Test : Vision Hero Pike 9' #9

Vision Hero

La série Hero de l'entreprise finlandaise Vision s'est déjà illustrée à de multiples reprises dans nos colonnes (en particulier avec ses modèles truite rivière 9' #5 et 10'6 #3 ainsi que truite lac 9'6 #7). En cet automne 2022, la gamme s'élargit avec l'arrivée d'une 9' #9 destinée aux pêches du brochet. Nous n'avons pas raté l'occasion de la passer au crible !

Matériel

Vision Hero Pike 9' #9

Marque
Vision
Série
Hero
Longueur
9'
Longueur réelle
278cm
Soie
#9
Brins
4
Poids réel
137.00g
Blank
noir
Aspect
Spiralé
Anneaux
2 + 9
Type
Serpentiforme
Premier anneau
48cm
Ligatures
noires
Poignée
26x178mm
Forme
Full Wells
Porte moulinet
full aluminium noir
Serrage
Uplocking
Talon de combat
Oui
Talon de combat
Mousse EVA
Accroche mouche
Oui
Points d'alignement
Non
Packaging
tube cordura compartimenté
PME
240.00g
PTE
377.00g
IP
78
ERN
9.66
AA
65°
Prix à la date de sortie
249.00€
Texte

DISCUSSION DES MESURES :

Le protocole Common Cents System a permis de caractériser la puissance et l'action de cette canne :

PUISSANCE

En ce qui concerne la puissance, 78 cents ont été nécessaires pour plier cette canne sur un tiers de sa longueur. Après conversion, cela donne un ERN à 9.66 et donc une puissance réelle #9, identique à la puissance annoncée.

ACTION

Avec un AA de 65°, l'action est moderate fast (AA compris entre 63 et 66°).

MONTAGE ET CONFORT

La poignée en EVA choisie pour cette Hero Pike est identique à celle de la Vision Grand Daddy déjà testée dans nos colonnes (ici), ses dimensions sont standard.

Niveau confort de pêche, cette Hero cède un peu de terrain aux cannes des gammes de prix supérieures. Son PTE atteint une cinquantaine de grammes de plus que celui de la Grand Daddy (référence de longueur/puissance identique). Un moulinet vide d'environ 200gr l'équilibrera correctement.

Côté finitions, on retrouve un accroche-mouche.

Image
Vision Hero
Texte

L'avis de la rédaction

En proposant une canne à mouche brochet à moins de 250 euros, Vision souhaite clairement démocratiser cette pratique et s'adresser au plus grand nombre (peut être est-ce la raison qui a conduit à choisir une parure noire plus sobre que le jaune des modèles précédents).

Cette volonté se retrouve au niveau des caractéristiques techniques du produit : avec sa puissance réelle #9, cette canne est très polyvalente et son utilisation non circonscrite au lancer d'énormes streamers destinés aux poissons records... non, avec elle, le pêcheur débutant sera correctement équipé pour s'attaquer à maître Esox dans des milieux très variés. De plus, l'action moderate fast sera tolérante au moment du lancer et pardonnera les erreurs...

Ce nouveauté Hero ne dépareille pas avec le reste de la gamme : nous sommes en présence d'un produit très cohérent à l'excellent rapport qualité/prix !

Texte

LIENS UTILES

Le protocole de test des cannes à mouche

Bien choisir sa canne brochet

Les cannes Vision accessibles en ligne ou sur commande chez nos partenaires :

 

as de pêche

 

Caleri flyfishing

 

fusion fly fishing

 

gefly

 

Mouche Shop

 

Les autres tests Vision :

Vision flyfishing

Test : Diamondback Ideal Nymph 10'10 #2

Diamondback Ideal Nymph

L'année 2022 a marqué un tournant majeur dans la carrière de Joe Goodspeed : après avoir brillamment conçu les séries nymphe au fil Contact et Contact II de Thomas & Thomas, Joe oeuvre désormais pour une autre entreprise américaine, DiamondBack, qui produit du matériel mouche à prix plus accessible. Sa patte, elle, est toujours bien présente, comme en atteste la présentation de cette Ideal Nymph 10'10" #2 :

Matériel

Diamondback Ideal Nymph 10'10 #2

Marque
Diamondback
Série
Ideal Nymph
Pays de fabrication
Corée
Longueur
10'10"
Longueur réelle
332cm
Soie
#2
Brins
4
Poids réel
84.00g
Blank
Noir
Anneaux
12
Type
Monopatte
Premier anneau
37cm
Ligatures
Marron
Poignée
24x165mm
Forme
Half Wells
Porte moulinet
gun metal aluminium
Serrage
Downlocking
Insert
Bois
Talon de combat
Liège
Accroche mouche
Oui
Points d'alignement
Oui
Packaging
Sock and cordura tube
PME
170.00g
PTE
254.00g
IP
30
ERN
3.42
AA
68°
Prix à la date de sortie
550.00€
Texte

DISCUSSION DES MESURES :

Le protocole Common Cents System a permis de caractériser la puissance et l'action de cette canne :

PUISSANCE

En ce qui concerne la puissance, 30 cents ont été nécessaires pour plier cette canne sur un tiers de sa longueur. Après conversion, cela donne un ERN à 3.42 et donc une puissance réelle #3, supérieure à la puissance annoncée.

ACTION

Avec un AA de 68°, l'action est fast (AA supérieur à 66°), mais proche de la catégorie moderate fast.

MONTAGE ET CONFORT

Le montage choisi par Joe Goodspeed pour cette canne est idéal pour la nymphe au fil et proche de celui des Thomas & Thomas Contact II qu'il avait mises au point : l'anneau de départ est à 37cm de la poignée, ce qui limite grandement la formation du ventre dans la soie lorsqu'on pêche canne haute. De plus (et c'est suffisamment rare pour être souligné), l'ensemble porte-moulinet/poignée est parfaitement compatible avec l'utilisation d'un moulinet semi-auto : le vissage vers le bas décuple l'équilibre de l'ensemble canne/moulinet et la longueur relativement faible de la poignée (165mm) permet de maintenir l'annuaire de la main qui tient la canne sur la gâchette.

Niveau particularité du montage, on trouve 2 anneaux de départ sur-élevés et 3 anneaux serpentiformes au niveau du scion, de façon à limiter les enroulements du nylon lorsqu'on pêche en nymphe "à l'espagnole" (avec du monofilament uniquement).

Côté finitions, on retrouve à la fois un accroche-mouche et des points d'alignement des brins.

Le confort de pêche est excellent : la canne s'équilibre avec un moulinet vide d'environ 150/160 gr (si on le garnit d'une soie ultra-fine). A titre de comparaison, son PTE est identique à celui de la Thomas & Thomas Contact II 10'9 #3 alors que la DiamondBack est légèrement plus longue et plus puissante (et bien moins chère)... très belle performance !

Image
Joe Goodspeed
Texte

L'avis de Joe Goodspeed, concepteur de la série Diamondback Ideal Nymph :

"Il y a deux différences majeures dans la construction des Ideal Nymph par rapport à mes précédents travaux de conception de cannes. 

La première, c'est que j'ai pu créer des mandrins avec une conicité précise nécessaire pour obtenir les actions et le retour de scion que je souhaitais, ce qui est essentiel notamment pour les cannes les moins puissantes.

L'autre différence majeure est que les blanks sont conçus avec des matériaux plus haut de gamme optimisant la résistance et la durabilité, et en utilisant les matériaux et les quantités de fibre les plus appropriés pour chaque brin.

Une caractéristique importante à noter sur ces cannes, ce sont les anneaux de départ monopattes. La plupart des cannes à nymphe ont un anneau de départ suivi d'un monopatte métallique, ce qui est un point de frottement élevé, et génère un freinage lors du lancer des nymphes. En utilisant un deuxième anneau céramique à faible friction, le bas de ligne est stabilisé et rebondit beaucoup moins sur les parois du premier monopatte à friction plus élevée (positionné en troisième position). Le deuxième anneau est également légèrement sur-élevé pour limiter la friction lorsque le blank est complètement plié par exemple en combattant un gros poisson, il est positionné au sommet de la courbure où s'exerce le plus de tension.

Toutes les cannes Ideal Nymph sont conçues pour que le scion se remette en place rapidement, avec une réserve de puissance importante par rapport au numéro de soie, qui d'ailleurs à mon avis, n'est pas un paramètre que nous devrions continuer à mesurer pour caractériser les cannes de pêche en nymphe, non conçues pour fouetter une soie... Car cela nous restreint dans notre volonté de concevoir les meilleures actions de canne à nymphe... Pour les cannes Ideal Nymph, je me suis libéré de ces codes et j'ai créé des outils en tenant moins compte de la norme AFTMA mais en optimisant plutôt les caractéristiques de performances en pêche en nymphe "sans soie" et la durabilité du produit."

Image
Diamondback
Texte

L'avis de la rédaction

A l'image de ses précédentes créations, Joe Goodspeed nous gratifie là d'un produit très cohérent destiné aux approches modernes en nymphe au fil : la longueur 10'10" du modèle testé le destine principalement aux cours d'eau moyens à larges (pour information, elle mesure à peine 2 ou 3 cm de moins que les 11' actuelles). Sa puissance #3 lui confère un grande polyvalence puisqu'elle sera à même de lancer un grand panel de poids de nymphe à partir de 2.4mm (jusqu'aux plus lourdes sans rebond de scion) et de combattre des truites et ombres de toutes tailles. Son action "rapide mais pas trop" produit une belle courbure durant les combats (à titre de comparaison avec la Thomas & Thomas Contact II 10'9 #3, cette nouvelle Diamondback sera un peu plus rapide).

Niveau montage, rien à dire : les anneaux sont correctement placés et l'ensemble poignée/porte-moulinet est parfaitement compatible avec l'utilisation d'un moulinet semi-automatique, désormais plébiscité par la majorité des pêcheurs en nymphe au fil.

En somme, Joe est parvenu à un niveau de technicité très important tout en contenant le prix grâce à une fabrication asiatique de haute qualité... pari réussi !

Texte

LIENS UTILES

Le protocole de test des cannes à mouche

Comment choisir sa canne à nymphe

Les cannes Diamondback en ligne et disponibles pour le marché français :

Diamondback

 

Les charlots à la Salmo Trek, part2 : Le bon, la brute et le Catalan

Salmo Trek

Simon se réveilla à 4h du matin en pleine forme (il parla si fort qu’il réveilla tous les bivouacs de la zone). Cette cheville foulée ne fût qu’une grosse frayeur. Nous pouvons nous consacrer sereinement à nos objectifs de la journée : essayer de faire quelques fario de plus au coup du matin sur le spot de la veille qui semblait prometteur, puis réaliser rapidement le quota omble (fixé à 10 par l'organisation) avant de retourner embêter les truites…

Texte

De retour sur les rives du lac, Pierre comprend très vite que la tâche ne sera pas aussi facile que la veille. Il s’en doutait et cela se confirme : les prises du soir faisaient partie des seules truites du plan d'eau réagissant aux leurres durs. Il faut essayer de pêcher aux souples. Mais la profondeur y étant relativement faible, ces derniers y sont presque inopérants. Même en les couplant à de petites têtes plombées de 1,5 gr, les associations passent trop vite pour intéresser les fario de la zone. Pierre va donc s’attacher à épuiseter, mesurer et photographier les prises de Simon. Car ce matin, c’est la mouche qui paye et Simon qui régale. Chacun son tour ! Trois gobeuses comptabilisées (21, 24 et 25 cm) craquent pour une sèche, accompagnées de plusieurs poissons plus petits flirtant avec la maille...

Vers 9h, alors que le soleil monte dans le ciel, le vent ne se lève pas et l’activité se réduit considérablement. Nous décidons de partir pour Port-Bielh afin de nous consacrer aux ombles…

Image
Salmo Trek
Texte

Le binôme Bourgeois / Dilhan croisé alors que nous quittions le laquet nous indique gentiment la position d'une fosse à omble à Port Bielh (merci encore les gars !)…

C'est là que Pierre débute la pêche une grosse demi-heure plus tard, alors que Simon rechigne à lâcher son fouet… Finalement, bien lui en a pris car il profite d'une configuration favorable en sèche...

En effet, nous évoluons tout près d'une anse d'où partent les risées. Cette zone de contraste surface lisse/vaguelettes est d'ordinaire un excellent secteur de chasse pour les truites. Certes, l'activité n'est pas folle, mais 2 fario supplémentaires rejoignent la liste de l'appli, ce qui, vu les résultats des pêcheurs croisés, ne semblent pas si mal. Au sujet de l'application qui régit l'épreuve, nous n'avons pas eu de réseau hormis au départ du circuit et dans l'extrémité sud de la zone de pêche. Aucune de nos prises n'est donc validée pour l’instant. Elles n'apparaîtront au niveau du classement général que tout près de l'arrivée, le dernier jour.

Pierre rame face aux ombles après un premier poisson capturé d’emblée… Seulement deux chevaliers sont comptabilisés durant cette matinée.

Vers 13h, Simon enchaîne les fario non maillées sur cette zone. Une commissaire postée à l'exutoire du lac, après l'avoir réprimandé un première fois car il s'éloignait trop de son sac durant la pêche, vient l'avertir que sa remise à l'eau des poissons est un peu trop brutale à son goût, ce dernier ayant l'habitude de lancer la truite à 2 mètres du bord, en lieu et place de la remise à l’eau désormais consacrée "caresse au creux de la main en bordure"...

Ne cherchant pas à épiloguer, d'autant que les truites mordent, Simon prend note de la remarque, du moins, sur le moment, car quelques minutes plus tard... Il rentre une énième sardine dont il vérifie la taille sur la réglette, avant de l’expédier illico presto par-delà les rhododendrons et les eaux peu profondes et surchauffées... Tout cela sous le regard médusé de son collègue qui, à la vue de l'amorce du revers du poignet (geste technique au demeurant parfaitement réalisé) allait s’écrier " NON SIMON, NOONNN!!!!!!" mais c'est trop tard... Air Fly Trout a regagné les eaux via les airs… Nous étions particulièrement scrutés depuis la précédente remarque… le drame éclate alors. 

Le collègue de notre commissaire préférée, jusque là discret, se met à pousser des hurlements depuis son poste situé à 25 m des principaux intéressés.

Nous nous approchons des commissaires en les sommant de venir dialoguer pour nous expliquer et sommes accueillis par un terrible : "C'est carton rouge, c'est carton rouge!".

S’en suit une leçon de morale sur le "respect du poisson" (concept que le rédac' chef qualifie volontiers de fumisterie tant il est beaucoup trop subjectif et réfutable pour tenir la route). L'équipe Truite & Cie, croyant aux vertus du dialogue et essayant de rétablir le calme chez ses interlocuteurs, expose son point de vue de façon assurée mais toujours cordiale (dans le monde du ballon ovale, nous dirions "viril mais correct"). Elle argue que le temps perdu à marcher avec la truite à la main (les salmonidés sont des animaux à sang froid qui n'aiment pas être manipulés par des mains d'humain à 37°C) pour la poser dans l'eau surchauffée de la bordure peu profonde au milieu des cailloux tranchants et abrasifs n'est pas du tout une façon de faire plus respectueuse qu'un petit jet éclair en direction des eaux froides et profondes.

Bien que cette image d'un poisson lancé puisse déplaire (en particulier à des pêcheurs new wave avant tout soucieux de l'image renvoyée à une population souvent inculte qui s'émeut d'un rien), dans ce contexte de compétition et de mesure rapide de la prise, ce petit jet est certainement la meilleure des choses à faire si la priorité est le bien être animal. Les commissaires terminent la discussion en annonçant le signalement au juge qui décidera de notre sanction. Eux qui voulaient mettre directement un rouge sont désormais moins catégoriques et se débarrassent ainsi de la patate chaude...

Mais l'équipe est maintenant complètement dans le flou au sujet de son avenir dans la compétition. Est-elle expulsée ? A quoi bon continuer les efforts si elle est d'ores et déjà hors-jeu… Sans réseau, impossible de voir si un carton rouge ou jaune apparaît sur l'application. Les deux compères traversent un moment de grand doute. Ils prennent la décision de continuer la compétition et si le comité d'arbitrage met un carton suite à cet incident, de le contester après l'arrivée (ce qui est autorisé par le règlement).

Le binôme décide donc de se changer les idées en effectuant l'aller/retour au lac de la Hourquette via le col éponyme, histoire de valider le point de passage et tester ce plan d'eau visiblement bon pour la mouche aux dires de plusieurs compétiteurs. En chemin, il croise le binôme Foulon / Baudoui. Alain est affûté comme jamais et atomise les ombles sur un tombant dont nous ignorions l'existence... nous gardons le poste en mémoire pour la suite…

Arrivés au lac de la Hourquette, un terrible vent tourbillonnant se lève. Plusieurs pêcheurs à la mouche sont postés le long de la berge d'en face et notre tentative un peu hasardeuse ne nous fait rentrer aucun nouveau poisson... Nous décidons donc de ne pas perdre de temps et de retourner à Port Bielh finir ce quota omble qui selon Simon, nous rapporterait un bonus de 500 points...

Nous repassons par le poste d’Alain pris d’assaut par d’autres concurrents, et retournons donc au premier poste du milieu de journée…  Alors que nous venons de reprendre la pêche, nous nous apercevons que la réglette de mesure transportée dans l’épuisette de Pierre depuis le début de l’aventure n’y figure plus…

« Putain, on a perdu la réglette »…

Dans la cacophonie suivant l’altercation, nous avons sans doute égaré cet accessoire. Nous scrutons la zone mais rien n’y fait. Est-ce sur le chemin de la Hourquette que l’incident a eu lieu ?

Désespérés, nous cherchons un peu de réseau sur un monticule au dessus du lac et parvenons à joindre le boss de l'épreuve Michel Polydor. La sanction tombe : réglette perdue = abandon.

Serait-ce le coup de grâce?

Le binôme est atterré. Pierre appelle sa famille en larme (presque), le mélo drame est à son paroxysme. Simon, plus prosaïque dans l’adversité, allume le réchaud car il a faim. Il est 18h, pas question de redescendre ce soir le ventre vide. Le retour se fera à la fraîche le lendemain matin…

Du moins, c’est ce que nous pensions avant que le jeune binôme Bappel / Morlane vienne s’installer tout près, entre notre tente et celle des commissaires. Simon, les yeux rivés sur l’eau frémissante tend l’oreille : ils abandonnent car l’un d’eux souffrent d’une tendinite sévère. Ni une ni deux, nous troquons quelques anti-inflammatoires contre leur réglette et l’espoir renaît ! (pour la petite histoire, nous retrouverons la notre coincée entre 2 cailloux tout près de la fosse à omble).

Mais l’histoire ne s’arrête pas là…

Image
Salmo
Texte

Pour atteindre plus vite le quota de 10 ombles, nous montons la deuxième canne à leurre (home made !) gracieusement prévue par Pierre pour Simon… (les ombles, poissons des profondeurs, montent rarement sur les mouches sèches).

Au troisième lancer, un CRRRRRAAACK encore plus fort que celui de la veille résonne dans le cirque, signant une coupe nette, juste au-dessus du porte-moulinet alors que le blank était au maximum de sa flexion. Sachant qu’il est toujours plus simple de trouver la pêche à deux, nous pouvons considérer que les choses se compliquent.

L'ascenseur émotionnel ne cesse de jouer des siennes durant cette Salmo Trek…

Pierre devra réaliser seul le quota… C’est sa première participation et il n’a jamais pêché ce lac. Il a sélectionné les leurres qui fonctionnent chez lui sur les ombles, en baissant quelque peu la taille (les échos font état de poissons aux dimensions modestes). Mais cela reste encore trop gros pour les petits ombles du secteur (ils semblent presque tous calibrés entre 20 et 27cm) et pour la topographie du lac (peu profond et planté d’herbiers).

Dans l’est des Pyrénées, Pierre pêche avec des leurres plus imposants et plus lourds. Les lacs sont plus profonds, la végétation absente et les poissons plus gros (des « lacs d’homme » dirait-il). Il n’avait rien dans sa boîte de moins de 15 gr. Si ses leurres habituels ont parfois fonctionné, il fallait souvent passer sur du plus léger…

Finalement, notre leurriste validera 2 ombles supplémentaires, portant le score à 4 au moment où nous dégustons un excellent déshydraté rissoto poulet… maigre compensation après cette journée chat noir…

La suite et fin au dernier épisode !

Image
omble chevalier
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