est importante une fois le poisson piqué et il est possible de descendre autour du 10/100, voire moins, en pointe.

De la taille des nymphes :

Le diamètre de la pointe doit tenir compte du poids moyen des nymphes utilisées dans un souci d'homogénéité. 

Un diamètre faible favorise l'immersion des nymphes quel que soit leur poids. Toutefois, un diamètre trop fin couplé à de lourdes nymphes (exemple un javi 1 gr noué sur du 10/100) est néfaste à la solidité du noeud : des lancers répétés vont l'user prématurément et décupler le risque de casse. Ainsi pour les pêches fortes (nymphes de taille supérieure à 0.4gr), le diamètre ne doit pas descendre en dessous du 12/100. A l'extrême opposé, les pêches estivales ultra-fines qui nécessitent des nymphes à bille de tailles inférieures à 2.4 mm s'accommodent mieux d'une pointe fine, de diamètres inférieur ou égal à 12/100 si les truites ne sont pas trop grosses. Le but est d'obtenir un montage homogène.

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pêche nymphe
Légende
Pour des truites de plus de 40cm, un diamètre de pointe supérieur au égal à 12/100 est plus sécure
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L'écartement entre les nymphes

Le règlement FIPS des compétitions de pêche à la mouche stipule que l'écartement des nymphes laissées pendantes à la verticale doit être au minimum de 50cm lors des compétitions officielles. En pêche de loisir, on peut sans problème s'affranchir de cette règle et rapprocher d'avantage les 2 nymphes. C'est notamment utile pour densifier légèrement le montage (le faire couler plus vite) pour la pêche des postes les plus rapides ou pour apporter de la précision dans les coups restreints (prospection des parties à blocs, des caches près des berges...etc).

A l'inverse, on peut augmenter l'écartement des 2 nymphes pour apporter un effet "planant", lorsqu'on pêche à deux nymphes au fil plaqué par exemple.

En dehors de ces situations, l'écartement de 50cm convient bien.

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pêche nymphe
Légende
Dans les courants homogènes, l'écartement des nymphes peut être supérieur à égal à 50cm
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pêche nymphe
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Dans les petits coups, un écartement maximal de 50cm est préconisé
Texte

Liens utiles

Les indicateurs Hotfly et Soldarini :

1000mouches

 

Les graissons Preston et Neon Wax et les indicateurs en nylon fluo :

fusion fly fishing

Test : JMC Performer XD 10' #6, 10' #7 et 10' #8

JMC Performer

Après avoir présenté plusieurs modèles de la série JMC Performer destinés à la pêche en nymphe au fil, passons aux 3 références réservoir 10' disponibles en ce début d'année 2021 : la 10' #6, #7 et #8.

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JMC Performer
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TEST STATIQUE

Le série Performer rompt avec la couleur verte des Compétition pour un revêtement brun mat. Le blank comporte 2 anneaux de départ Fuji suivi de monopattes chrome. Les emmanchements sont inversés et des points facilitent l'alignement des brins. La poignée liège pleine fleur full-wells surmonte une porte moulinet aluminium gun métal avec insert carbone. Le premier brin se termine par un talon de combat en liège. Ces cannes 4 brins sont livrées dans un tube compartimenté orange.

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JMC Performer
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JMC Performer
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JMC Performer
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JMC Performer
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JMC Performer
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JMC Performer
Texte

MESURES

Le protocole Common Cents System a permis de caractériser l'action, la puissance et la réactivité de ces trois cannes : 

Puissance

En ce qui concerne la puissance, 52 cents ont été nécessaires pour plier la 10' #6 sur un tiers de sa longueur, 60 cents pour la 10' #7 et 68 cents pour la 10' #8. Cela donne des ERN à 6.62 pour la 10' #6, 7.65 pour la 10' #7 et 8.63 pour la 10' #8. Les puissances annoncées sont donc toutes conformes aux puissances réelles.

Action

Au niveau des AA, l'homogénéité règne puisqu'ils sont tous de 65° : l'action de ces cannes rentre dans la catégorie moderate fast (AA entre 63 et 66°).

Réactivité

Niveau réactivité, rares sont nos mesures qui montrent une différence notable à ce niveau (la fréquence étant toujours étroitement corrélée à la position de l'ERN dans la plage de puissance considérée, beaucoup plus qu'à la qualité supposée du blank). Or, dans le cas de ces Performer, les comparaisons effectuées avec plusieurs modèles de puissances voisines de notre base de données montrent par exemple que :

  • la Performer 10' #6 est plus réactive que la Vision Onki 10' #6 (même ERN à 6.62 mais CCF à 79  cpm pour la Vision vs 82 pour la JMC),
  • la Performer 10' #8 est plus réactive que la Baetis Stress 10' #7 (ERN à 8.95 et CCF à 83 cpm) ou encore la Hanak Stillwater 10' #7 (ERN à 8.52 et CCF à 81 cpm).

Confort et montage

Niveau montage, la poignée est de forme classique et plutôt épaisse (28mm). La 10' #6 et la 10' #7 s'équilibrent avec un moulinet vide d'environ 170 gr, plutôt 180gr pour la 10' #8. Les PTE respectifs à 320, 321 et 335 gr attestent d'un confort de pêche tout à fait remarquable pour ces 3 modèles, relativement à leurs longueurs/puissances.

Matériel

JMC Performer XD 10' #6

Marque
JMC
Série
Performer
Longueur
10'
Longueur réelle
305cm
Soie
#6
Brins
4
Poids réel
105.00g
Anneaux
12
Premier anneau
48cm
Poignée
28x193mm
Serrage
Uplocking
Talon de combat
Oui
Accroche mouche
Oui
Points d'alignement
Oui
PME
215.00g
PTE
320.00g
IP
52
ERN
6.62
AA
65°
CCF
82cpm
Prix à la date de sortie
439.00€
Matériel

JMC Performer XD 10' #7

Marque
JMC
Série
Performer
Longueur
10'
Longueur réelle
305cm
Soie
#7
Brins
4
Poids réel
106.00g
Anneaux
12
Premier anneau
48cm
Poignée
28x193mm
Serrage
Uplocking
Talon de combat
Oui
Accroche mouche
Oui
Points d'alignement
Oui
PME
215.00g
PTE
321.00g
IP
60
ERN
7.65
AA
65°
CCF
83cpm
Prix à la date de sortie
439.00€
Matériel

JMC Performer XD 10' #8

Marque
JMC
Série
Performer
Longueur
10'
Longueur réelle
305cm
Soie
#8
Brins
4
Poids réel
110.00g
Anneaux
12
Premier anneau
48cm
Poignée
28x193mm
Serrage
Uplocking
Talon de combat
Oui
Accroche mouche
Oui
Points d'alignement
Oui
PME
225.00g
PTE
335.00g
IP
68
ERN
8.63
AA
65°
CCF
84cpm
Prix à la date de sortie
439.00€
Image
Xavier Del Rio
Texte

L'avis de Xavier Del Rio, champion de France réservoir 2018 et manager de l'Equipe de France jeune, sur la Performer 10' #7 :

"C'est une canne polyvalente qui peut pêcher au streamer avec une soie de 7 en inter rapide et inter lente, tout en conservant la possibilité de pêcher assez fin (diamètre minimum de 14.8/100 quand même pour cette technique). Avec une S3 ou une S5 n°6, elle a assez de puissance pour lancer à plus de 30 m sans aucune faiblesse. Il vaut mieux pêcher entre 14,8 et 16,5/100 dans ce cas. C'est une canne rapide avec une grosse réserve de puissance, très tactile tout en étant très douce, les grosses touches sont absorbées par le blank. Elle est aussi très agréable avec des soie de 6 inter et flottante. Lors de mes essais, j'ai passé la barre des 35m avec une inter lente et une flottante de 6 et j'ai pu avec la même canne, lancer à plus de 35m avec une soie JMC compétition de 6 en S5. Elle tient le poisson à merveille avec une bonne tolérance au rush... le blank tamponne ! C'est pour moi la canne réservoir la plus aboutie aujourd'hui !"

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JMC Performer
Texte

L'avis de la rédaction

Après un test déjà très flatteur pour les modèles Performer rivière que nous avons eu en main en début d'année dernière, les nouvelles cannes réservoir sont, disons le de suite, dans la même veine : 

Parlons tout d'abord puissance car il y a beaucoup à dire dans ce domaine lorsqu'on s'attaque aux cannes réservoir ! En effet, lorsqu'on achète une 10' #7 aujourd'hui, on peut se retrouver avec une canne de puissance #6/7 (voir notre test de la HOH Clan) comme une #8/9 (cas de la JMC Pure Equipe). Or, quand on sait que c'est la puissance réelle qui conditionne le type de soie et de mouche que la canne est en mesure de lancer, on comprend bien l'intérêt de connaître cette caractéristique avant l'achat !

De nos jours, dans la majorité des cas, les cannes annoncées comme des 10' #7 possèdent en réalité une puissance réelle #8 (cas de la Marryat Tactical Bombarde) voire #8/9, de façon à pouvoir lancer des soies plongeantes de 7, qui nécessitent plus de puissance que des soies de même numéro en densité plus faible. 

Attention, ces JMC Performer dérogent à cette règle empirique : les puissances annoncées sont parfaitement conformes aux puissances réelles. Ainsi, voici les soies les plus adaptées pour chaque modèle sont les suivantes :

  • Performer 10' #6 : soie de 6 flottante et intermédiaire,
  • Performer 10' #7 : soie de 6 plongeante et soie 7 flottante et intermédiaire,
  • Performer 10' #8 : soie plongeante de 7.

Encore une fois, les utilisations suggérées par nos mesures sont en parfaite conformité avec le commentaire technique de Xavier Del Rio, champion de France réservoir en 2018.

L'action choisie par la marque (de type moderate fast) possède de multiples avantages reconnus pour la pêche en réservoir : moins de fatigue de votre organisme pour les longues sessions de pêche, meilleure tenue de poisson que les modèles fast (caractéristique importante notamment lorsque la pêche s'affine !) et très bonnes distances de lancer grâce à un effet ressort maximal.

Côté confort, les chiffres sont tout simplement inégalés à ce jour dans cette gamme de prix et même dignes des modèles à plus de 500 euros : à titre de comparaison, la Performer 10' #8 possède un PTE inférieur de plus de 60 gr à celui de la Vision Stillmaniac 10' #7 présentée dans nos colonnes il y a une dizaine de jours, alors que la JMC est un peu plus puissante (ERN à 8.63 contre 8.40 pour la Vision)... impressionnant !

Le sans-faute se poursuit jusque dans les détails de finition (auxquels certains pratiquants accordent beaucoup d'importance), soulignons notamment la présence d'un accroche-mouche et de points d'alignement des anneaux sur chaque brin. 

Des cannes qui, à n'en pas douter, feront date dans le marché des cannes réservoir haut de gamme !

Texte

LIENS UTILES

Le protocole de test des cannes à mouche

Bien choisir sa canne réservoir

Les cannes Performer accessibles en ligne chez nos partenaires :

fusion fly fishing

 

1000mouches

Les autres tests JMC : 

Jmc Fly Fishing

Comment bien débuter la pêche de la truite ?

Pêche truite

Débuter la pêche de la truite en France en 2021 n'est pas une chose aisée, tant cette espèce paie un lourd tribut aux activités humaines qui dégradent son milieu naturel et réduisent son territoire. Toutefois, à condition de respecter certaines règles, le néophyte peut rapidement prendre du plaisir et progresser ! Voici quelques pistes pour y parvenir : 

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La voie initiatique des truites surdensitaires

Selon le contexte, il arrive que le débutant commence à se frotter à la truite en pêchant des poissons élevés en pisciculture. C'est notamment le cas lorsqu'il habite en plaine loin de tout massif montagneux ou lorsque son jeune âge le confine à des parcours aménagés, souvent urbains et faciles d'accès. Ces poissons, parfois décriés à tort par quelques pseudo-puristes, sont un excellent moyen de mettre le pied à l'étrier. Ils sont la plupart du temps déversés dans des parcours touristiques ou loisir, selon un calendrier rendu public par les gestionnaires locaux de la pêche. Leur pêche est facile (quoiqu'elle présente certaines subtilités lorsqu'on souhaite l'optimiser !), ludique et à la portée du plus grand nombre. Combien de pêcheurs de renom ont fait leurs armes sur des truites arc-en-ciel ? L'important lorsqu'on débute, c'est de prendre rapidement du plaisir pour ne pas perdre la motivation et transformer une volonté d'apprentissage en chemin de croix ! Pour ceux qui mordront à l'hameçon (c'est le cas de le dire !), la transition devrait vite s'opérer et l'exploration du monde fantastique de la truite sauvage ne devrait tarder à débuter ! La suite de cet article lui sera consacrée...

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truite arc en ciel
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Les truites de pisciculture symbolisent souvent les toutes premières captures !
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Choisir la bonne technique

Affûter sa lecture d’eau est l’un des critères de réussite les plus importants à la pêche de la truite sauvage. Faire passer sa ligne précisément là où le poisson se trouve est primordial pour avoir des touches mais également dans l'optique de progresser. Parmi le panel de techniques qui s’offrent au débutant, aucune autre que la pêche en dérive (toc aux appâts naturels ou à la nymphe et nymphe au fil) ne permet de travailler autant la précision du coup de ligne.

En effet, en pêchant en dérive, on mise sur l’effet "appât naturel", contrairement à la pêche aux leurres par exemple, qui déclenche une réaction d’agressivité chez la truite. Au toc ou en nymphe au fil, la distance de stimulation est faible : dans la majorité des situations, la truite ne se déplacera que très peu (ou pas) pour saisir l’appât, alors qu'elle pourrait allègrement le faire vers une cuillère qui coupe les veines de courant. De même dans le cas de la mouche, les coups de ligne sont parfois guidés par des gobages ou par la vision directe d’une truite en poste (cas de la nymphe à vue).

En dérive, le repérage des poissons est uniquement basé sur la capacité du pêcheur à décrypter les veines d’eau, la topographie du fond de la rivière et des berges. Face à des truites sauvages, un lancer un poil trop court, une minime erreur de trajectoire dans la dérive (une poignée de centimètres suffit par eaux froides) peuvent expliquer l’absence de touche ! La pêche en dérive est sans aucun doute la plus rigoureuse des écoles pour apprendre à lire une rivière, puisqu’elle ne pardonne pas les imprécisions. Cet apprentissage initial sera d’une aide précieuse pour évoluer ensuite vers d’autres techniques et milieux.

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pêche toc
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La pêche au toc en rivière caillouteuse = école de la précision
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Oublier la taille des captures

Tout pêcheur, même et surtout le débutant, rêve de capturer une grosse truite. Souvent, le néophyte se lance à corps perdu dans cette quête à grands coups de poisson nageur en grande rivière, après avoir vu une vidéo youtube qui traite le sujet ou quelques photos sur les réseaux sociaux... c'est précisément ce qu'il faut éviter durant la phase d'apprentissage initiale !

Devenir un bon pêcheur, c'est-à-dire avant tout un bon connaisseur du poisson et de ses moeurs, nécessite de se frotter à une population entière, et non à quelques individus de gros calibre du haut de la pyramide des âges... la nuance est de taille ! Choisir des secteurs abritant une vraie population de truites dont les différentes tranches d'âge sont toutes bien représentées, est infiniment plus formateur que de fréquenter des "cimetières à éléphants", uniquement peuplés de quelques gros individus disparates. Savoir quand, où et comment mord telle au telle tranche de la population (y compris les truitelles dont la capture est aussi riche d'enseignements) doit occuper les réflexions du débutant. En pratique, cela revient à pêcher des truites de taille "standard" en eaux rapides, c'est-à-dire, pour la majorité des régions salmonicoles françaises, entre 20 et 30cm.

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Les truites d'une vingtaine de centimètres : la cible conseillée du débutant !
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Les meilleurs cours d'eau

Ce sujet fait l’unanimité : le petit cours d’eau (c'est-à-dire moins de 5/6 mètres de large) doit avoir les faveurs du néophyte. Les ruisseaux, surtout s’ils coulent sur un substrat caillouteux, présentent des postes multiples, variés en matière de couple vitesse/profondeur, souvent marqués et proches les uns des autres. Tout ce qu'il faut pour faciliter la lecture d'eau en somme, et fournir une banque d'infirmations immense qui formera le débutant à la compréhension de ce qu'il se passe sous l'eau au moment où il pêche. Le pêcheur peu expérimenté donnant par essence une part relativement importante de coups de ligne hasardeux, a donc plus de chances de promener son appât devant une truite dans ces coups restreints. Au contraire en grande rivière, la lecture d’eau est plus subtile et donc la réussite aléatoire lorsque le savoir faire est modeste.

Les chances décuplées de capture s’expliquent aussi par les densités de poissons en tête de bassin. A une heure où les zones à truites subissent d’importantes pressions anthropiques qui tendent à effriter les densités par l’aval, ce type de milieu relativement épargné conserve de bonnes populations. Leur capacité à apporter rapidement quelques prises  au débutant l'encourage forcément à persévérer !

La pêche en ruisseaux est également très exigeante au niveau de la dextérité : leur ripisylve parfois abondante ne pardonne aucune erreur de lancer ou durant le combat, ce qui aide à acquérir des automatismes fort utiles pour la suite. Le pratiquant pourra ensuite évoluer vers d’autres milieux plus vastes où les postes ne sont finalement que la reproduction à plus grande échelle des petits coups du torrent école.

Enfin, il est important d’évoquer un autre attrait majeur des ruisseaux : ils coulent souvent dans des vallées escarpées et sauvages dont le caractère bucolique séduit souvent les nouveaux venus (comme les plus émérites d’ailleurs), peu habitués à évoluer dans de tels décors.

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Les torrents de montage possèdent souvent de fortes densités de truite, un régal pour le débutant !
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Les meilleurs moments

Pour obtenir rapidement des touches, le débutant a intérêt à choisir une bonne période pour donner ses premiers coups de ligne :

Toute rivière possède un ou plusieurs moments fastes dans la saison. Ces moments correspondent à une conjonction de facteurs environnementaux (température, niveau…etc) qui décuple l’activité et la capturabilité des truites. Le débutant doit d’une part apprendre à intégrer ces facteurs, et surtout connaître le moment où ils surviennent. Pour simplifier les choses, on recherchera une température d’eau la plus proche possible de l’optimal thermique de la truite (12°C) et un niveau correct, ni trop faible ni trop important, pour faciliter l’approche et bénéficier d’un maximum de coups pêchables. On comprend ici l’importance d’habiter non loin de son lieu de pêche de façon à pouvoir suivre facilement de l’évolution des débits et des températures au fil de la saison. Dans le cas contraire, un suivi assidu de la météo, des relevés Vigicrues et ainsi que la prise d’informations auprès de quelques amis de confiance peuvent être d’une aide précieuse.

Pour schématiser, les cours d’eau à truite peuvent se classer en deux types principaux :

  • Les cours d’eau de régime pluvial : dans les secteurs non influencés par la fonte, le meilleur moment de la saison survient durant les premières journées douces et ensoleillées du printemps (d’avril à juin selon les années), durant laquelle la température de l’eau repasse au dessus des 10°C.  
  • Les cours d’eau de régime nival : dans les cours d’eau influencés par la fonte des neiges, de bons moments peuvent survenir en mars, avant l’arrivée de l’eau grise, lorsque la neige ne fond pas encore. Toutefois, c’est à la fin de la période de fonte, lorsque le niveau baisse et l’eau s’éclaircit, qu’il faudra absolument être à pied d’œuvre. Cela survient en général de mai à juillet suivant l’enneigement hivernal et la météo du printemps.

Ainsi, évitez l’attitude classique de la plupart des nouveaux pratiquants qui décident de « se mettre à la truite » durant la saison creuse hivernale, arrivent gonflés à bloc en mars, et plient bagage après quelques sorties infructueuses... Gardez donc de la motivation pour les moments décrits ci-dessus : en plus d’être les plus favorables, vous serez souvent seul au bord de l’eau pour en profiter !

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Le mois de juin en moyenne montagne, sans doute le meilleur moment pour se lancer !
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Comment progresser ?

Au moment de se lancer, il est légitime de demander des conseils. A ce niveau, il n’existe pas de solution miracle : la lecture de livres spécialisés, les stages avec un guide, le visionnage de vidéos sont autant de rampes de lancement intéressantes, que chacun appréciera selon sa personnalité.

Toutefois, la quantité d’informations offertes de nos jours sur internet est telle qu’il est bon de rester sélectif et critique. Fiez-vous d’abord à votre expérience, sans vous enfermer dans des certitudes figées entendues ici ou là (elles n'existent pas à la pêche !).

Rien ne remplace les heures passées au bord de l’eau : vous aurez beau lire et relire le même passage d’un bouquin, on ne parvient généralement à se convaincre qu'avec le vécu (par contre, il est intéressant de rattacher ses expériences personnelles à ce que l'on a préalablement lu ou entendu).

Toutefois, si l’assiduité paye, il convient surtout valoriser chacune de ses sorties, car le plus ne va pas toujours de pair avec le mieux. Il existe des tas de pêcheurs d’âge respectable qui ont accumulé les heures canne en main, sans en retirer beaucoup d’enseignements, à cause d'un manque de remise en question, d’une monotonie de parcours et/ou de conditions recherchées par exemple. Devenir un as de la pêche en torrent au ver après l'orage n'est pas ce qu'il y a plus de plus passionnant...

Pour se forger une solide expérience, il est intéressant de pêcher seul au début, en diversifiant les secteurs, tout en ciblant les bonnes périodes. Après avoir pris un peu d’assurance, la pêche à deux est un excellent moyen de progresser, par l’émulation que crée la comparaison des résultats.

Se poser les bonnes questions est aussi primordial :

Les discours techniques complexes séduisent les nouveaux pratiquants car ils donnent une apparente finesse et difficulté à la pêche. Or, si les paramètres techniques (lancer, tenue de canne…ect.) sont des pré-requis obligatoires, ils ne sont qu’un moyen d’accéder à la route vers le succès. Le débutant ne doit pas se leurrer : c’est en se creusant les méninges sur les aspects stratégiques (choix du parcours, des postes, de l’heure) que la progression viendra. Il est infiniment plus générateur de réussite de mettre en relation des conditions de pêche à certains comportements de la truite, que de savoir s’il vaut mieux utiliser du 13/100 ou du 15/100 en corps de ligne lorsqu'on pêche au toc par exemple...

Bonne initiation !

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Pêcher à deux, un bon moyen de progresser !
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