Très en vogue depuis une dizaine d'années, cette nymphe tire son nom du mot espagnol perdigón qui signifie plomb de chasse. Cette analogie provient de la forme évocatrice de la nymphe et de son corps lisse. Née de l'esprit imaginatif de pêcheurs ibériques au début des années 2000, son usage s'est aujourd'hui démocratisé si bien que presque toutes les truites de la planète ont du croiser des perdigones ces dernières années !
Les perdigones se caractérisent par un corps plutôt fin, conique et lisse, verni à la résine UV (application d'une lumière UV avec un stylo ou une lampe adaptée) et sans thorax poilu. Le corps est généralement constitué de (cliquer sur le nom du matériau pour le visualiser) :
... le tout pouvant être cerclé d'un fil de cuivre, d'un tinsel ou de tout autre fil de montage figurant une segmentation !
Vu la diversité des matériaux disponibles pour monter le corps de la mouche, les gammes de couleurs potentielles sont quasiment infinies (il est également possible de produire ses propres tons par exemple en associant une couleur de lamelle à une couleur de sous-corps en fil de montage). Ainsi, selon le matériau choisi, une perdigone se révèle plutôt discrète ou au contraire flashy. De plus, il est possible de réaliser des perdigones associant de nombreuses couleurs différentes ! Le débutant doit s'en tenir aux plus classiques, en différenciant les coloris naturels (marron, noir, olive) des plus incitatifs (bleu, orange, chartreuse par exemple), sans dépasser 2 teintes par souci de simplification.
Parmi les modèles de perdigone les plus classiques, citons (avec le nom ibérique) entre autre la Falangista (noire à cul rouge), la Gasolina (vert olive) ou la Madera (moutarde).
Veillez à n'appliquer qu'une fine couche de verni pour éviter les coulures et les bourrelets à la polymérisation, tout en la répartissant uniformément sur tout le corps de la mouche (à l'aide d'un cure dent ou en tournant l'axe des mâchoires de l'étau par exemple). Une résine UV relativement liquide est bien indiquée pour une répartition homogène.
Comme leur aspect l'indique, ces mouches sont intéressantes pour figurer des proies petites et/ou denses et/ou flashy si l'on choisit des matériaux adéquats. Elles trouvent donc leur apogée lorsque :
En 2022, Vision complète sa série truite haut de gamme XO Graphène avec 3 nouveaux modèles : une 8'8 #3, une 10'8 #3 et une 9'7 #4. Après avoir présenté dans ces colonnes la 9' #5 (ici), la 9'7 #5, 10'3 et 11'4 #3 (ici), voici les caractéristiques des 3 petites dernières :
Le protocole Common Cents System a permis de caractériser la puissance et l'action de ces 3 cannes :
En ce qui concerne la puissance, 27 cents ont été nécessaires pour plier la 10'8 sur un tiers de sa longueur. Après conversion, cela donne un ERN à 2.97 et donc une puissance réelle #2/3 légèrement inférieure à la puissance annoncée. C'est également le cas de la 9'7 #4 qui est en réalité une #3/4 (ERN à 3.86). Seule la 8'8 possède une puissance réelle conforme #3 (ERN 3.57).
Au niveau de l'action, l'homogénéité règne : les AA sont de 65 et 66°, l'action de ces cannes est moderate fast (AA compris entre 63 et 66°).
Niveau montage, les composants sont haut de gamme (anneaux Recoil et liège 4A portugais entre autres). La 10'8 possède un nombre d'anneaux relativement important compte tenu de sa longueur (14 anneaux) dont l'avant-dernier est serpentiforme, de façon à limiter les enroulements du nylon autour du scion lorsqu'on pêche en nymphe "à l'espagnole" (avec du monofilament uniquement). Son premier anneau (assez minimaliste) est situé à une distance idéale de la poignée (33 cm) pour éviter que la soie ne redescende dans les anneaux lorsqu'on pêche en nymphe au fil canne haute.
Les porte-moulinets épurés des cannes nymphe de la série sont à vissage vers le bas alors que ceux des cannes typées sèche sont classiques.
Niveau confort de pêche, ces nouvelles XO Graphène, à l'instar des autres modèles de la gamme, sont inégalées ou presque sur le marché dans leurs gammes de longueur/puissance respectives :
Enfin, en matière de finition, ces cannes possèdent des points d'alignement des brins et des points de mesure des poissons à 40 et 50 cm.
Cette série XO Graphène est devenue une référence en matière de cannes truite haut de gamme rivière. Chaque modèle est pensé pour une approche relativement spécifique, voici celles auxquelles se destinent les 3 nouveaux :
Précisons que ces modèles aux longueurs/puissances différentes ont en commun une action moderate fast qui assure une belle courbe harmonieuse et une absence de point dur lors des combats, utile pour limiter les décroches et le risque de casse (surtout pour ceux qui recherchent de beaux poissons sur fil fin).
En somme, ces nouvelles références ne dépareillent pas et se montrent aussi techniques et abouties que les précédentes !
Le protocole de test des cannes à mouche
Comment choisir sa canne à nymphe
Bien choisir sa canne sèche / nymphe à vue
Les cannes Vision accessibles en ligne ou sur commande chez nos partenaires :
Les autres tests Vision :

Où que l’on vive, il y a toujours à proximité, un plan d’eau avec des brochets. Ils peuplent la plupart des lacs, étangs et rivières de France. Mais souvent la densité n’est pas élevée, la pression de pêche forte et traquer ce carnassier à la mouche n’est surement pas la méthode la plus simple et rarement la plus efficace. Il résulte de cela une pêche difficile, voire ingrate et il faut souvent s’armer de patience pour capturer un grand bec avec un streamer.
Étant passionné de voyages et notamment de voyages de pêche, j’ai naturellement eu très vite envie, après avoir commencé la pêche du brochet à la mouche, d’aller visiter un des paradis à brochets de la planète. J’avais envie de trouver des zones à forte densité de poissons offrant une pêche ludique, si possible en surface ou subsurface permettant de voir les attaques...
Les grands lacs du sud de l’Espagne (Extremadura) ont acquis une réputation internationale pour la pêche du carnassier. Introduit dans les années 50, le brochet s’y est particulièrement bien adapté. Les poissons sont cependant surtout présents dans d’immenses lacs de barrage, profonds et peu propices à la pêche à la mouche.
Les zones de prédilections originaires du brochet sont les régions subarctiques. Eau froide, lacs naturels et grandes rivières, faible profondeur en de nombreux lieux, grands espaces, Nature sauvage, très faible pression démographique …. C’est au nord que se trouve mon paradis halieutique !
L’Alaska et le Canada étant interdits d’accès en cet été 2021 c’est la Scandinavie qui concentre mon attention. J’ai déjà visité la Norvège et j’en garde un souvenir mitigé. Il reste donc la Suède et la Finlande.
C’est à ce stade de mes recherches que j’ai contacté Sylvain Duvinage de la société de voyages Nomade Pêche. Lui ayant exposé mon projet, il m’a tout de suite recommandé un nouveau produit de son catalogue : la pêche du brochet en Laponie suédoise.
Quelques jours après, tout était réservé pour 2 personnes, ma compagne s’étant laissée tenter par l’aventure nordique. Au programme, une semaine dans un camp en limite de Laponie, dont trois jours avec un guide français qui passe l’été sur place avec son bateau.
Nous atterrissons à l’aéroport de Stockholm fin juin et après un rapide séjour dans la capitale suédoise, nous prenons la direction de la Laponie.
Dès les premiers kilomètres, le décor est posé. Il y a de la forêt et de l’eau partout. La suède compte près de 100 000 lacs de plus d’un hectare sur un territoire plus petit que la France. Ils sont tous censés abriter une population conséquente de carnassiers et l’on a envie de s’arrêter partout tenter sa chance canne à la main. Le paysage est magnifique et presque monotone, plus nous allons vers le nord moins il y a d’habitations.
Notre camp de pêche se trouve à moins de 7h de route de l’aéroport de Stockholm mais nous avons décidé de prendre les routes secondaires à l’intérieur des terres pour mieux s’imprégner de l’ambiance bucolique et ce n’est qu’après 2 jours de vadrouille que nous arrivons à destination.
Nous sommes accueillis chaleureusement par notre hôte suédois et prenons possession de notre chalet tout confort, dans les bois et face à un magnifique plan d’eau.
Une barque en alu de 4,40m équipée d’un moteur 4cv est à notre disposition au ponton juste en face du chalet et notre hôte nous montre, sur les cartes qui sont à notre disposition, les 4 autres lieux où des embarcations identiques nous attendent pour explorer les lacs plus modestes et rivières des environs. Nous avons vraiment l’impression d’être arrivés au paradis de la pêche, d’autant plus que nous sommes les seuls occupants des 4 chalets du camp et en deux jours de route nous n’avons pas encore vu un suédois canne à la main. Il faut également préciser que nous avons atteint une latitude à laquelle en ce début juillet le soleil disparaît derrière l’horizon 3 ou 4 heures par jour mais il ne fait jamais vraiment nuit. Cela signifie qu’il est possible de pratiquer sa passion 24 heures sur 24 !
Nous tentons très vite une première sortie sur le grand lac avec la barque en suivant les conseils de notre guide qui nous rejoindra bientôt mais est en permanence joignable pour nous aiguiller. Nous faisons ainsi nos premiers lancers dans une magnifique petite anse de l’immense lac et avons nos premières attaques, toutes en surface dès les premières minutes.
Ces premières prises sont globalement des poissons assez modestes, mais quel plaisir de les prendre en surface dans un tel cadre. C’est exactement ce que nous sommes venus chercher.
Les sorties suivantes confirment tout le potentiel de cet immense plan d’eau. Les brochets sont nombreux et nous ne pêchons que les herbiers, en surface, les soies plongeantes reprendront du service à notre retour. Le lac abrite également une très grosse densité de perches et tomber sur des bancs de poissons de 35cm en moyenne est extrêmement ludique. Dans ce cas, nous fixons le manche de l’épuisette à la barque pour improviser une bourriche qui se remplit rapidement de quelques kilos de ces magnifiques poissons.
Dès le deuxième jour, nous avons envie d’explorer d’autres terrains de jeux et en suivant les conseils de notre hôte nous décidons d’aller tester un des petits lacs sur lesquels il a mis une barque à disposition de ses clients.
Après avoir garé la voiture le long d’une piste, c’est une marche d’une vingtaine de minutes qui nous permet d’accéder à un magnifique plan d’eau, caché au milieu des collines boisées.
Il n’y a même pas de chemin qui fasse le tour du lac et on se demande comment la barque motorisée est arrivée jusque-là. Nous réalisons le fantasme de nombreux pêcheurs, avoir un plan d’eau juste pour nous. Il nous faut un petit moment pour comprendre la pêche, le temps de réaliser qu’il ne sert à rien de prospecter pleine eau. A partir du moment où nous concentrons notre activité dans les roselières, les touches se succèdent, plus spectaculaires les unes que les autres. Nous manquons beaucoup de poissons en raison des roseaux, en prenons quelques beaux mais surtout nous apercevons 2 énormes brochets, probablement métrés, dont un qui créé une énorme vague en suivant mon streamer et restera longtemps gravé dans ma mémoire. Ce sont souvent les poissons que nous ne prenons pas qui alimentent le plus nos rêveries halieutiques.
De retour à notre camp de base, après la petite marche vers notre véhicule et quelques dizaines de minutes de conduite, je saute dans la barque accrochée au ponton devant notre chalet et enchaîne une nouvelle session. Lors de ce séjour, je ferai en moyenne 4 sorties quotidiennes en alternant les lieux de pêche et sans jamais m’éloigner à plus de 20 min de voiture de notre chalet.
En plus des différents spots à carnassiers il est possible de traquer ombres et truites dans la magnifique rivière toute proche de notre gite. Là encore, nous sommes absolument seuls.
Malgré la qualité de la pêche, nous y faisons une unique courte session car ce sont bien les brochets qui nous attirent prioritairement.
Le troisième jour, nous sommes rejoins par Antoine, notre guide français. Si c’est la première fois que nous le rencontrons, nous échangeons avec lui par téléphone depuis que nous avons réservé notre séjour. Il nous a beaucoup aidés dans la préparation de notre escapade et depuis notre arrivée sur le sol suédois, nous profitons quotidiennement de son expérience des lieux.
Après la mise à l’eau rapide de son outil de travail, un bateau en fibre de 4,70m équipé d’un moteur de 20cv, d’un moteur électrique et d’une électronique de qualité, nous partons pour une première virée avec lui.
Son embarcation nous permet de découvrir des secteurs plus éloignés, il faut dire que le lac devant le chalet est immense et relié à 2 autres plans d’eau d’envergure. Les options sont quasiment illimitées ! Sa connaissance des lieux et des carnassiers nous apporte tout de suite une pêche encore plus efficace.
Il consacre pas mal de temps à faire progresser Violaine avec beaucoup de finesse dans une pêche qu’elle a découvert il y a peu tout en me mettant dans les meilleures dispositions pour pratiquer à la mouche.
Quel luxe de pouvoir pratiquer notre passion dans de telles conditions.
C’est avec Antoine que nous partons découvrir la rivière en amont du camp et sur sa partie navigable. Nous prenons une barque de notre hôte, le profil du cours d’eau ne permettant d’utiliser l’embarcation de notre guide. Nous nous enfonçons ainsi encore plus profondément dans une Nature qui semble vierge, observant les berges pour tenter d’apercevoir un renne, un élan ou même un ours, ces animaux sauvages étant bien présents dans cette région.
Après avoir remonté la rivière sur quelques kilomètres au moteur, Antoine prend les avirons et nous pilote façon drift boat américain alors que nous commençons à pêcher. La rivière est large, calme et remplie d’herbiers qui laissent une couche d’eau libre peu épaisse. Les conditions sont parfaites pour pêcher en surface. Nous prenons ainsi de très belles perches et quelques brochets dont un magnifique 93cm pour moi.
Notre guide décide de remonter un affluant alors que la pluie vient d’arriver. La couche d’eau libre est encore plus fine et nous voyons de nombreux brochetons de l’année suivre ou taper sur nos leurres. Antoine vient tout juste de nous dire qu’il peut toujours y avoir une big mama présente pour se nourrir de ses petits congénères quand Violaine voit au ras de la barque une énorme gueule s’ouvrir sur son leurre. Le combat sera épique dans les herbiers alors que la pluie redouble. Après quelques minutes c’est un magnifique poisson, tout en longueur comme le sont souvent les poissons nordiques, qui rentre dans l’épuisette.
Nous ne sommes pas venus en Suède pour cibler des poissons records mais c’est toujours excitant de mesurer un poisson à 113cm. Encore une fois c’est Violaine qui attrape le plus beau spécimen !
Nous continuons cette journée si particulière en remontant l’affluant à la recherche de zones propices. La végétation est parfois si dense qu’il faut descendre de la barque pour la tracter. Nous avons vraiment la sensation de vivre une petite aventure avec toujours cette incroyable sensation d’être seuls au monde.
De retour à notre chalet et avant une dernière session nocturne nous avons le plaisir de déguster un succulent repas offert par notre hôte suédois et cuisiné par son épouse.
Un extraordinaire ragoût d’élan aux airelles, considéré ici comme un plat royal, qui nous fait regretter de n’avoir pu apporter une belle bouteille de Bourgogne.
Les 3 jours avec Antoine passent trop vite, à raison de 3 sorties quotidiennes en des lieux différents. Sa gentillesse et ses compétences nous font regretter son départ lorsqu’il va rejoindre d’autres clients français qui pêchent la truite du côté de la frontière norvégienne.
Grace à ses conseils nous continuons de prendre de nombreux poissons jusqu’à la fin de notre séjour. La semaine arrive à sa fin mais comme nous avons un peu de marge avant notre vol retour nous décidons de rester une nuit de plus sur place. Nous profitons de cette journée supplémentaire pour profiter d’une autre opportunité qu’offre notre camp. Notre hôte est passionné par les ours. Ils sont sauvages et très durs à apercevoir même s’ils sont assez nombreux dans la région. Il nous propose de passer une nuit dans une cabane rustique qu’il a construit au fin fond des bois en un lieu où il dépose quotidiennement de la nourriture pour augmenter les chances de rencontre avec les ours.
Encore une fois, c’est une petite aventure avec ce sentiment de solitude si agréable quand il est choisi et inhabituel.
Nous n’avons quasiment pas dormi de la nuit pour apercevoir quelques ours mais à notre retour au chalet, je veux consacrer encore quelques heures à traquer les derniers brochets à la mouche et à m’imprégner des magnifiques paysages de cette région avant de reprendre la route vers l’aéroport.
Je prends ainsi mes tous derniers brochets suédois dans le lac principal devant notre chalet.
C’est avec beaucoup de regrets que nous quittons ce petit coin de paradis. Ce premier voyage de pêche pour le brochet à la mouche aura dépassé nos attentes en termes de qualité et de réussite. Tout d’abord, nous avons bénéficié avec « Nomade Pêche » d’une organisation sans faille et Sylvain Duvinage aura su trouver LE produit qui nous convenait dans son catalogue. Nous avons attrapé de nombreux poissons en surface ou à vue et n’avons au cours de ces 8 jours croisé qu’une fois d’autres pêcheurs. Habitué de la pêche aux USA, je trouve que c’est un plaisir rare en des lieux aussi facilement accessibles.
Dès le vol retour, un peu nostalgiques de ce séjour hors du temps, nous avons envisagé de revenir en terre suédoise l’été suivant.
Nous avons finalement réservé pour juillet prochain un séjour plus long. Nous retournerons une semaine dans notre petit chalet nordique et sur les conseils d’Antoine et de Sylvain nous avons réservé quelques jours dans une autre région pour pratiquer en rivière. Notre guide sera encore plus présent à nos côté et Violaine qui pour rien au monde ne voudrait rater ce nouveau périple attrapera probablement le plus gros poisson du séjour…
Dans le domaine du matériel de wading, la durabilité est l'une des qualités les plus recherchées par les utilisateurs. Si la robustesse est souvent l'apanage des produits les plus onéreux, il arrive que certaines références "entrée de gamme" soient surprenantes ! Ainsi, quand Christian Bazan (Fly Scène France Belgique) nous a vanté la fiabilité des Vision Tossu 2.0, nous avons voulu en savoir plus :
Les chaussures Tossu sont construites à partir d'un tissu bleu-gris discret. La nouvelle version bénéficie d'améliorations notables au niveau de la partie frontale : le nombre de coutures a été augmenté et le pare-choc est désormais constitué de PVC pour accroître sa durabilité.
Le confort de pêche est assuré par :
Disponibles en semelle feutre ou caoutchouc (gummi).
Prix généralement constaté : 149 euros
L'expérience de Simon Scodavolpe, rédacteur en chef de Truites & Cie :
"Si ces chaussures peuvent laisser perplexe quant à leur durabilité sur le papier (en particulier en raison de leur prix modéré et de leur légèreté), force est de constater qu'après une saison complète (soit dans mon cas une cinquantaine de sorties représentant environ 150 heures de pêche), leur état est encore excellent comme en attestent les photos ci-dessous. L'état extérieur des chaussures est intact (comme l'intérieur), malgré une pratique active en eaux rapides en montagne. Pour l'inconditionnel des chaussures Andrew que je suis, je dois avouer que la légèreté de ces Tossu 2.0 (plus de 200 gr en moins par chaussure par rapport aux Andrew !) est appréciable pour les longues journées de pêche. Bien qu'annoncées comme très rigides par le fabricant, je les trouve quand même un peu plus souples que les Andrew cuir par exemple (mais tout est relatif dans ce domaine !). J'ai opté pour une semelle feutre à laquelle j'ai ajouté des clous pour limiter l'usure. Elles chaussent légèrement grand (j'ai pris du 44 pour un 44/45 en chaussure de ville). En résumé, un produit avec un excellent rapport solidité/prix destiné aux pêcheurs assidus qui ne souhaitent pas mettre plus de 200 euros dans une paire de chaussures de wading !"
A quelques jours de la date fatidique, les prévisions météo des jours prochains sont désormais suffisamment fines pour connaître les grandes lignes des conditions de pêche de ce samedi tant attendu. Voici un petit tour d'horizon (non exhaustif) de la situation dans les principales régions salmonicoles françaises :
L'hiver 2021/2202 s'inscrit dans le contexte de changement climatique que nous remarquons particulièrement ces dernières années : il fut marqué d'un temps doux, sec et calme. Quelques chiffres à titre d'information (sources Météo France) :
Malgré une longue période désespérément anticyclonique, les désormais classiques crues hivernales sont encore venues entacher la reproduction des truites, dans les Pyrénées en particulier : en effet, si l'ouest et le centre de la chaîne présente un bilan hydrique satisfaisant en matière de cumul total, ces précipitations sont survenues brièvement, de manière soutenue et dans une ambiance chaude, ce qui a provoqué une fonte massive et brutale du manteau neigeux à basses et moyennes altitudes. Lionel Armand, guide de pêche béarnais, revient sur ces épisodes :
"2 crues exceptionnelles ont frappé nos vallées des Pyrénées : la première le 10 décembre 2021 et la seconde le 9 janvier 2022. Attendez-vous à ne pas forcément retrouver les parcours comme vous les avez laissés l'an passé. Certains tronçons de rivière coulant sur les alluvions ont été déportés de plusieurs mètres au gré des embâcles et des affaissements de terrain.
Pas la peine de vous faire un dessin, la reproduction sera quasi nulle cette année avec ces deux crues connues aux pires moments. Le recrutement sera très faible à l'automne prochain. Très peu de femelles ont retardé leur ponte à janvier. Et souvent, les pontes à cette époque sont pauvres en ovocytes. Il faudra encore plus s'inquiéter cette année de notre manière de déambuler dans la rivière à l'ouverture, afin de préserver les frayères et le peu qui peut être sauvé. Pensez-y, ce sont ces quelques survivants que nous retrouverons durant la saison 2024..."
En matière de météo cette semaine, d'ici le 12 mars, le temps devrait considérablement se radoucir (terminées les gelées du week-end dernier et d'hier) sans toutefois déclencher une fonte trop importante sur les massifs montagneux où la neige n'est réellement présente qu'à haute altitude : ce contexte est absolument parfait pour entrevoir de belles pêches, en prenant soin de soigner la discrétion tant au niveau de l'approche que de la présentation, vu les débits parfois faibles.
Les conditions de pêche sont ainsi remarquablement homogènes sur nos massifs français à quelques jours de l'ouverture :
Au niveau du massif alpin, les rivières sont généralement proches ou carrément au niveau d'été comme en Savoie, territoire de guidage de Jimmy Maistrello :
"Concernant la pêche en Savoie, nous sommes sur des conditions limite étiage. Pluviométrie très faible, un bon enneigement des sommets certes, mais cette réserve d'eau ne sera pas suffisante ni vraiment bénéfique à long terme... Pas de précipitations importantes prévues, donc peu de risques de retrouver des rivières en crue pour l'ouverture... Je suis plutôt pessimiste (c'est rare), je préférerais vous annoncer de jolis débits avec une fonte lente et une stabilité thermique mais pour le moment ce n'est pas le cas..."
Plus au sud des Alpes, les conditions d'enneigement se dégradent encore pour devenir historiquement faibles dans les départements 06, 04 et 05, comme en atteste Jean-Michel Brunet, guide de pêche basé près de Briançon :
"De mémoire, je n'ai jamais observé un enneigement aussi faible un début mars ! Ceci va faciliter l'accès aux rivières du Briançonnais et le soleil du milieu de journée devrait booster l'activité des truites que l'on voit déjà s'alimenter ces derniers jours en passant sur les ponts de la Clarée et de la Guisane. De belles perspectives à court terme donc, mais beaucoup d'inquiétudes pour l'été à venir".
Dans les Pyrénées, le stock de neige en altitude (au-delà de 1800m) est meilleur que dans les Alpes. Nos observateurs de terrain sont unanimes : le temps doux et plutôt sec de la semaine devrait offrir d'excellentes conditions sur les rivières moyennes à grandes des Pyrénées, voici à titre d'exemple les retours de Pierre Adrien Gineste sur la vallée de l'Adour (65) :
"Après un hiver d'une rare régularité sur le massif pyrénéen, les cumuls de neige sont bons dans les vallées de l'Adour, ils laissent présager d'un niveau d'eau correct tout au long de la saison et on l'espère un étiage tardif. Petit bémol toutefois lié à la crue de début janvier et son impact sur la reproduction... La semaine incertaine accompagnée d'une remontée des températures devrait nous offrir de bonnes conditions pour cette ouverture 2022 que j’espère riche et heureuse pour tous."
Clément Latapie en Vallées des Gaves (65) :
"Les sommets sont blancs depuis début décembre, on constate à l'heure actuelle un stock de neige encore bien présent au dessus de 1800m (cumul de 2m environ au delà de 2000m). Les nuits sont relativement fraîches et la météo n'est pas catastrophique, ce qui nous assure que la fonte ne débutera pas de suite. J'ai envie de dire que les voyants sont au vert afin que cette ouverture 2022 crée de beaux moments de pêche et de convivialité tant sur le Gave de Pau que sur l'ensemble des cours d'eau pyrénéens."
Et Lionel Armand en 64 :
"Une ouverture à prédire avec de bons niveaux dans l'ensemble, voire un poil bas. Les voyants sont donc au vert sur le bassin des gaves dans les Pyrénées-Atlantiques (Saison, Gave d'Ossau, Gave d'Aspe, Gave d'Oloron, Gave de Pau et leurs affluents). Quelques pluies sont attendues durant la semaine mais elles ne devraient avoir qu'un impact relatif sur la courbe des débits."
Dans le contexte général précédemment décrit, l'ouest de la chaîne pyrénéenne fait figure d'exception, comme nous l'explique Glenn Delporte :
"Les choses se présentent plutôt bien pour l'ouverture 2022 et les premières semaines de pêche sur le bassin des Nives. À contrario de nos voisins pyrénéens, les niveaux d'eau sont plus que corrects. En effet, les 2 importants épisodes pluvieux de cet hiver ont à priori bien rechargé les nappes. La lame d'eau n'est jamais descendue en dessous de 60cm à Osses (ce qui correspond au niveau de début d’étiage + 10cm). On ne le dira jamais assez, mais les conditions hydrauliques favorables facilitent toujours la pêche : poissons plus à l’aise, moins peureux, plus faciles à leurrer. Aujourd’hui le 6 mars, la grande Nive est à 86cm à Osses après un nouvel épisode pluvieux arrivé en fin de semaine.
La grosse crue de début décembre nous a fait trembler et malheureusement, beaucoup de riverains et d’acteurs économiques de la vallée ont été une nouvelle fois touchés. Le malheur des uns fera peut-être le bonheur des autres en ce début de saison. En effet, des tonnes de truites arc-en-ciel se sont retrouvées sur la Nive des Aldudes et la grande Nive. C’est un peu comme si un énorme « coto intensivo » à la mode avait ouvert au Pays Basque! Chacun pourra juger de l’affaire selon sa vision personnelle et je ne développerai donc pas le sujet.
Niveau reproduction, très peu de nids avaient été observés avant la crue de décembre. Une dizaine de jours après, ce fut l’explosion sur toutes les zones favorables du bassin. Cependant, la seconde crue de janvier devrait logiquement avoir un impact sur la production d’alevins. Je reste optimiste sur ce point car je sais que la reproduction s’étale vraiment dans le temps et dans l’espace sur les Nives. Les premiers nids apparaissent mi-novembre sur les affluents de la grande Nive alors que les derniers sont creusés courant février sur le haut de la Nive des Aldudes. Voyez l’écart et donc la robustesse de la population !"
Que ce soit dans les Vosges, le Jura ou le Massif Central, la neige fait grandement défaut à l'heure actuelle. Notre auteur Quentin Ducreux se fait l'écho des sommets de Franche-Comté :
"En Franche-Comté l’ouverture 2022 s’annonce relativement compliquée. L’étiage hivernal est bien installé et semble vouloir se prolonger durablement. La faute à un anticyclone durable et un enneigement déficitaire, n’en déplaise à un certain président de conseil départemental. Le printemps s’annonce de plus très sec (et il va falloir s’y faire).
Depuis plusieurs semaines le temps est très ensoleillé mais des nuages pourraient s’inviter dès vendredi. Si ces conditions favorisent l’émergence des alevins, elles ne facilitent pas la pratique de notre loisir. Ainsi, au 7 mars, le débit de la Bienne est presque 4 fois inférieur au module interannuel, celui de l’Ain également. Les cours d’eau plus modestes comme la Cuisance, la Saine ou la Valserine connaissent des conditions semblables. Eau froide, niveaux bas et forte luminosité rendront les poissons très méfiants. Les truites observées ces derniers jours tournent la plupart du temps dans des calmes assez profonds ou le long de berges bien ensoleillées.
Le pêcheur voulant réussir en ce début de saison se fera donc discret et profitera du temps de midi et des heures les plus chaudes de l’après-midi où un regain d’activité intéressant pourrait avoir lieu, si la grisaille annoncée ce week-end laisse percer quelques éclaircies. Les pêcheurs à vue pourront tirer leur épingle du jeu avec ces niveaux dignes d’un début juin et des poissons montant se nourrir sur les gravières au plus chaud de la journée. Il sera alors peut-être possible de faire quelques poissons en surface. Malgré ces difficultés, sachons profiter de cette époque d’eau fraîche et de fonds propres, un luxe que chaque Franc-Comtois sait aujourd’hui apprécier tant ils se font rares.
Profitons aussi de ces moments de retrouvailles au bord de l’eau pour mettre de côté nos guerres intestines et échanger de manière constructive pour l’avenir de notre passion et de ces milieux indispensables."
Constat identique au sud du Massif Central où les rivières lozériennes, gardoises et aveyronnaises ne seront alimentées que par des eaux de pluie... si les niveaux sont généralement bas à moyens dans ces régions depuis plusieurs semaines, un épisode cévenol pourrait bien venir jouer les troubles fêtes au sud du secteur (et en particulier en Pyrénées-Orientales, sud Aveyron, Hérault et sud Lozère), tenez-vous informés de l'évolution des prévisions météo !
Comme ailleurs, les eaux seront froides (les gelées étaient nombreuses ces derniers jours dans ce flux de nord-est froid) et il vaudra mieux privilégier les rivières les mieux exposées et/ou issues de résurgence ou de sources à plus basses altitudes (Dourbie, Sorgues de Sainte Afrique par exemple).
A l'ouest du massif, Julien Barret, animateur à la FDAAPPMA87 nous informe que la Vienne sur le secteur d'Eymoutiers est actuellement à 6,8m3 ce qui est un débit correct pour la saison et normalement cela ne devrait pas trop bouger d'ici l'ouverture !
Si l'on descend encore en altitude, nous nous retrouvons sur les cours d'eaux français de régime purement pluvial. Petit tour par le nord-ouest où Jean-Baptiste Vidal annonce la couleur en Bretagne :
"L’hiver breton aura été plutôt sec avec quelques coups d’eau et crues mais très rares par rapport aux années précédentes. Globalement en 2021 les précipitations auront été moins abondantes que la moyenne de référence (1981-2010). Les niveaux actuels à quelques jours de l’ouverture sont donc corrects mais plutôt moyens voire bas pour la saison. Les pluies de ces dernières semaines permettent une stabilité des débits mais les nappes et zones humides ne sont pas rechargées comme elles le devraient.
Espérons un printemps humide pour nous assurer une belle saison avant l’étiage qui a tendance ces 5-10 dernières années à être de plus en plus précoce et plus long. La fraie a dû se passer correctement car les coups d’eau d’automne ont permis aux truites et migrateurs de monter assez haut sur les têtes de bassins et tributaires. De belles frayères étaient visibles mi-décembre/courant janvier.
Pour l’ouverture, toutes les techniques pourront donc être employées du fait de ces niveaux et si les températures restent douces les truites devraient s’activer pour se refaire une santé. Bien sûr les poissons seront plutôt à aller chercher près du fond et la noyée, nymphe au fil et le streamer resteront les techniques reines comme à l’accoutumée.
Insister sur les bons secteurs, en pêchant lentement entre 12h et 16h devrait vous permettre de prendre vos premières truites à la mouche. Aux heures les plus chaudes quelques sedges, petits pléco et peut être quelques baetis voire march brown (de plus en plus rares) devraient éclore et faire gober quelques truites. Les petites rivières et tête de bassin seront donc à privilégier pour tenter d’ouvrir le bal en sèche. Attention à ne pas marcher dans l’eau avant le 15/04 voir début mai pour ne pas piétiner les alevins de truites et de saumons encore peu mobiles et dans le substrat du fond notamment des radiers et queues de pool. Renseignez-vous localement concernant l’autorisation de la pêche en wadding."
Dans le Var, la situation est identique avec encore plus de douceur, comme nous l'explique Vincent Petit de l'AAPPMA du Gapeau :
"Cette année sera particulière: le manque d’eau est criant. La pluviométrie a battu des records de minimales en automne/hiver, les prélèvements agricoles et particuliers ont été considérables, les prélèvements en eau potable continuent eux aussi d’augmenter et enfin pour couronner le tout, le prélèvement à but commercial d’eau mise en bouteille a vu son quota autorisé multiplié par deux... Ajouté à cela le problème de continuité écologique massif sur mon fleuve de coeur, j’ai décidé cette année de m’investir plus encore dans mon Aappma, La truite du Gapeau, pour essayer à notre niveau d’agir sur la gestion de notre patrimoine et des ressources halieutiques.
J’aime à faire un repérage une semaine avant l’ouverture pour prendre un maximum d’informations et pour faire monter un peu la pression. Arrivés sur place cette année, on s’aperçoit tout de suite que les débits d’eau sont extrêmement faibles. En plus d’avoir un niveau extrêmement bas pour la saison, l’eau est transparente, une turbidité quasi inexistante. Ces deux informations nous permettent déjà de prendre des précautions particulières pour notre pêche. La discrétion sera de mise : allonger son bas de ligne, diminuer son diamètre et approcher les rives doucement avec discrétion. La température est à 9°C de moyenne et 10°C dans sa partie aval. Nous sommes proches de la température optimale pour l’activité des truites, normalement atteinte entre mai et juin. Cette année, je ne négligerai donc aucun poste, même ceux où elles se tiennent en juin/juillet.
Une lueur d’espoir, pour une ouverture réussie, surgit à la lecture des sites météorologique. En effet la pluie est annoncée pour la fin de semaine. Et là, si elle vient, nul doute que les poissons se mettront en activité. Mais quand sera-t-il de la suite de la saison et malgré les danses indiennes que nous ferons, la peur d’une énième sécheresse plane..."
Sur les tailwaters françaises, bien que moins soumises aux fluctuations hydrologiques car tamponnées par les barrages en amont, la météo hivernale a aussi eu un impact : les barrages retiennent l'eau qui manque, les affluents coulent peu ou pas... Régime sec aussi de mise ! Les exemples sont multiples, comme sur l'Orb (34) où les pluies du week-end pourraient changer la donne ou le Bas Verdon, surveillé par Ludovic Laton de l'AAPPMA locale :
"Ici, sur le Bas Verdon, il n’y a pas vraiment eu de précipitation depuis décembre. Pire, il y a eu beaucoup de vent. Les nappes sont basses et le stock d’eau n’y est pas. En tête de bassin sur le Haut Verdon, il y a peu de neige. Tous ces éléments nous inquiètent pour le reste de la saison.
Un paramètre important à prendre en compte c’est qu’il y a eu très peu d’éclusées sur le Bas Verdon, on peut s’en réjouir, car ces dernières ont de nombreux impacts sur les milieux aquatiques. Les frayères n’ont pas été très impactées pour le coup. Et cette année, le nombre de nids observés atteint celui d'une année record. Il faut cependant relativiser car nous sommes sur milieu dégradé et artificialisé.
Habituellement, le week-end de l’ouverture, il y a toujours des éclusées sur le Bas Verdon à l’aval de Vinon. Cette année, il n’y en aura pas, EDF nous précisant qu’ils sont en situation de crise avec la gestion des lacs. Pour les pratiquants qui viennent juste pour l’ouverture, ou en début de saison, vous allez être confrontés à une dure réalité. Cela doit faire une vingtaine d’années que cela n’est pas arrivé. L’avantage c’est que les impacts des éclusées vont diminuer. Avec le changement climatique et toutes les contraintes qui existent sur ce territoire, on est habitués à voir le verre à moitié plein...
Du coup, nous allons doubler notre communication pour sensibiliser les pêcheurs à ne pas traverser le cours d’eau afin de ne pas impacter les frayères (la pratique de la pêche étant interdite les pieds dans l’eau jusqu’au 31 mars dans tout le Var et jusqu’au 30 avril sur le No-Kill de Gréoux/St Julien.) En effet, comme chaque année, nous réalisons le suivi de frayères à truite. Ce que nous avons mis en avant, c’est sur la partie qui est soumise aux éclusées, la très grande majorité des frayères se trouvent entre 20cm et 2m de la berge, à une profondeur comprise entre 20 et 50cm, Notre doctrine est d’éviter d’accentuer les impacts sur un milieu déjà en souffrance, c’est pour cela que nous sensibilisons le plus possible.
Pour la pratique de l’halieutisme, la gravière Notre Dame des Tousques, près de la Durance, sera ouverture au prélèvement dès le 12 mars pour les truites arc-en-ciel. Le petit ruisseau du Vallon du pont à La Verdière fera l’objet d’un déversement de truite arc-en-ciel afin de permettre d’étaler la pratique de la pêche sur tout le territoire cantonal. Malheureusement, en ce début d’année, le ruisseau de la Source de La foux à Ginasservis étant sec, il n’y aura pas de déversement de truite.
A ce jour, les services de météorologie annoncent quelques dégradations pour ce week-end et la semaine qui suit, les quantités de pluie annoncées ne sont pas très fortes mais on prend tout ce qui arrive. Le froid revient aussi, ce qui risque de caler les poissons. En bref, travaillez votre présentation, les poissons vont être méfiants et difficiles comme en été,... "
Sur la Durance proche, Bernard Galiano profitera aussi de la douceur du milieu de journée sur les parcours situés sous le barrage de Serre-Ponçon, où les eaux sont aussi particulièrement claires : "Ne nous voilons pas la face, cette année l’épaisseur de neige n’a pas été aussi importante qu’on l’aurait souhaité. Alors même si la fraîcheur est encore bien présente en altitude et maintient le « pull » neigeux (peut-on encore parler de manteau?) sur les sommets, un certain manque d’eau vient imposer une difficulté supplémentaire à une grosse partie des cours d’eau haut-alpins... En revanche, les conditions de pêche me paraissent optimales pour les moucheurs que nous sommes. Rassurons-nous, nos partenaires de jeux sont toujours bien présents et mes dernières ballades au bord de l’eau semblent dévoiler une fraie plutôt satisfaisante… Le 12 Mars, je choisirai surement un parcours de plaine susceptible d’offrir des moments d’émergence intéressants aux heures les plus chaudes de la journée. Mais avant cela, une prospection en nymphe au fil ou à vue le matin me permettra, j’espère, de tirer mon épingle du jeux et de savourer les premières sensations d’un combat avec une belle truite…"
Si le contexte hydrologique est très préoccupant à moyen terme, cette ouverture 2022 se présente sous les meilleurs auspices dans bon nombre de régions françaises : la neige ne fond pas en montagne, les grandes rivières, avec leurs eaux "pas trop froides" et leurs niveaux "moyens/bas" seront particulièrement attractives notamment pour le pêcheur à la mouche. Seul le combo étiage sévère + eaux froides pourrait compliquer la donne à basse altitude et/ou dans les régions particulièrement touchées par la sécheresse en cours... mais le radoucissement prévu en fin de semaine pourrait faire gagner quelques précieux degrés et décupler là aussi l'activité des poissons !
Bonne ouverture à tous !
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