Un nouveau réservoir mouche dans le 64 !
Le Club Mouche du Béarn et son président André Barrau annoncent l’ouverture d’un réservoir inte
Le Club Mouche du Béarn et son président André Barrau annoncent l’ouverture d’un réservoir inte
Si l'importance de l'offre actuelle de cannes mouche complique sacrément le choix, le futur acquéreur peut quand même essayer le modèle en magasin avant de se décider (en plus de lire assidûment les tests de mesures Truites & Cie bien sûr !). Pour le monteur de canne, le choix du blank nu se révèle encore plus ardu car il lui est impossible de fouetter une soie avant l'achat. La consultation des mesures d'action/puissance réalisées par nos soins se révèle encore plus indispensable ! Afin de vous aider, nous avons créé une banque de mesures de blank qui sera régulièrement actualisée afin de la rendre la plus exhaustive possible !
A l'instar d'une canne montée, un blank nu se caractérise par :
Pour rappel, la puissance et l'action sont mesurées avec le protocole américain Common Cents System (CCS) consultable ici.
Au niveau de l'action caractérisée par l'Action Angle (AA), l'échelle utilisée est la suivante :
Nous avons pris le parti de ne pas mesurer la réactivité des blanks présentés, pour la raison principale suivante : les mesures de la Common Cents Frequency CCF (paramètre quantifiant la réactivité dans le protocole CCS) montrent qu'il n'existe en réalité que très peu de différences entre les différents modèles du marché, à longueur/puissance/action identiques (la CCF est principalement corrélée à ces 3 paramètres).
Avant de se plonger dans les caractéristiques des références de blank actuellement disponibles, la première étape du choix consiste à définir la longueur, la puissance et l'action de la canne que vous souhaitez monter. Ces 3 paramètres dépendent de l'utilisation envisagée. A ce propos, vous pouvez consulter nos articles relatifs au choix de la canne sèche/nymphe à vue (ici) et nymphe au fil (ici).
Ce n'est que dans un deuxième temps que vous pourrez explorer nos mesures afin de rechercher le blank correspondant le mieux à votre pratique ! Précisons à ce niveau que suivant le montage réalisé, l'action de la canne montée peut légèrement différer de celle du blank nu. De plus, bien que nous renseignions également le poids du blank nu, il faut garder à l'esprit que la masse finale de la canne dépend très majoritairement du montage choisi (porte-moulinet et poignée en premier lieu).
Le no-kill d'Anglès près de Gérone sur la Costa Brava (Catalogne) est sans doute l'un des parcours intensivos les plus réputés d'Espagne, et pour cause, on y rencontre de grosses truites fario et arc-en-ciel de qualité et en quantité. Rien de tel pour rompre la monotonie hivernale du pêcheur français ! Laissez-vous guider :
Le rio Ter est un fleuve catalan qui prend sa source dans les Pyrénées. Sur le haut de son cours, c'est une rivière de montagne assez classique, abritant une population de truites méditerranéennes autochtones dont la densité est très bonne. La portion située à l'amont du village de Camprodon est classée "reserva genetica", c'est une zone en gestion patrimoniale abritant une souche de truite à forte valeur patrimoniale. Si le Ter présente déjà à ce niveau de belles possibilités pour le pêcheur, notamment à la mouche, il a acquis sa renommée internationale grâce à un parcours no-kill situé près de 50km plus bas, au niveau du village d'Anglès, en aval du lac de barrage nommé Pasteral Reservoir.
Le coto d'Anglès - El Pasteral débute à l'aval du barrage et se termine 5km plus bas, au niveau du pont de la carretera Santa Julia (prendre à droite direction Sant Julià Del Llor à la sortie d'Anglès lorsqu'on roule vers la Cellera de Ter). La pêche y est ouverte toute l'année en raison de son classement en zone "cyprinids", équivalent de notre deuxième catégorie française, ça tombe bien, c'est à l'automne et en hiver que ce parcours donne le meilleur !
Au niveau d'Anglès, le rio Ter est une tailwater large d'une quinzaine de mètres, dont le fonctionnement original a permis la naturalisation de truites domestiques introduites il y a quelques années. En effet, bien que l'on se trouve à seulement quelques kilomètres de la mer et que la région bénéficie d'un climat méditerranéen chaud et sec, une population de truites coule des jours heureux grâce à un relargage d'eau froide en provenance du fond du barrage, dont le débit augmente considérablement en été (période à laquelle la thermie deviendrait problématique en cas d'étiage sévère), pour les besoins de l'irrigation notamment. Ainsi, les truites bénéficient tout au long de l'année d'une eau en quantité suffisante dont la température est compatible avec leurs exigences biologiques. Ajoutez à cela une petite dose de pollution organique diffuse, et vous obtenez le cocktail parfait pour produire des gros poissons. Les espèces d'insecte que vous croiserez le plus fréquemment sur le rio Ter sont polluo-résistantes et même boostées par cette dose de matière organique : ce sont surtout des chironomes, baetidés et BWO (cliquez sur les familles d'insectes pour voir les imitations correspondantes). Dans les parties les plus profondes et calmes, on rencontre également des poissons blancs endémiques et notamment de nombreux barbeaux espagnols (Comizo).
Cette portion de 5km de rivière est classée "coto intensivo sin muerte" (pour mieux connaître les parcours de Catalogne, consultez notre article de présentation de la pêche dans cette province espagnole), ce qui signifie qu'il s'agit d'un parcours no-kill régulièrement empoissonné nécessitant l'acquisition d'un permis journalier en plus de la licence de pêche récréative catalane. On peut se munir de ce permis soit sur internet, soit chez un dépositaire local (attention, le nombre de cotos journaliers est limité et vue l'affluence croissante de ces dernières années, il n'est pas toujours évident d'en obtenir un).
Seule la pêche à la mouche est autorisée et se pratique sans ardillon. Pour rappel, il convient de respecter également les règles générales suivantes :
Le coto d'Angles - El Pasteral possède une population mixte de truites fario et arc-en-ciel d'origine domestique mais dont l'allure est très flatteuse. On s'y méprendrait presque ! Les fario présentent une robe dorée, parfois orangée, et leurs nageoires sont rarement rognées. De même, les arcs sont souvent très colorées, sombres et fortement ponctuées. Les poissons que l'on attrape sont issus en partie des déversements réguliers, mais aussi du recrutement naturel qui fonctionne, si l'on en croit les gestionnaires locaux. A la faveur d'un milieu riche et de températures plutôt clémentes, ces truites grandissent rapidement et la taille moyenne s'établit aux alentours de 35cm. Les sujets de plus de 50cm sont fréquents et il est possible d'établir des stratégies de pêche pour les cibler uniquement.
Autre qualité (et non des moindres!) de ces poissons : ils ont régulièrement le nez en l'air. Est-ce du à la quantité d'insectes présents, à la configuration favorable du parcours ou aux gènes domestiques de ces truites qui décuplent leur appétence en surface ? Toujours est-il que "ça gobe" souvent sur le Ter... la pêche en sèche est l'une des techniques les plus favorables !
Outre la taille moyenne des captures, l'atout majeur de ce parcours no-kill est la qualité de pêche qu'il propose. Le débit et la profondeur moyenne plutôt faibles (autour de 4m3 en hiver) autorisent la pêche à vue malgré la couleur thé de l'eau, bien que le soleil hivernal ne produise pas des conditions optimales pour cette discipline (la pêche à vue se révèle bien plus productive à partir du mois de mai). Quoiqu'il en soit, l'omniprésence des éclosions rend les poissons régulièrement actifs en surface et certaines journées fastes, il est possible de pêcher en sèche de 10 à 17h !
Par contre, le faible couple vitesse/profondeur moyen ne rend pas la pêche en nymphe au fil très intéressante en hiver (période d'eau basse) bien que ce soit la technique la plus pratiquée par les pêcheurs locaux. Quelques veines de courant un peu plus marquées permettent quand même de se faire plaisir.
Pour le matériel à prévoir, votre ensemble sèche/nymphe à vue habituel fera parfaitement l'affaire : une canne de 9' soie de 4 ou 5 couplée à un moulinet large arbor représentent un bon compromis pour venir à bout des gros poissons tout en effectuant des présentations discrètes dans des postes parfois maigres. Si vous souhaitez pratiquer une pêcher l'alternance sèche/nymphe au fil et tandem, une canne de 9'6 ou 10' soie de 3/4 ou 4 est mieux adaptée. N'oubliez pas d'écraser vos ardillons, de vous munir d'une épuisette et de chaussures de wading à semelles vibram pour rester dans la légalité.
Le no-kill d'Angles El Pasteral est l'archétype du parcours de pêche loisir en tous points réussi ! Les gestionnaires locaux ont su transformer une classique portion de deuxième catégorie cyprinicole en un parcours salmo hivernal très attractif... Tout y est réuni : beauté de la rivière, des poissons et de la pêche ! Son succès atteste de ses atouts et sa réputation n'est pas du tout usurpée. Les acteurs locaux de la pêche qui sont à l'origine de ce succès méritent d'être nommés ici et notamment Jordi Oliveras de la société des pêcheurs d'Angles (Sociedad de Pescadores Esportius d'Anglès i Comarcal) et compétiteur de rang international. Vous qui fréquentez souvent ce parcours, soutenez ces hommes et leurs actions de nettoyage et d'empoissonnement en adhérant à la société par l'achat du "socio" dans la boutique Bicicletes Ribas d'Anglès pour la modique d'une vingtaine d'euros. Attention, cette carte ne se substitue pas à la licence catalane et au coto... mais elle permet de devenir acteur du système local et de valoriser l'image du pêcheur français qui vient se divertir en ces lieux.
Bonne pêche sur le Ter !
Si vous souhaitez découvrir les meilleurs parcours de pêche à la mouche en Catalogne, Pêche Mouche Espagne (https://pechemoucheespagne.fr/peche-a-la-mouche-en-catalogne/) propose des voyages de pêche autoguidés/guidés, avec conseils quotidiens, gestion des permis et hébergement.
Et si vous souhaitez compléter votre expérience en Catalogne par un séjour en Aragon, Pêche Mouche Espagne organise également des voyages dans cette province, incluant la gestion des licences et des permis nécessaires. Tout est proposé de manière simple, organisée et en Français!
C’est samedi, il est 14h, j’ai fini mon boulot. J’ai encore 4h devant moi, je vais en profiter pour prospecter un nouveau terrain de jeu ! Encore un peu de route et je me gare. Il fait chaud. C’est l’été, en plein milieu du mois d’août. 1km en pente me sépare d’un petit torrent, je le devine tout en bas, je descends… 45min de marche sur une piste rouge ça calme mes ardeurs… les genoux souffrent… ça y est, j’y suis, j’ai les pieds dans l’eau…12°C, impeccable. Je pêcherai au micro-leurre souple avec des micro-têtes plombées… une technique que je maîtrise. Bientôt 2 ans de pratique assidue.
Premier poste, je fais quelques lancers et une truite vient voir, cool "y’en a"… Du coup j’me concentre. Que le bal commence !
Ce p'tit torrent est très chaotique, des sapins tombés en travers, l’eau y coule en escalier, et puissant par endroit… il y a de l’ardoise partout, ça coupe, c’est tranchant, je fais attention, je suis seul… pas de place pour les erreurs.
Je les vois, rapides, furtives... Elles viennent voir à fond les ballons, tapent du bout de la gueule et repartent aussi vite. Je n'en pique aucune…
Descendre en taille, en poids, affiner la pointe, changer pour du naturel… et là, leurs réactions changent, j’en pique quelques-unes, elles sont petites effectivement. Les infos prises il y a déjà quelques mois sont bonnes.
Je n'ai pas beaucoup de temps, je me concentre sur l’essentiel. J’arrive sur une grosse gouille, sous une grosse cascade, je me cache et j’observe, tout… les branches, les rochers, le fond, le sens des veines, les grottes, les fentes, tout… je vais balayer de gauche à droite toutes les caches possible de cette gouille. Lentement.
Elles est profonde de 2m, j’ai vu des truites maillées plus bas. C’est possible qu’ici, il y en ait une bien plus grosse. La cascade est haute de 15m, et donc infranchissable. Les truites s’arrêtent ici…Le dernier rempart…Le dernier trou. Trop haut, trop de pente, et pas assez d’eau, même pour une mémère, même pendant les fortes pluies… rien ne remonte.
Premier lancer, je prends une tape, je relance, et pique ma première truite. Elle fait 25cm, une taille correcte pour ce genre de torrent.
Quelques secondes plus tard, après un changement de couleur de leurre pour du flashy, j’en pique une autre, 30cm cette fois-ci... plus que correcte, j’en espérais pas tant… je la relâche, elle repart aussitôt vers le fond. Je le prends comme un signe.
Puis comme par gratitude, le vent se lève et bouscule tous les sapins autour de moi… Je reconnais tout de suite ce petit signe de Dame Nature.
Réfléchir, augmenter en taille, grossir ma pointe, repasser sur du naturel. Je reste discret dans mes gestes, la truite doit me percevoir comme un arbre, ni plus ni moins…
Je lance cette fois-ci en plein bouillon, laisse descendre, garde le contact avec le leurre. Si mes choix sont bon, mon leurre pêchera tout seul, pas besoin d’animation. Les secondes me paraissent minutes, patience…
JACKPOT, une touche discrète, suivi d’un lourd coup de tête me font ferrer sec. C’est pendu, c’est encore plus gros que les autres. Elle bataille pour sa vie, bien dodue, en plein bouillon. Elle cherche le fond, son trou, sa grotte. Je prends deux rush ultra-agressifs, digne d’une authentique fario sauvage. Elle monte à la surface, et j’arrive à voir sa robe. Elle est sublime. Elle rentre dans l’épuisette et ressort d’un coup de queue, je la bride, j’avais grossi ma pointe. Elle bataille pour de vrai. Après 5 min interminables et musclées, je la sens qui peine. Elle est dedans… la deuxième tentative est la bonne.
Une superbe mémère sauvage à souhait dans un torrent de montagne, à quasi 1500m d’altitude… Le bonheur. Mon graal.
Je la contemple, encore surpris de ma scène de pêche, de mes bons choix... Les petites du début, le vent, plein de trucs qui tombent dans l’eau, et le réveil de la grosse. Une sauvageonne taillée comme un obus... une robe à rhabiller les vilaines d’en bas... une robe bien caractéristique de cette vallée... 39 cm de muscle, adaptée à ce petit torrent de régime pluvio-nival.
J’en garderai un super souvenir.
La remontée vers la voiture aura fini de le graver en moi. Une piste rouge, sur 1km. Je m’en rappellerai toute ma vie.
Notre duel de septembre fait un focus sur 2 cannes nymphe au fil haut de gamme de longueurs/puissances identiques et fabriquées dans leurs pays de conception respectifs : l'espagnole Maxia SX4 10'8 #3 et l'américaine Thomas & Thomas Contact II 10'9 #3.
Côté look, cette nouvelle série Contact II est proche de la série Contact originale : elle reprend notamment le motif spiralé gris ardoise du blank et les ligatures brunes olives. Le numéro de la canne est toujours présent au niveau du premier emmanchement de façon à faciliter l'alignement des brins. Les composants haut de gamme de la série Contact sont également retrouvés, notamment la poignée en liège de qualité maximale (extra flor), l'anneau de départ en titane/silicium suivi de recoil monopattes et le talon de combat en liège, apportant confort et équilibre. Le porte-moulinet en aluminium anodisé garde son insert en loupe de frêne mais devient down-locking. Cette canne 4 brins est livrée dans une housse made in USA et un tube aluminium.
Pour cette série SX, Maxia rompt avec les ligatures jaunes des MX et passe au vert ! Ces liserés sont présents au niveau des emmanchements et du premier brin. Le blank est toujours brut, très peu verni et doté d'anneaux recoil monopattes et de ligatures noires. Le moulinet en alu gris présente un insert vert bouteille, la forme de la poignée ne change pas par rapport aux MX. Cette canne 4 brins est livrée dans une housse et un tube aluminium carré vert, entouré du classique filet plastique bleu anti-rayure de la marque.
Les puissances réelles de ces deux références sont conformes aux puissances annoncées, à savoir #3. La Maxia est une "parfaite" #3 (ERN à 3.57 situé en milieu de fourchette) alors que la Thomas & Thomas (ERN à 3.27) est légèrement moins puissante et à la limite de la catégorie #2/3. Seul un pratiquant aguerri ressentira réellement cette petite différence.
Au niveau des actions caractérisées par l'Action Angle (AA), ces deux cannes sont similaires (AA à 66° pour la Maxia et 65° pour la Thomas & Thomas) et d'action moderate fast. Ceux qui combattent de beaux poissons sur des fils fins et/ou souhaitent limiter au maximum le risque de décroche apprécieront les courbes harmonieuses et progressives de ces deux modèles.
Elle est caractérisée par la fréquence d'oscillation (ou CCF) exprimée en cpm. Pas de surprise à ce niveau (cela semble être la tendance lourde au fil des tests), la logique est respectée (réactivité inversement proportionnelle à la longueur et proportionnelle à la puissance). La réactivité de la Maxia est logiquement supérieure (l'ERN plutôt bas dans la fourchette #3 de la Thomas & Thomas la "pénalise" un peu lors de l'épreuve). Pas de différence significative de réactivité entre ces 2 références donc ! Elles pourront pêcher en sèche avec une soie de 3 si le besoin s'en fait sentir.
Premier point abordé qui se révèle primordial pour la pêche en nymphe au fil : la distance du premier anneau à la poignée. Avec respectivement 23 et 30 cm pour la Maxia et la Thomas & Thomas, ces 2 cannes présentent des distances parfaitement compatibles avec une pratique optimale de la nymphe au fil (pas de création de ventre dans la soie lorsqu'on pêche canne haute).
C'est du côté de la poignée et du porte moulinet que les différences surviennent :
Dans sa configuration originale, la Contact II vous sera livrée avec un porte-moulinet down-locking de façon à décupler l'équilibre (objectif atteint car le PTE est de seulement 256 gr). Que les adeptes des moulinets semi-auto soient rassurés, la poignée courte (165mm) permet de maintenir l'annulaire de la main qui tient la poignée sur la gâchette d'un Vivarelli par exemple. De son côté, la Maxia possède un porte-moulinet up-locking classique. Elle ne s'en sort quand même pas trop mal niveau équilibre (le porte moulinet choisi par la marque est assez lourd et ce surplus de poids près du talon permet de limiter le PME), son PTE est seulement 20gr plus important.
Enfin, niveau finition, toutes les deux possèdent un accroche-mouche mais pas de points d'alignement des brins.
L'avis de Pierre Kuntz, membre de l'équipe de France de pêche à la mouche, sur la Maxia SX4 10'8 #3 :
" La Maxia SX4 10’8 #3 m’accompagne dans la plupart de mes sorties de pêche depuis 3 ans, c’est pour moi une canne parfaitement adaptée à la pêche en moyenne et grande rivière. Elle a été développée pour pêcher en nymphe en particulier avec les techniques modernes utilisées en compétition, c’est-à-dire avec une soie 0,55mm et un bas de ligne mono-filament. En action de pêche, sa rapidité la rend très agréable et permet de pêcher précisément et efficacement, même avec des fils fins. En matière de puissance elle s’utilise aisément avec une ou deux nymphes, de 2,5 à 4 mm et combat parfaitement les poissons de 20 à 50 cm. En d’autres termes c’est une canne de pêche en nymphe extrêmement polyvalente, qui sera adaptée à la plupart des situations que nous pouvons rencontrer au bord de l’eau. Elle s’équilibre parfaitement avec un moulinet semi-automatique tel que le JMC Yoto 30. Pour moi, elle fait partie des quelques meilleures cannes de pêche en nymphe disponibles sur le marché."
L'avis de Joe Goodspeed, concepteur des Thomas & Thomas Contact, sur la Contact II 10'9 #3 :
"Notre objectif avec les Contact II était d'améliorer la série Contact déjà très réussie et nous avons concrétisé ce projet global en trois ans.
Ce temps a été consacré à en apprendre davantage sur la science des matériaux et des structures de renforcement, à obtenir et à tester de nouveaux matériaux et à écouter les retours des excellents pêcheurs de notre pro-staff (ainsi que les tests comme ceux de Truites & Cie !). Nous avons également passé du temps à examiner les améliorations des composants (premier anneau épuré) et à concevoir un talon de combat plus petit et plus efficace pour le porte-moulinet down-locking de couleur noir mat. L'amélioration de la répartition des anneaux de la série originale Contact était un sujet de discussion fréquent avec les pros, et nous avons expérimenté un certain nombre d'options potentielles. La répartition finale sur ces Contact II est basée sur le concept selon lequel le premier point de contact entre la ligne et la main qui tient le liège est considéré comme le premier point dans la répartition des anneaux, de sorte que la transition de la main au premier anneau, puis aux monopattes Recoil s'apparente à une ligne droite qui minimise la création de ventre dans la soie ou le nylon.
Cette conception crée les meilleurs points de contact de ligne pour maximiser les propriétés du blank lors du lancer, la détection des touches et permet à la partie inférieure plus puissante de travailler pour combattre efficacement le poisson.
Dans l'ensemble, les nouveaux blanks sont conçus pour être des outils polyvalents de pêche à la mouche bien plus que de simples cannes à nymphe. Toutes les cannes Contact II ont une action douce et précise et une puissance fidèle au numéro de soie annoncée. Les nouveaux blanks ont une résistance exceptionnelle, permettant à des cannes peu puissantes de cibler les gros poissons , de les combattre et d'en venir à bout efficacement."
"Nympheuse polyvalente haut de gamme" : voici comment l'on pourrait qualifier ces 2 modèles ! "Nympheuse" en raison de leurs longueurs (quoiqu'un coup de sèche reste tout à fait dans leurs cordes même si ce n'est pas leur vocation première !). "Polyvalence" en raison de leur puissance réelle #3 qui permet de lancer des poids très légers (billes de 2.4 mm) sans pour autant avoir trop de rebond de scion s'il faut propulser des enclumes de 3.8 mm par exemple.
Enfin, les pratiquants un peu las des produits asiatiques standardisés auront là des cannes aux finitions originales avec du caractère, mention spéciale à la qualité du liège de la Thomas & Thomas (pour ce qui est du look, nous vous laissons vous faire votre propre avis avec les photos !).
Bon choix !
Le protocole de test des cannes à mouche
Comment choisir sa canne à nymphe
Les cannes Maxia en ligne :
Les cannes Thomas & Thomas :
Les autres tests Maxia :
Les autres tests Thomas & Thomas ici :

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